Soutenez-nous

Faire un don

Notre lettre d'information

Abonnez-vous

Contactez-nous

Par email

Par la poste

Suivez-nous ...

Twitter realfacebook Google+
flickr badgeyou-tube

 

 
Vous êtes ici : Accueil / Espace presse / archive / 2007 / Des voix venues du front du changement climatique

Des voix venues du front du changement climatique

Avant les négociations de l’ONU sur le climat qui auront lieu à Bali du 3 au 14 décembre, les Amis de la Terre International publient aujourd’hui un nouveau rapport : « Les voix des populations affectées par le changement climatique ». Ce rapport comprend neuf articles venus de neuf pays du monde. Ils racontent les effets des changements climatiques sur chacun d’eux et s’accompagnent de témoignages de membres de la population qui ont eu l’expérience directe de phénomènes climatiques dévastateurs.

 

Avant les négociations de l’ONU sur le climat qui auront lieu à Bali du 3 au 14 décembre, les Amis de la Terre International publient aujourd’hui un nouveau rapport : « Les voix des populations affectées par le changement climatique ». Ce rapport comprend neuf articles venus de neuf pays du monde. Ils racontent les effets des changements climatiques sur chacun d’eux et s’accompagnent de témoignages de membres de la population qui ont eu l’expérience directe de phénomènes climatiques dévastateurs.


La directrice de CENSAT Agua Viva / Les Amis de la Terre Colombie, Tatiana Roa Avendaño, a dit :


« Nous sommes au bord d’une catastrophe climatique mondiale et les populations pauvres et vulnérables – qui sont les moins responsables du dérèglement du climat – en subissent déjà les effets : déplacement, maladies, destruction des moyens de subsistance et des écosystèmes.


Bien qu’elles doivent faire face à des catastrophes environnementales comme la montée du niveau de la mer dans le Pacifique, la fonte des glaciers dans les Andes et la sécheresse en Afrique, ces populations font preuve d’une résilience remarquable.


Or, rien de suffisant n’est fait nulle part pour combattre les causes profondes du changement climatique. La surconsommation – dans les pays industrialisés surtout – continue au même rythme et les industries automobile, minière et pétrolière, auxquelles s’ajoute maintenant celle des biocarburants, ne cessent d’encaisser des profits.


Le besoin d’un mouvement mondial et diverse qui lutte contre le changement climatique et qui exige la justice climatique n’en devient que plus évident. Ces deux objectifs ne seront atteints qu’en arrêtant la consommation et la production inviables tout en encourageant l’adoption de solutions authentiques, telles que les énergies propres et renouvelables, l’efficacité énergétique, le financement de l’adaptation au changement et de l’atténuation de ses effets, et une conservation des forêts qui respecte les droits territoriaux. »


Des autochtones, des femmes, des autorités locales, des agriculteurs, des petits commerçants et des pêcheurs artisanaux du Honduras, du Pérou, du Brésil, du Mali, du Swaziland, du Royaume-Uni, de l’Australie, de la Malaisie et de Tuvalu disent ici ce qu’ils pensent. Leurs voix racontent les stratégies qu’ils ont développées pour essayer de s’adapter aux transformations radicales que le changement climatique a imposées à leurs territoires, leurs écosystèmes et leurs modes de vie.


Stephanie Long, membre de la Campagne Climat des Amis de la Terre International, a dit :


« L’adaptation doit être centrée sur les pauvres et protéger les écosystèmes, la subsistance et la sécurité humaine. L’adaptation de base communautaire est celle qui offre le plus d’opportunités d’assurer que les projets d’adaptation sont appropriés des points de vue culturel, technique et social, et qu’ils augmentent la capacité de résister aux effets nuisibles du changement climatique. »


Voilà ce que les Amis de la Terre International demanderont lorsqu’ils feront pression pour que les négociations de l’ONU sur le climat qui auront lieu à Bali en décembre aboutissent à un accord pour l’après-2012 du Protocole de Kyoto. Les pays industrialisés doivent accepter de réduire radicalement leurs émissions de gaz à effet de serre au cours des quinze prochaines années. La communauté internationale doit reconnaître le sort qui attend ces membres courageux de différentes populations.


Dans les pays en développement, l’adaptation au changement climatique va coûter beaucoup de milliards de dollars par an.[1] Les pays industrialisés devraient évaluer ces coûts et analyser dans le détail la manière de formuler de nouveaux plans de financement pour réunir l’argent nécessaire, au moyen d’impôts et de fonds publics. Aux termes de la CCNUCC, les pays riches ont l’obligation de financer l’adaptation dans les pays en développement.[2]

 

 

Notes

 

[1] D’après Kermal Dervis, directeur du PNUD, les pays donateurs devront augmenter de 50% – 100% le montant de leur aide actuelle – qui est de 50 –100 milliards USD par an – pour couvrir les frais des effets du changement climatique. Voir http://www.ft.com/cms/s/43af1a4a-c817-11db-b0dc-000b5df10621.html.


[2] L’article 4.3 de la CNUCC engage les pays figurant à l’annexe II à fournir « des ressources financières nouvelles et additionnelles » pour couvrir « la totalité des coûts supplémentaires convenus entraînés par l’application des mesures... », y compris les « mesures visant à faciliter l’adaptation aux changements climatiques », et l’article 4.4 ajoute que les pays de l’annexe II devront aider également « les pays en développement particulièrement vulnérables aux effets néfastes des changements climatiques à faire face au coût de leur adaptation auxdits effets ».

Actions sur le document

Presse

Journalistes: Pour questions des médias, veuillez communiquer avec Niccolo Sarno, coordonnateur des médias de ATI.

niccolo

 

Tel: +31-20-6221369 (à Amsterdam, Pays-Bas)

Si vous souhaitez recevoir nos communiqués de presse par e-mail, s'il vous plaît écrivez à
media [at] foei.org