"Je pense que les consommateurs
boycotteront toute la filière du blé. (...)
Les meuniers n'ont pas le choix mais les
consommateurs l'ont. Si les consommateurs
n'acceptent pas le blé GM, les meuniers non
plus. Le consommateur est roi."
Dong Jin Chung, Vice-président de la
KOFMIA et président de Daehan Flous Mills,
dans CropChoise News, 2 mai 2003.

"nous ne voulons pas de blé
gm".
Hi Sang Lee, président de l'Association
des Moulins Industriels Coréens, (KOFMIA)
représentant près de 100 % des meuniers de
Corée.
Monsanto a demandé en décembre 2002
l'autorisation de culture commerciale pour
un blé GM aux Etats-Unis et au Canada afin
de préparer son introduction dans les deux
pays en 2004-2005. Cette nouvelle variété,
que Monsanto gardait jusqu'ici dans ses
cartons, est un blé tolérant l'herbicide
Roundup Ready. L'introduction de ce blé est
aux Etats-Unis et au Canada extrêmement
controversée et la plupart des agriculteurs
demeurent sceptiques au sujet des projets
de Monsanto sur le blé, étant données en
particulier les mauvaises conséquences
économiques possibles.
Le Syndicat National des Agriculteurs du
Canada et le Canadian Wheat Board ont
exprimé dans les termes les plus vifs leurs
craintes que le blé GM pénalisent leurs
exportations. Aux Etats-Unis, les
représentant agricoles du Nord Dakota et du
Montana ont demandé la mise en place d'une
législation restreignant la production de
blé GM en affirmant que leurs clients ne
l'accepteraient pas. Dans une lettre au
Premier Ministre Canadien plus de 300
groupements industriels, gouvernements
d'Etats, associations citoyennes,
scientifiques et chercheurs ont déclaré:
"Nous représentons des tendances et des
intérêts différents, mais nous sommes unis
pour vous demander d'agir immédiatement
pour empêcher l'introduction de blé GM dans
l'alimentation canadienne et dans les
champs, tant que les graves inquiétudes des
agriculteurs, industriels et consommateurs
canadiens n'auront pas été correctement
prises en compte."
Les importateurs du reste du monde
réagissent déjà au projet de
commercialisation du blé GM de Monsanto.
Ainsi une enquête menée par l'US Wheat
Associates sur les marchés asiatiques y a
rencontré une totale opposition: "100 % des
marchés sondés en Chine, en Corée et au
Japon ont fait savoir qu'ils n'achèteraient
pas de blé de type Roundup Ready. 82%
d'entre eux à Taïwan et 78 % en Asie du Sud
ont affirmé qu'ils n'achèteraient pas de
blé GM."
En Europe les principaux importateurs de
blé ont eut la même réaction. Antonio
Costado, PDG des plus grands moulins
d'Italie Grandi Molini Italiani, a confirmé
l'opposition de son entreprise au blé GM:
"Nous n'éviterons pas seulement d'acheter
du blé GM, mais nous serons probablement
forcés l'éviter toute importation des
régions et des pays dans lesquels on sait
que du blé GM est cultivé."
L'opposition aux OGM continue à fleurir
sur tous les continent. Les meuniers
industriels d'Amérique Latine, comme par
exemple Molinos de Costa Rica, le plus
grand importateur de blé de ce pays, a
écrit une lettre à Ann Veneman, Secrétaire
d'Etat à l'Agriculture des Etats-Unis, pour
lui faire savoir qu'il n'achèterait pas de
blé en provenances des Etats-Unis s'ils
commercialisaient des variétés GM. En
Afrique, certains meuniers ont annoncé
qu'ils prendraient des mesures
semblables.
Freinant les ambitions de Monsanto, le
refus du blé GM a temporisé ses projets
d'introduction à la fois aux Etats-Unis et
au Canada et au niveau international. Le
géant des biotechnologies a déjà annoncé
qu'il ne demanderait pas l'enregistrement
de la céréale en vue de production au cours
de l'année 2004 comme il l'avait
initialement prévu.
pour en savoir plus
:
GE Food AlertWebsite
:
www.gefoodalert.org/pages/home.cfm