Soutenez-nous

Faire un don

Notre lettre d'information

Abonnez-vous

Contactez-nous

Par email

Par la poste

Suivez-nous ...

Twitter realfacebook Google+
flickr badgeyou-tube

 

 
Vous êtes ici : Accueil / IFIs et climat : des défis immenses, des avancées insuffisantes

IFIs et climat : des défis immenses, des avancées insuffisantes

Paris, Bruxelles, le 25 juillet 2013 – La Banque européenne d’investissement (BEI) vient d’adopter sa nouvelle politique énergétique. Après la Banque mondiale qui s’est récemment engagée à limiter ses prêts au charbon à « de rares circonstances », la Banque de l’UE vient d'adopter des critères d’émissions plus restrictifs. Si l'on peut se réjouir que les institutions financières prennent en compte les défis climatiques dans leurs politiques, face à l’urgence de décarboniser les économies, ces progrès sont largement insuffisants. Les Amis de la Terre, ATTAC et Bankwatch exigent des gouvernements européens de réellement mettre fin au financement de toutes les énergies fossiles par les banques publiques européennes et d'orienter ces financements vers la transition énergétique.

Sous la pression de la société civile, la BEI a enfin inclus une limite maximale d’émission à 550 gCO2/kWh pour les centrales qu'elle pourra financer à l'avenir, ce qui devrait en principe exclure les centrales à charbon. « Le problème, c’est que la BEI se réserve le droit de dépasser cette limite si la sécurité d’approvisionnement ou des enjeux développement sont en jeu, ce qui laisse la possibilité de financer des centrales ultra polluantes » commente Malika Peyraut, des Amis de la Terre.

Par ailleurs, la politique de la BEI permet toujours le financement de projets gaz et pétrole, y compris des projets portant sur les hydrocarbures non conventionnels tels les gaz de schistes, alors que la Commissaire européenne au Climat Connie Hedegaard avait demandé que de tels prêts soient stoppés.

Pour Maxime Combes, économiste et membre d’ATTC France, « En introduisant des standards d’émission, la BEI modifie ses orientations à un rythme bien trop lent au regard des défis climatiques et énergétiques. Elle devrait dès aujourd’hui se positionner clairement comme une institution de financement de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables, secteurs où les investissements sont insuffisants pour assurer la nécessaire transition énergétique.»

La Banque européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD) est la troisième grande banque publique multilatérale à revoir sa politique énergétique. Elle lance aujourd‘hui une consultation sur le premier draft de cette politique qui doit être adoptée à l'automne. Ce texte est inacceptable en l'état, se contentant d’introduire quelques critères sur les projets charbon, maintenant donc d'importants financements pour les énergies fossiles, y compris aux gaz et pétrole de schiste.

« Entre 2006 et 2011, la BERD a consacré 48% de ses prêts aux énergies fossiles. Elle pourrait à l’avenir financer de nouvelles centrales au Kosovo et en Serbie, ainsi que des projets d'extraction de gaz et pétrole de schiste. Il est crucial de faire pression sur cette institution publique pour qu’elle redirige ces financements vers des systèmes sobres en carbone. La France est l’un des actionnaires principaux de la BERD, elle a une responsabilité majeure en la matière.» conclut Anne-Sophie Simpere, coordinatrice pour le réseau Bankwatch.

Actions sur le document

Dans le monde

map