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L'accord carbone-forêts à Sumatra violemment dénoncé par les AdT Australie et Indonésie

Les Amis de la Terre Australie et WALHI (Amis de la Terre Indonésie) se sont opposés fortement au nouvel accord de Partenariat Carbone-Forêts entre l’Australie et l’Indonésie, annoncé à l'occasion de la visite du président indonésien à Canberra.

Ce projet pilote qui entre dans le cadre de REDD (Réduction des Emissions liées à la Déforestation et à la Dégradation – des forêts) sera situé dans la province de Jambi et financé à auteur de 30 millions de dollars australiens par l'International Forest Carbon Initiative (IFCI), qui est géré conjointement par le Ministère du Climat et AusAID, l'Agence australienne d'aide au développement.

« Réduire les émissions issues de la déforestation et de la dégradation des forêts à l'échelle de la planète est une nécessité vitale, toutefois le cadre international de REDD ne permet pas de s'attaquer aux véritables causes de la déforestation, ni de réduire les émissions mondiales de carbone » a déclaré James Goodman, des Amis de la Terre Australie.

« Au contraire, les projets REDD offrent à l'Australie une manière commode de respecter ses engagements de réduction des gaz à effet de serre en achetant des crédits-carbone. Des prévisions économiques montrent que le gouvernement projette d'atteindre son objectif de réduction des émissions de 5% (30.75 MtCO2) en achetant 46MtCO2 de compensation à l'étranger, c'est-à-dire en achetant plus de tonnes de carbone que la quantité à réduire ! Sans ces crédits-carbone, les prévisions montrent que nos émissions augmenteraient en réalité de plus de 5%. De telles 'compensations' ne contribuent pas à réduire les émissions mondiales de carbone, mais consituent un dangereux écran de fumée derrière lequel le gouvernement australien dissimule l'absence d'une véritable action en matière de changement climatique et la poursuite de sa dépendance aux combustibles fossiles » a-t-il poursuivi.

WALHI et les AdT Australie sont extrêmement soucieux de ce que les projets REDD vont réduire les droits des populations indigènes et dépendantes des forêts dans cette région.

En septembre 2009, la Commission des Nations Unies sur les Discriminations Raciales a écrit à l'Indonésie, s'inquiétant de ce que la règlementation indonésienne en matière de REDD ne respecte pas les droits des peuples indigènes. Selon des documents relatifs au projet Australie-Indonésie REDD dans le Kalimantan, celui-ci n'offre pas de garantie quant aux droits des peuples indigènes dans la région.

« Ce projet pose question au niveau des droits de l'homme et est révélateur d'une mauvaise politique en matière de climat, étant donné que le meilleur moyen de réduire la déforestation est de renforcer le contrôle local et la gestion des zones forestières par les communautés indigènes et locales » selon James Goodman.

D'autres questions se posent quant à la pertinence écologique de ce projet, à la lumière d'une annonce faite récemment par le gouvernement indonésien, qui a l'intention de considérer comme forêts les plantations de palmiers à huile, avec pour conséquence que le gouvernement indonésien pourrait encore être payé pour la préservation des forêts, même si les forêts anciennes sont rasées pour faire place à des plantations de palmiers à huile.

"Le modèle australien de compensation via REDD viole les obligations internationales de l'Australie et devrait être considéré comme une tricherie: son véritable but n'est pas de réduire la déforestation, mais en fait d'offrir à l'Australie une source de crédits-carbone bon marché lui permettant d'augmenter ses émissions." selon Arif Munandar, Directeur Régional de WALHI Jambi.

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