Persécution d'une communautés locales au nom de la protection de la vie sauvage
Cete homme appartient à la communauté de Musa. Son estomac a été brûlé par les gerdes de Big Game Park parce qu'il refusait de dénoncer les gens coupables de braconnage.
Début septembre, nous avons lancé une cyberaction appelant le Premier Ministre du Swaziland et d’autres pesronnalités au pouvoir au Swaziland à arrêter les assassins de Musa Gamedze et permettre aux autres victimes d’abus, tortures et meurtres perpétrés par Big Game Park au nom de la protection de la vie sauvage, d’aller en justice.
Il y a eu tellement de participants à cette action que le gouvernement a clos les adresses que nous utilisions.
Les Amis de la Terre Swaziland auront bientôt les noms des participants, sous la forme d’une pétition, et demanderont une réponse au Premier Ministre.
Mais il n’est pas trop tard pour participer. Si vous souhaitez ajouter votre nom à la pétition ou envoyer un fax au gouvernement du Swaziland pour faire entendre vos préoccupations, faites-le ici.
Pour en savoir plus sur le sort de Musa Gamedze et sa communauté, lisez la suite.
Le 8 août 2008, un jeune Swazilandais, Musa Gamedze, a été pourchassé et tué en plein jour, chez lui, devant ses enfants. Selon les récits des témoins, l’homme qui a tiré le coup de feu mortel est le directeur général d’une réserve privée, Mkhaya, accompagné de trois policiers.
BGP est propriétaire et gestionnaire du sanctuaire sauvage de Mlilwane et de la réserve naturelle de Mkhaya. BGP gère également le parc national de Hlane, la plus grande zone protégée du pays, en partie nationalisée par le Roi.
Musa Gamedze faisait partie de la communauté expulsée de force, sans compensation, par Big Game Parks, de la terre sur laquelle elle vivait depuis plus de quarante ans. Les membres de la communauté sont toujours en train de se réinstaller et se battent pour retrouver leurs moyens de subsistance. Leurs nouvelles terres sont situées à plus de 10 km de la réserve Mkhaya. Lorsqu’il a été tué, Musa était venu rendre visite à ses trois jeunes enfants.
Musa Gamedze n’est pas le seul à avoir souffert à cause de BGP. Beaucoup d’autres ont été tués ou se sont retrouvés infirmes dans des circonstances douteuses. La police et les gardes forestiers du parc, quand ils ne nient pas leur responsabilité, citent le braconnage pour justifier les attaques.
Même si des rapports font état d'actes de braconnage commis par les communautés voisines, ceux-ci sont considérés comme des actes de survie, en particulier du fait des fermiers qui protègent leurs cultures contre les dégâts commis par la faune sauvage.
En 2005, les Amis de la Terre Swaziland ont publié un rapport sur les conflits grandissants autour de la gestion des zones protégées. Ce rapport a mis en avant de nombreux cas d’abus des droits humains qui sont supposés avoir été commis au nom de la protection de la vie sauvage par les gardes forestiers. Les Amis de la Terre ont fait plusieurs recommandations. Notamment l’abrogation urgente de la section 23 de la Loi sur le Gibier, utilisée par les auteurs des faits pour éviter toute poursuite.
Trois ans plus tard, la situation est critique.

