
deuxième partie: la privatisation de
l’eau
introduction
Rien qu’une faible proportion de l’eau
de la Terre n’est douce, et la plupart est
contenue dans les glaciers, de sorte qu’il
n’en reste que 1 % pour la survie de tous
les êtres vivant en dehors des mers et des
océans. La distribution de cette petite
quantité d’eau dans le monde est très
inégale. Pour en disposer, il faut pouvoir
accéder aux bassins des fleuves et aux
lacs, où se trouve l’eau superficielle, et
aux aquifères, qui emmagasinent l’eau
souterraine.
Les activités humaines actuelles ont des
effets négatifs sur l’approvisionnement en
eau. La dégradation incessante des
territoires producteurs d’eau a provoqué
une diminution progressive de la quantité
d’eau potable. Cette situation, jointe aux
demandes croissantes d’une population
mondiale toujours plus nombreuse, de
l’industrie et de l’agriculture, fait que
les ressources hydriques de la planète
s’épuisent plus vite qu’elles ne se
reconstituent.
Ce qui est un danger pour tous est aussi
une opportunité pour quelques-uns: à mesure
que l’eau se fait rare, sa valeur
économique augmente. L’eau devient ainsi un
produit à vendre et à acheter, soumis au
contrôle des forces commerciales
concurrentes et des compagnies
transnationales des eaux.