Soutenez-nous

Faire un don

Notre lettre d'information

Abonnez-vous

Contactez-nous

Par email

Par la poste

Suivez-nous ...

Twitter realfacebook Google+
flickr badgeyou-tube

 

 
Vous êtes ici : Accueil / Publications / corporates / clashes / mangotambogrande

mangotambogrande

mangotambogrande
 

avec les grosses compagnies

échauffourées


2002   

 

la société commerciale de minéraux de manhattan, le canada

 

Il y a 50 ans, la vallée péruvienne de San Lorenzo était un désert aride ou presque rien ne poussait. Aujourd'hui, grâce à un projet d'irrigation réussie ayant bénéficié de l'appui de la Banque Mondiale et de l'USAID, du citron, des papayes et des mangues délicieuses pendent aux branches. Cela permet d'assurer des moyens de substance durables à quelques 20.000 exploitants. Comme le disent si bien les gens de la régions "personne ici n'est riche mais il n'y a pas non plus de pauvres."

 

"La compagnie minière et le gouvernement péruvien prétendent de façon irresponsable que l'agriculture et l'exploitation minière peuvent coexister de façon harmonieuse, mais nous savons que cela n'est pas vrai. La nature même de ce type d'activité se heurte à l'équilibre naturel de l'écosystème. Pour pouvoir accéder au minerais, il faudrait creuser, ce qui implique la destruction de tout ce qui se trouve en surface comme la forêt, le fleuve, le paysage, la vie sauvage, sans compter les maisons des gens, les exploitations agricoles, les moyens de subsistance et le patrimoine. La biodiversité du secteur qui s'étire des micro organismes jusqu'à nous-même sera sans aucun doute mis en grand danger." Le referendum de juin 2002.

Tout allait pour le mieux dans ce paradis fertile jusqu'au jour où les compagnies minières ont découvert des richesses dans le sous-sol de Tambogrande, un village niché dans la vallée. Depuis lors les fruiticulteurs locaux et les familles se sont vus engagés dans un combat pour empêcher la destruction de leurs maisons et de leurs terres agricoles.

Le projet de mine à ciel ouvert d'un montant de 315 millions de dollars US, de Manhattan Minerals va occasionner le déplacement d'à peu près le tiers de la population de Tambognande. L'eau risque d'être contaminée en aval avec les métaux et la poussière. Les fortes pluies causées par le phénoMène El Nino pourraient inonder les puits toxiques et répandre des substances toxiques dans la vallée. Les fruits économiques de ce projet pour la communauté ne donnent pas vraiment de l'appétit. "Dans ce pays, les exploitations minières ont rarement apporté quelque bénéfice aux communautés locales" déclare Astrid cornejo de Labor Iles Amis de la Terre Pérou. Les villageois disent que Manhattan a apporté "des matraques, des feux, la police et la violence." La résistance conte la mine a été de ce fait très forte dès le début. En février 2001, une grève totale et une mobilisation massive à Tambogrande demandait le retrait de la compagnie qui a vu ses campements détruits.

En Juin 2002, les populations de Tambogrande ont fait un référendum initié par la communauté elle-même dans le but de déterminer le type de développement qu'elle veut. Le choix devait se faire entre l'exploitation minière et l'agriculture.

Des milliers de résidents se sont déplacés à l'occasion, qui à pied, qui en bus, qui à cheval ou sur un mulet ou encore en pirogue. Un pourcentage retentissant de 98,65 pour cent se sont prononcés contre la mine. Même si Manhattan Minerals disait qu'elle tenait à avoir le consentement communautaire avant la construction de la mine, le discours a maintenant changé puisqu'elle clame que "les résultats du vote n'ont aucune validité" et semble déterminée à aller de l'avant dans le projet. En outre, la compagnie projette d'approcher la Banque Mondiale pour recherche du financement. Faudrait-il préciser que ce serait vraiment tragi-comique si les choses devaient aller dans le sens souhaité par la compagnie. La même Banque Mondiale avait déjà initialement soutenu financièrement le projet durable de fruiticulture.

 

Actions sur le document

Dans le monde

map