ANNONCE A LA PRESSE
19 février 2004
Les Amis de la Terre International
RAPPORT SUR LES CULTURES GM RÉVÈLE UNE
DÉCENNIE D’ÉCHECS ET LE BESOIN URGENT DE
NORMES DE RESPONSABILISATION
Un nouveau rapport, sera publié le 23
février prochain. Il montre les conséquences
négatives de dix années de prolifération de
plantes génétiquement modifiées (GM), et le
besoin urgent de normes internationales de
responsabilisation.
Kuala Lumpur (Malaisie) / Bruxelles
(Belgique) 23 février 2004 – D’après un
nouveau rapport publié le 23 février, dix
années après l’apparition dans les étalages
du premier produit génétiquement modifié
(GM), les grands avantages pour les
consommateurs ou les agriculteurs, que les
compagnies biotechnologiques avaient promis,
manquent toujours à l’appel.
La publication de ce rapport à Kuala
Lumpur et à Bruxelles coïncide avec le début
des discussions des Nations Unies sur les «
organismes » GM et leurs risques potentiels.
Il s’agit de la première réunion du «
Protocole de Biosécurité » [2], un traité
international qui est entré en vigueur en
septembre 2003.
Le rapport de 51 pages, « Cultures
génétiquement modifiées : une décennie
d’échecs [1994 – 2004] », montre que les
plantes GM sont en train de causer des
problèmes surtout aux agriculteurs et à
l’environnement, et révèle, entre autres, que
:
• Les plantes GM ont non seulement des
impacts négatifs d’ordre socio-économique :
elles ont aussi créé des problèmes
environnementaux inédits et alarmants (telle
la contamination génétique), et certaines
d’entre elles (par exemple, le colza GM au
Royaume-Uni ou le maïs GM au Mexique)
menacent directement la biodiversité.
• L’introduction à grande échelle de
cultures GM dans le monde entier, objectif de
l’industrie biotechnologique, exacerberait
encore davantage la vulnérabilité écologique
déjà associée à la monoculture.
• Le cas de l’Argentine (deuxième producteur
mondial de cultures GM) prouve que ces
produits ne sont pas la solution pour «
nourrir la planète » prônée par les
compagnies biotechnologiques, puisque des
millions d’Argentins sont confrontés à la
faim et à la malnutrition.
• D’une manière générale, les consommateurs
du monde refusent d’adopter les aliments
GM.
• Beaucoup de pays pauvres ont même rejeté
l’aide alimentaire lorsqu’elle contenait des
ingrédients GM.
• Les consommateurs et les détaillants ont
obligé Monsanto, le géant de la
biotechnologie, à ajourner la
commercialisation de son blé GM, initialement
prévue pour 2004.
• En Europe, la méfiance est si forte que
les aliments GM ont été retirés des rayons
dans la plupart des supermarchés. Cette
situation n’est pas près de changer.
« Contrairement à ce que les compagnies
biotechnologiques avaient promis, la réalité
de ces dix dernières années a montré que la
sécurité des plantes GM n’est pas garantie,
qu’elles ne sont ni moins chères ni de
meilleure qualité, et qu’elles ne sont pas le
remède magique contre la faim dans le monde,
» selon Juan Lopez, des Amis de la Terre
International.
« Le monde a besoin urgent de lois sur la
responsabilité, pour que les pollueurs payent
pour la contamination génétique qu’ils
provoquent. La procédure permettant
l’existence de ces lois devrait être accordée
ici cette semaine », a ajouté Lopez a Kuala
Lumpur .
POUR PLUS D’INFORMATIONS CONTACTEZ :
A Kuala Lumpur (Malaisie) :
Juan Lopez, Friends of the Earth
International
Tél: +60-123952149 ou +39 - 333 -
1498049
Adresse électronique :
juan.lopez@foeeurope.org
ou
Shamila Ariffin
Friends of the Earth Malaysia
Tel: +60-16-3174049
Email: shamila73@yahoo.com
A Bruxelles (Belgique) :
Adrian Bebb, Friends of the Earth Europe
Tél. : +49 - 1609 490 1163
Adresse électronique :
adrian.bebb@foeeurope.org
A El Salvador (Amérique centrale) :
Ricardo Navarro, président, Friends of the
Earth International
Tél. : +503 - 2200046 ou +503 - 2206480
Adresse électronique :
foeichair@navegante.com.sv
NOTES AUX ÉDITEURS :
[1] Le rapport, peut être téléchargé au
site des Amis de la Terre International.
[2] Pour plus d’information sur cette «
Première réunion de la Conférence des Parties
siégeant en tant que Réunion des Parties au
Protocole de Cartagena sur la prévention des
risques biotechnologiques », visitez le site
officiel de l’ONU :
http://www.biodiv.org/biosafety/
La réunion va surtout porter sur le
mécanisme d’un centre d’échange pour la
prévention des risques biotechnologiques, la
création de capacités, le respect des
obligations établies dans le Protocole, la
responsabilité et la réparation, et la
manipulation, le transport, l’emballage et
l’identification des organismes GM ou
organismes vivants modifiés.
|