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NÉGOCIATIONS SUR LE CLIMAT DES NATIONS UNIES : L’INQUIÉTUDE MONTE AUTOUR DES PAYS DÉVELOPPÉS

DURBAN, AFRIQUE DU SUD, 22 novembre 2011 – Les Amis de la Terre International a exprimé sa profonde inquiétude face au programme annoncé par les USA et un certain nombre d’autres pays développés pour les prochains pourparlers sur le climat des Nations Unies qui se dérouleront à Durban du 28 novembre au 9 décembre [1].

La fédération écologique lance un appel aux autres gouvernements afin qu’ils empêchent la mise en péril du cadre qui avait été convenu à l’échelle mondiale en vue de la réduction des émissions de gaz à effet de serre et afin qu’ils garantissent en outre des objectifs plus conséquents concernant les cibles contraignantes de réduction d’émissions reposant sur des considérations scientifiques et justes.

 

Les discussions sur le climat sont dans une impasse depuis le début de la décennie, les pays développés - historiquement responsables pour la majeure partie des émissions à l’origine du changement climatique – ayant failli à leur devoir moral et légal en ne prenant aucune mesure en faveur du climat.

 

En vertu de la Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique (CCNUCC), les pays développés ont une obligation légale et morale de donner l’exemple en étant les premiers à réduire immédiatement leurs émissions. Ils doivent en outre transférer des financements publics et une technologie adéquate aux pays du sud.

 

Cependant, au cours de ces deux dernières années, les négociations internationales ont pris une tournure plus inquiétante encore ; les Etats-Unis, le Japon et d’autres pays tentent d’anéantir le cadre contraignant pour les réductions d’émissions et de le remplacer par un système de « promesse et révision ». Cette approche précipiterait le monde vers un réchauffement climatique catastrophique [2].

 

« Des millions de personnes à travers le monde souffrent d’ores et déjà des impacts de la crise climatique. Néanmoins, de nombreux gouvernements, qui ont pourtant la possibilité d’empêcher l’aggravation de cette crise, agissent en toute impunité. Pire encore, d’autres utilisent les négociations sur le climat au profit des industries polluantes, des multinationales et des élites de la finance », souligne Sarah-Jayne Clifton, coordinatrice du programme de Justice climatique et énergétique des Amis de la Terre International.

 

« Il est nécessaire, pour faire face à la crise climatique, d’opérer une transformation de nos économies qui reposent sur des combustibles fossiles et ne sont à ce titre ni justes ni durables. En Afrique du Sud, la puissance du combat mené par le peuple a terrassé l’apartheid. Une fois encore, il faut que nos communautés s’organisent, se mobilisent et aident à construire non seulement une nouvelle Afrique du Sud mais aussi un nouveau monde juste et durable qui mette en avant les intérêts et les besoins des personnes et des communautés », explique Bobby Peek, le directeur des Amis de la Terre Afrique du Sud / groundWork.

 

« Durban pourrait devenir le lieu du plus grand crime jamais commis contre l’humanité. La cupidité aveugle et l’intérêt des pays développés pourraient littéralement condamner à mort les peuples d’Afrique », affirme Nnimmo Bassey, le président des Amis de la Terre International.

 

« Les pays développés doivent prendre les devants en s’engageant dans des réductions d’émissions immédiates et drastiques, en cessant d’avancer vers de fausses solutions comme le commerce du carbone, et rembourser la dette qu’ils ont envers les pays en développement. Les pays en développement doivent pour leur part résister à la pression des Etats-Unis, du Japon et d’autres pays qui se dirigent vers une catastrophe écologique. L’Union Européenne, quant à elle, doit adopter une position forte sans quoi elle devra accepter sa part de responsabilité dans l’issue potentiellement désastreuse des négociations de Durban. Le monde ne peut plus attendre », conclut Nnimmo Bassey.

 

NOTES A L’ATTENTION DES ÉDITEURS

[1] La question la plus épineuse au sein des négociations touche la seconde phase du protocole de Kyoto. Tandis que les cibles d’émissions de gaz à effet de serre présentes dans la phase actuelle regorgent de points faibles et d’échappatoires (comme le commerce du carbone), le protocole en lui-même offre le seul cadre international de cibles contraignantes de réduction d’émissions pour les pays développés.

 

La première phase de réduction d’émissions convenue en vertu du protocole de Kyoto arrive à expiration à la fin de l’année 2012. Il s’agit d’arriver à s’accorder sur une seconde phase à Durban afin de ne pas laisser de période de latence entre les deux.

 

Le Canada, le Japon et la Russie sont déterminés à ne pas s’engager dans une seconde période de réduction d’émissions en vertu du protocole à moins que toutes les économies dominantes – y compris la Chine et les Etats-Unis – s’accordent sur les mêmes conditions juridiques.

 

Les Etats-Unis reviennent sur leur promesse d’engager des réductions d’émissions comparables. A la place, ils font pression pour un démantèlement complet du cadre pour les cibles contraignantes de réduction d’émissions et pour leur replacement par un système de promesse et de révision sur la base du volontariat par lequel les pays pourraient eux-mêmes décider de leur réduction d’émissions à l’échelle nationale.

 

[2] D’après le Programme des Nations Unies pour l’Environnement, les promesses de réductions d’émissions volontaires soumises lors des dernières négociations des Nations Unies sur le climat (CdP 16 à Cancun) ont précipité le monde sur la voie d’un réchauffement de 5 degrés à l’échelle mondiale et plus encore en Afrique :

http://www.unep.org/publications/ebooks/emissionsgapreport/pdfs/GAP_REPORT_SUNDAY_SINGLES_LOWRES.pdf

 

POUR PLUS D’INFORMATIONS 

Sarah-Jayne Clifton, coordinatrice des Amis de la Terre International pour le Programme de Justice climatique et énergétique : +27 763 598 845 (portable en Afrique du Sud disponible uniquement entre le 22 novembre et le 10 décembre) ou +44-7912 40 65 10 (portable Royaume Uni), ou par email : sarah.clifton@foe.co.uk

 

Bobby Peek, directeur des Amis de la Terre Afrique du Sud / groundWork : Bobby Peek, directeur des Amis de la Terre Afrique du Sud   +27 824 641 383 (portable en Afrique du Sud), ou par email : bobby@groundwork.org.za

 

Nnimmo Bassey, président des Amis de la Terre International : +234 803 727 4395 (portable au Nigeria) ou +27 824 641 383 (portable en Afrique du Sud disponible uniquement entre le 22 novembre et le 10 décembre), ou par email : nnimmo@eraction.org

 

Ligne téléphonique médias des Amis de la Terre International : +27 791 097 223 (portable en Afrique du Sud disponible uniquement entre le 26 novembre et le 10 décembre) ou +31-6-5100 5630 (portable au Pays Bas) ou par email : media@foei.org

 
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