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Négociations climatiques - tous les yeux se tournent vers l’Afrique : parviendra-t-elle à guider le monde là où les pays riches ont échoué ?

Durban, Afrique du sud, 2 décembre 2011 – Les Amis de la Terre ont fermement souligné aujourd’hui la nécessité absolue, en vue d’enrayer un changement climatique catastrophique, d’un leadership fort et uni des gouvernements africains lors des négociations climatiques qui se déroulent actuellement en Afrique du Sud.

La fédération populaire écologiste a condamné l’inaction et l’intransigeance du monde industrialisé lors des négociations sur le climat de Durban, ainsi que la tactique des pays développés visant à échapper à leurs responsabilités en matière d’action climatique en démantelant des accords antérieurs et en appelant de leurs vœux un « nouveau mandat » pour les négociations sur le climat des Nations Unies.

À ce jour, voici l’analyse de ces négociations du point de vue des Amis de la Terre International :

- menées par les États-Unis, le Canada et le Japon, les nations développées tentent de passer leurs responsabilités (des réductions d’émission drastiques) aux pays en développement en Afrique et ailleurs dans le monde. Ce sont ces mêmes pays en développement qui souffrent le plus de la crise climatique et qui en sont pourtant les moins responsables.

- les pays riches industrialisés tentent d’enterrer le cadre existant des cibles contraignantes de réduction d’émissions – le Protocole de Kyoto – et de le remplacer par une approche ascendante désastreuse sur la base du volontariat. L’Union Européenne s’est jointe à ce mouvement avec une proposition de soi-disant « nouveau mandat » cette semaine à Durban.

- Les pays développés tentent de tailler de nouvelles opportunités commerciales pour leurs élites financières et autres entreprises multinationales en leur donnant accès aux fonds pour le climat désignés pour les pays en développement. Ces fonds sont censés financer un développement durable et des mesures urgentes visant à protéger les communautés pauvres et vulnérables des impacts dévastateurs du changement climatique.

- Seul le groupe des pays d’Afrique – une des régions du globe la plus touchée par la crise climatique – fait preuve d’un réel esprit de leadership dans les négociations en renvoyant les pays industrialisés aux engagements qu’ils ont pris par le passé.

« Les négociations ont commencé depuis une semaine déjà, et nous n’avons toujours pas abordé la question la plus importante de toutes, ici à Durban, à savoir quand et avec quel degré d’urgence les pays riches industrialisés responsables de la crise climatique vont réaffirmer leur engagement envers des réductions contraignantes d’émissions reposant sur des considérations scientifiques et justes. Jusqu’ici, les pays riches ont agi dans le meilleur intérêt de leurs multinationales et de leurs élites de la finance. Les yeux du monde sont désormais rivés sur les gouvernements d’Afrique, afin qu’ils fassent preuve de leadership là où les gouvernements riches ont lamentablement échoué », a affirmé Nnimmo Bassey, président des Amis de la Terre International.

« Samedi, des milliers de personnes vont manifester dans les rues de Durban pour exiger la justice climatique. Les dirigeants africains doivent entendre cet appel et rester solidaires de tous nos peuples et des peuples du monde », a-t-il ajouté.

« Les pays développés sortent les chaises longues alors que la planète se noie. En ouvrant la porte à une dérégulation de l’accord climatique des Nations Unies, ils foncent droit dans le mur, et leurs premières victimes seront les pays les plus pauvres et vulnérables d’Afrique et des petites îles », souligne Asad Rehman des Amis de la Terre Angleterre, Pays de Galles et Irlande du Nord.

« L’Union Européenne doit faire le nécessaire pour que Durban n’enferme pas le monde dans un accord stérile qui donnera le feu vert aux pollueurs pour qu’ils continuent de placer leurs intérêts économiques avant l’intérêt des personnes et de la planète. L’Union Européenne doit mettre un terme à ses négociations de nouveau mandat et se montrer à Durban à la hauteur du mandat existant auquel elle s’est engagée : la poursuite du Protocole de Kyoto et de ses réductions contraignantes d’émissions », a-t-il ajouté.

« Le président de l’Afrique du Sud Jacob Zuma doit soutenir l’Afrique et ne pas compromettre ce sur quoi l’Afrique s’est accordée s’il ne veut pas que le continent brûle. Il faut que les pays riches s’engagent dans des réductions d’émissions radicales et contraignantes et dans un réel financement public du climat, et non pas un mandat ouvrant la porte à une nouvelle vague de colonialisme financier au travers d’une ‘structure’ du secteur privé logée au sein du nouveau Fonds vert pour le climat », a souligné Bobby Peek des Amis de la Terre Afrique du Sud.

NOTES À L’ATTENTION DES ÉDITEURS

Les pays riches industrialisés sont responsables des trois quarts de toutes les émissions historiques alors qu’ils n’hébergent que 15% de la population mondiale. La contribution historique de l’Afrique aux émissions mondiales est négligeable.

La question la plus épineuse au sein des négociations touche la seconde phase du protocole de Kyoto. Tandis que les cibles d’émissions de gaz à effet de serre présentes dans la phase actuelle regorgent de points faibles et d’échappatoires (comme le commerce du carbone), le protocole en lui-même offre le seul cadre international de cibles contraignantes de réduction d’émissions pour les pays développés.

La première phase de réduction d’émissions convenue en vertu du protocole de Kyoto arrive à expiration à la fin de l’année 2012. Il s’agit d’arriver à s’accorder sur une seconde phase à Durban afin de ne pas laisser de période de latence entre les deux.

Le Canada, le Japon et la Russie sont déterminés à ne pas s’engager dans une seconde période de réduction d’émissions en vertu du protocole à moins que toutes les économies dominantes – y compris la Chine et les États-Unis – s’accordent sur les mêmes conditions juridiques. Les États-Unis reviennent sur leur promesse d’engager des réductions d’émissions comparables. À la place, ils font pression pour un démantèlement complet du cadre pour les cibles contraignantes de réduction d’émissions et pour leur replacement par un système de promesse et de révision sur la base du volontariat par lequel les pays pourraient eux-mêmes décider de leur réduction d’émissions à l’échelle nationale.

POUR PLUS D’INFORMATIONS

Les Amis de la Terre International, ligne médias :
+27 791 097 223 (numéro en Afrique du Sud disponible uniquement jusqu’au 10 décembre) ou +31-6-5100 5630 (numéro de portable néerlandais) ou par email : media@foei.org


Nnimmo Bassey, président des Amis de la Terre International :
+234 803 727 4395 (numéro de portable nigérian) ou  +27 (0) 71 63 92 542 (numéro de portable sud africain disponible uniquement jusqu’au 10 décembre), email : nnimmo@eraction.org


Bobby Peek, directeur des Amis de la Terre Afrique du Sud / groundWork :
+27 (0) 824 641 383 ou par email : bobby@groundwork.org.za

Asad Rehman, Les Amis de la Terre Angleterre, Pays de Galles et Irlande du Nord :
+27 (0) 76 67 94 011 223 (numéro de portable sud africain disponible uniquement jusqu’au 10 décembre)

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Les Amis de la Terre International, ligne médias
Email : media@foei.org
Tel : +27-79-10 97 223 (numéro de portable en Afrique du Sud disponible uniquement du 28 novembre au 9 décembre)
ou +31-6-5100 5630 (portable néerlandais)
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Les Amis de la Terre International est le réseau populaire écologiste le plus large du monde, qui relie 76 organisations membres nationales et plus de 2 millions d’adhérents et de sympathisants répartis autour du monde.
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