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avec les grosses compagnies

échauffourées


2002   

 

"Nous avons demandé des réserves forestière. Nous leurs avons demandé de ne pas remuer la terre qui se trouve autour de nos maisons longues. Nous avons demandé une école pour le village afin que de nos enfants puissent aller à l'école. Nous avons demandé des dispensaires. A la place ils nous ont donné des compagnies d'exploitation du bois." Ajang Kiew, Long Sayan.

"Le lait tarit parfois dans mes seins parce que je n'ai pas suffisamment à manger. J'essaie alors de trouver de l'ubut que je fais bouillir dans l'eau pour nourrir mon enfant. Mais, même l'ubut est parfois difficile à trouver. Les compagnies ont tout détruit." Paya Ding 29 ans, Long Sayan".

 

Dans le milieu des années 80, des milliers de penan ont érigé simultanément des barrages pacifiques sur les routes de convoyage du bois à Sarawak afin d'attirer l'attention sur leur condition. Partout dans le monde, les gens ont été choqués par l'ampleur des dévastations causées par les opérations d'exploitation du bois sur le territoire des penan. En réponse, le gouvernement a fait plusieurs promesses aux penan. Cela s'est étalé des réserves forestières, aux infrastructures, sans oublier les soins de santé ni les semences à planter. Toujours est-il qu'une décennie plus tard, les penan sont plus appauvris que jamais, manquent de logements décents, et sont tourmentés par des pénuries alimentaires fréquentes et une mauvaise santé. Leurs rivières sont polluées par la boue des marées noires, les substances chimiques pour la conservation du bois et les ordures entreposées par les compagnies d'exploitation du bois. Les aliments constituant la base de leur alimentation (le gibier, le poisson, les fruits et les sagoutiers sauvages) ont presque disparu et ils se battent pour se sédentariser et apprendre à cultiver.

Au début 2002, des groupes de Penan ont commencé à remettre simultanément les barrages sur les voix d'accès et ce pour la première fois depuis une décennie. Leur demandes portent sur un arrêt des activités d'exploitation du bois, sur leur territoire, un processus juste et transparent quant aux compensations afin d'avoir de meilleures conditions de vie et la reconnaissance de leur droit à choisir le modèle de développement qui leur convient le mieux. Leurs Amis de la Terre Malaisie continue d'appuyer leur lutte et exhorte le public à faire de même. Il est peut-être tard pour ces paisibles populations dont le nombre décroît rapidement. Il n'en reste que quelque 10.000 à Sarawak.

"Dans le passé, nous menions une existence paisible. Il était si facile d'avoir de quoi manger. Vous pouviez même attraper des poissons rien qu'avec vos simples mains. Maintenant les gens sont fréquemment malades. Ils ont faim. Ils souffrent de toutes sortes de douleurs à l'estomac. Ils ont aussi des maux de tête. Les enfants affamés pleurent. Plusieurs personnes y compris des enfants sont affectées par des maladies de la peau causées par le fleuve pollué."

pour plus d 'informations: www.surforever.com/sam

 

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