des communautés himalayennes menacées
par fondre des lacs gelés
les amis de la terre - népal
Le parc national du Sagarmatha est
célèbre pour le Mont Everest, le plus haut
sommet du monde. Des petites communautés se
battent pour maintenir leurs cultures
vivrières sur les parcelles en terrasse et
les Sherpas font brouter leur bétail sur
les plus hautes pâtures pendant les mois
les plus chauds. On compte dans la faune
sauvage de la région le tahr de l’Himalaya,
le goral, le serow, le cerf musqué, l’ours
noir de l’Himalaya, et plus de 118 espèces
d’oiseaux.
© Tania
Dunster
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Cette région en danger est menacée par
le changement climatique qui pourrait avoir
des conséquences terribles pour la
population et la nature de ces habitats
élevés. La hausse des températures peut
rapidement faire fondre les glaciers, et
les précipitations des hautes altitudes
tomber sous forme de pluie plutôt que de
neige. Les vies et activités des
communautés montagnardes sont déjà
atteintes par le changement climatique: les
rendements des cultures changent et les
ressources en eau sont menacées. Plus
grave, vingt lacs gelés risquent de fondre,
ce qui aurait des effets catastrophiques
sur les communautés de l’aval.
Soutenues par les Amis de la Terre –
Népal, les communautés cherchent à
présenter une requête auprès de l’UNESCO
afin de placer le Parc National du
Sagarmatha sur le répertoire des sites du
Patrimoine de l’Humanité en danger. Elles
peuvent aussi demander à la Cour Suprême du
Népal de porter réparationà la violation
des Droits de l’Homme de ces populations et
demander aux entreprises et aux
gouvernements de payer le prix de la
sécurisation des lacs. Si nécessaire, elles
s’apprêtent à engager une procédure auprès
de la Commission des Droits de l’Homme des
Nations Unies quant au déni de leurs
droits.