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NÉGOCIATIONS SUR LE CLIMAT : L’INACTION DU SOMMET DE DURBAN MÈNE TOUT DROIT À LA CATASTROPHE

DURBAN, AFRIQUE DU SUD, 7 décembre 2011 – La fédération des Amis de la Terre International a lancé des avertissements fermes face à l’inaction des négociations sur le climat des Nations Unies à Durban, et condamne la volonté de pays industrialisés tels que les États-Unis, le Canada, le Japon, ainsi que l’Europe, de démanteler les accords existants sous couvert d’un ‘nouveau mandat’ pour les négociations sur le climat.

Alors que les dirigeants mondiaux arrivent aujourd’hui pour participer aux trois derniers jours de négociations, la fédération internationale populaire montre du doigt le programme destructeur des pays développés, et de l’UE, qui n’ont jusqu’ici proposé à Durban ni des cibles de réductions d’émissions ambitieuses, ni un financement et un soutien technologique adéquats aux pays en développement.

Le réseau des Amis de la Terre International demande aux pays en développement de résister à la pression des pays riches industrialisés visant à anéantir les engagements existants. Un nouveau mandat – qui signifie l’abandon des obligations actuelles – figerait le monde dans dix années d’inaction, le mettant en route vers une catastrophe climatique.

« Les pays riches doivent comprendre une bonne fois pour toute que l’Afrique ne paiera pas leur crise. Les pays développés tentent d’anéantir le protocole de Kyoto. Ils veulent retourner en 1997 et faire peser la responsabilité de la crise climatique qu’ils ont créée sur les pays en développement qui supportent d’ores et déjà le poids du changement climatique. Toute décision n’impliquant pas a minima des réductions drastiques d’émissions pour les pays développés en vertu d’une seconde période du protocole de Kyoto devra être perçue de manière explicite et intelligible comme un véritable mandat pour brûler l’Afrique et notre peuple », a affirmé Nnimmo Bassey, président des Amis de la Terre International.

« Ces discussions en vue d’instaurer un nouveau traité sont une ruse pour détourner l’attention du monde de l’échec des pays développés qui n’ont pas été à la hauteur de leurs engagements actuels en vue de réduire leurs émissions. Nous n’avons pas besoin d’un nouveau mandat. Nous avons déjà un mandat. Un nouveau mandat va ouvrir la porte à une déréglementation climatique grâce à laquelle les pollueurs continueront à polluer, les spéculateurs à profiter de la pollution, et le reste du monde à porter le fardeau de la crise climatique », a affirmé Meena Rama des Amis de la Terre Malaisie.

L’UE fait pression pour un nouveau mandat, mais elle met en avant un programme plus large au bénéfice de pays industrialisés tels que les États-Unis, le Japon et le Canada afin de soustraire au système actuel de cibles contraignantes de réductions d’émissions les pays à l’origine de la crise climatique – et faire peser la responsabilité sur les pays en développement. Pendant ce temps, certains pays utilisent les négociations internationales sur le climat pour promouvoir des solutions fausses et dangereuses face au changement climatique, comme l’expansion de l’échange de droits d’émission de carbone.

« Les forces à l’œuvre sont évidentes. De plus en plus de pays participent aux négociations internationales sur le climat en ayant un objectif en tête : la défense et la promotion des intérêts économiques de leurs industries polluantes et autres multinationales, et le refus de fournir l’effort nécessaire pour obtenir un accord solide et juste pour faire face au changement climatique. De nombreux groupes de la société civile appellent Durban une conférence de pollueurs. Nous ne pouvons pas laisser les pollueurs gagner et enfermer le monde dans dix années d’inaction face à la crise climatique. L’Afrique doit rester forte, au nom des Africains et du reste du monde », a conclu Bobby Peek des Amis de la Terre Afrique du Sud.

POUR PLUS D’INFORMATIONS

Les Amis de la Terre International, ligne médias :
+27 791 097 223 (numéro en Afrique du Sud disponible uniquement jusqu’au 10 décembre) ou +31-6-5100 5630 (numéro de portable néerlandais) ou par email : media@foei.org



Nnimmo Bassey, président des Amis de la Terre International :
+234 803 727 4395 (numéro de portable nigérian) ou  +27 (0) 71 63 92 542 (numéro de portable sud africain disponible uniquement jusqu’au 10 décembre), email : nnimmo@eraction.org



Bobby Peek, directeur des Amis de la Terre Afrique du Sud / groundWork :
+27 (0) 824 641 383 (numéro de portable sud africain) ou par email : bobby@groundwork.org.za

Meena Raman, Les Amis de la Terre Malaisie :+27(0)72 26 18 870 (numéro disponible jusqu’au 9 décembre)

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Journalistes: Pour questions des médias, veuillez communiquer avec Niccolo Sarno, coordonnateur des médias de ATI.

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Tel: +31-20-6221369 (à Amsterdam, Pays-Bas)

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