ghana: les IFI et la privatisation de
l’eau

En 2004, la Banque mondiale a approuvé
un prêt de 103 millions de dollars pour la
privatisation du système de distribution
d’eau du Ghana, malgré les trois années
d’opposition active de la société civile.
Dans la présentation du projet, les
problèmes des pauvres semblent être
fortement prioritaires: alors que les
compagnies étatiques existantes seraient
peu performantes, les compagnies privées
distribueraient de l’eau à davantage de
personnes avec plus d’efficacité. Pourtant,
la privatisation vise la distribution d’eau
dans des villes déterminées, qui ne sont
pas celles où habitent la plupart des
personnes pauvres. En outre, ces personnes
seront désavantagées par le fait que les
prix seront fixés par des entreprises à but
lucratif. Le document d’évaluation du
projet de la Banque mondiale confirme cette
augmentation des prix, lorsqu’il signale
que le prêt accordé constitue une dette qui
devra être remboursée.
Au moins quatre entreprises
multinationales ont manifesté leur intérêt
dans ce contrat: Biwater, Suez, Vivendi
(appelée maintenant Veolia) et Saur. Bien
que la Banque mondiale ait approuvé le
prêt, le gouvernement du Ghana n’a pas
encore entamé formellement le processus
d’adjudication. La Coalition ghanéenne
contre la Privatisation de l’Eau a déclaré
que la résistance à la privatisation allait
se poursuivre et que son objectif était
clair: l’accès à l’eau potable doit être
universel et bénéficier du statut de droit
humain.
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Friends of the Earth Ghana