Soutenez-nous

Faire un don

Notre lettre d'information

Abonnez-vous

Contactez-nous

Par email

Par la poste

Suivez-nous ...

Twitter realfacebook Google+
flickr badgeyou-tube

 

 
Vous êtes ici : Accueil / Publications / link / gmo / 28

28

28
  link
  

 

"Nous refusons totalement que l'image des pauvres et des affamés de nos pays soit utilisée par des sociétés multinationales géantes pour faire la promotion d'une technologie qui n'est sûre ni pour l'environnement ni pour la santé et qui ne nous est pas économiquement favorable. Nous ne croyons pas que ces entreprises et leurs technologies génétiques soient en mesure d'aider nos agriculteurs à produire l'alimentation dont nous avons besoin au vingt et unième siècle. Au contraire, nous pensons qu'elles détruiront la diversité, les savoirs locaux et les systèmes écologiquement soutenables que nos agriculteurs ont développé depuis des millénaires, et qu'elles diminueront ainsi notre capacité à nous nourrir nous-mêmes."
Déclaration à l'Organisation de l'Alimentation et de l'Agriculture des Nations Unies, signée par 24 délégués venant de 18 pays africains.

 

"Si quelqu'un vous dit que les OGM vont pouvoir nourrir le monde, dites-lui qu'il se trompe. Nourrir le monde dépend de la volonté politique et économique, cela n'est pas une affaire de production et de distribution".
Steve Smith, patron de Novartis.

 

 

 

 

 

"L'utilisation du Golden Rice à des fins de communication est allée trop loin. Les publicités commandés par les industriels et les media en général semblent oublier qu'il s'agit d'un produit qui en est à la phase de recherche et qui nécessite encore un développement considérable avant d'être disponible pour les agriculteurs et les consommateurs".
Gordon Conway, président de la fondation Rockefeller, initiateur du projet Golden Rice.

Prises dans le déluge de la controverse, du rejet par les consommateurs et d'une opposition croissante aux plantes GM les industries biotech ont alors cherché à gagner les faveurs de l'opinion publique. Le Golden Rice (littéralement riz doré) semblait être le moyen idéal pour convaincre les décideurs publics et l'opinion que les OGM étaient indispensables pour de nourrir la planète et pour régler le problème de la malnutrition dans les pays en développement.

En 1999 des scientifiques suisses et allemands ont annoncé le développement du Golden Rice, un riz GM pour produire du bétacarotène, une substance que le corps humain est capable transformer en vitamine A. Ce nouveau riz a très vite été brocardé en tant que remède miracle pour les carences en Vitamine A (CVA), une carence qui concerne des millions de personnes dans les pays en voie de développement - en particulier les enfants et les femmes enceintes. Au premier coup d'oeil le Golden Rice ressemble à un don du ciel, mais à y regarder de plus près la réalité est plutôt sombre.

non, les ogm ne nourriront pas le monde

"Se mettre à la recherche d'une recette technologique pour régler le problème de la faim dans le monde pourrait bien conduire (.) au plus grand flop commercial de ce nouveau siècle."
Dr Richard Horton, rédacteur de la revue scientifique The Lancet, http://news.bbc.co.uk/1/hi/sci/tech/3122923.stm .

"Les biotechnologies et les plantes GM nous engagent dans une voie dangereuse en nous mettant dans les conditions qui conduisent classiquement aux disettes, à la pauvreté et même à la famine. La concentration entre peu de mains de la propriété terrienne et du contrôle de l'agriculture, un régime alimentaire fondé sur des cultures peu diversifiées et largement cultivées, tout cela représente la pire option en matière de sécurité alimentaire."
Déclaration de l'Organisation Chrétienne Internationale de Lutte contre la Faim.

"Il reste bien des gens qui ont faim en Ethiopie, mais ils ont faim par manque d'argent, pas du tout parce qu'il n'y aurait pas de nourriture disponible (...) Nous sentons bien qu'on prend prétexte de notre pauvreté pour peser sur les intérêts des populations européennes."
Tewolde Berhan Grebe Egzaiber, Ethiopien, qui dirige l'Autorité de Protection de l'Environnement Ethiopienne.

"Il est tout simplement de plus en plus patent pour les spécialistes scientifiques, les agriculteurs et un grand nombre de citoyens que nous semblons sur le point de reproduire, pas à pas, les erreurs de l'époque des insecticides bien avant même qu'elles ne deviennent visibles. Je voudrais montrer que ces nouvelles technologies miracles ne sont pas véritablement nécessaires, ni même souhaitables, pour régler le problème de la sécurité alimentaire mondiale.."
Hans R. Herren, Directeur Général du Centre International de Physiologie et d'Ecologie des Insectes, Kenya, lauréat du Word Food Price 1995.

avaler des montagnes de riz

Le Golden Rice ne ferait pas grand chose pour traiter la CVA parce qu'il produit très peu de béta-carotène - pour le moment seulement 1,6 microgramme par gramme de riz (µg/g) avec un objectif de 2 µg/g. Même si les chercheurs atteignaient cet objectif, une femme devrait manger 7,25 kg de riz par jour pour satisfaire ses besoins quotidiens si ce riz était l'unique source de béta-carotène de son alimentation. Un enfant devrait consommer environ 5,5 kg. De façon concrète, 220 g de riz par jour ne fourniraient que 10 % des besoins quotidiens d'une femme en vitamine A et moins de 6 % si elle est en période d'allaitement. Encore ces apports modestes sont-ils incertains puisque le corps humains a besoin pour absorber le béta-carotène de zinc, de protéines et de graisses en quantités suffisantes - nutriments sous-représentés dans le régime des populations pauvres. Les personnes atteintes de diarrhées, fréquentes dans les pays en développement, ne sont pas non plus en mesure de tirer la Vitamine A du Golden Rice.

"Se concentrer sur un aliment n'est généralement ni faisable ni souhaitable quand il s'agit de traiter des problèmes de santé publique dus à des problèmes de nutrition ".
John R Lupien, Directeur de la Division Alimentation et Nutrition de l'Organisation de l'Alimentation et de l'Agriculture des Nations Unies.

Les experts de la nutrition confirment ce que devine le sens commun: le seul réel moyen de favoriser une bonne santé et de prévenir les carences en vitamine A comme en d'autres nutriments consiste en une alimentation équilibrée, largement diversifiée en produits et éléments nutritionnels. Les besoins en vitamine A d'un enfant à l'âge préscolaire peuvent être satisfaits par la consommation de deux cuillères à soupe de patate douce, par une demi-tasse de légumes verts, ou encore par les deux tiers d'une mange de taille courante, et, contrairement au Golden Rice, ces fruits et légumes apportent bien d'autres nutriments et sont présents dans de nombreux pays en développement dans lesquels on constate la CVA.

source : www.foe.org/camps/comm/safefood/gefood/factsheets/ricefacts.html

pour en savoir plus :
Les Amis de la Terre - Europe, Campagne (bite back) : www.foeeurope.org/biteback/index.htm

 

Actions sur le document

Dans le monde

map