Soutenez-nous

Faire un don

Notre lettre d'information

Abonnez-vous

Contactez-nous

Par email

Par la poste

Suivez-nous ...

Twitter realfacebook Google+
flickr badgeyou-tube

 

 
Vous êtes ici : Accueil / Publications / link / env-rights / 32case

32case

32case
  numero 107 link
janvier 2005   

 

savoir qui ruine le climat

le gouvernement allemand poursuivi pour rétention d’information

les amis de la terre – allemagne


© manana kochladze, nick cobbing, foe ewni
Port pétrolier près de la plate-forme de Bakou, d’où part l’oléoduc pour Ceyhan.

L’Allemagne déclare qu’elle est un leader en matière de politique climatique. Bien que ce soit sans doute vrai en terme de mesures énergétiques prises au niveau national, qu’en est-il de l’impact des exportations de la technologie allemande? Après tout, l’Allemagne est responsable d’un tiers des exportations dans le secteur minier, et détient de très fortes parts de marché dans les usines de productions d’électricité, l’aviation et les systèmes de transport public. Ainsi les exportations allemandes contribuent à déterminer à quel point les infrastructures énergétiques mondiales sont et seront climatique ment néfastes ou non.

Les garanties fournies par les Agences de Crédit à l’Exportation (ACE) permettent d’assurer les entreprises vis-à-vis des risques politiques et économiques qu’elles rencontrent, particulièrement dans les pays en développement. L’ACE allemande, Hermes, apporte des milliards de dollars au financement de projets dans les secteurs de l’énergie, des mines et des transports au nom des contribuables allemands. Ces projets entraînent la hausse des émissions de gaz à effet de serre qui sont à l’origine des changements climatiques.

Le manque de transparence rend l’estimation précise de la contribution au changement climatique des projets financés par le ACE tout à fait impossible. L’Institut Mondial des Ressources Naturelles (IMRN) estime qu’Hermes a financé des projets d’extraction d’énergies fossiles dans les pays en développement à hauteur de 2 milliards de dollars entre 1996 et 2001. Hermès a par exemple soutenu des ventes de matériel destiné à la construction de Paiton 2 en Indonésie (une usine de production d’électricité au charbon très controversée) tout comme plus de 400 kilomètres de canalisation pour l’oléoduc Bakou-Tiblissi-Ceyhan, également décrié, et des ventes d’avions airbus aux Etats- Unis, en Suède et en Arabie Saoudite.

Depuis plusieurs années, les Amis de la Terre- Allemagne et Germanwatch demandent au Ministère de l’économie et travail des informations sur des exportations qui doivent logiquement contribuer au changement climatique. En invoquant la Loi Nationale sur l’Information Environnementale, le groupe a exigé d’Hermes qu’elle publie une liste détaillée des projets du secteur de la production d’énergie auxquels elle a apporté sa garantie depuis l’adoption du Protocole de Kyoto en 1997.

Le Ministère a en définitive rejeté cette demande, en disant qu’elle n’entrait pas dans le cadre de la loi sur l’information en matière d’environnement, et que publier ces informations s’opposait au secret des affaires. En réponse les Amis de la Terre et Germanwatch ont déposé une plainte en juin 2004, en accusant le Ministère de violer la Loi Nationale sur l’Information Environnementale. Le résultat de cette affaire pourrait bien établir un précédent pour d’autres pays industrialisés dont les ACE sont impliquées dans l’exportation de technologies qui participent aux changements climatiques.

pour en savoir plus:
Programme Justice Climatique (en anglais):
www.climatelaw.org
Germanwatch (en allemand, anglais, français et espagnol): www.germanwatch.org
ClimateLawsuit.org (en anglais):
www.climatelawsuit.org

 

Actions sur le document

Dans le monde

map