canada: privatisation, contamination et
nationalisation
Le fait que le Canada possède de l’eau
douce en abondance ne signifie pas que tout
lui soit permis. Il faut respecter l’eau
que l’on a ou subir les conséquences, comme
les habitants du petit village de
Walkerton, en Ontario, l’ont constaté. Sept
vies perdues et plus de 2 000 personnes
hospitalisées ont été le solde de la
contamination, due à la mauvaise gestion,
de l’eau de la ville par la bactérie
E-coli.
Le détournement et l’extraction de l’eau
des Grands Lacs est une question qui divise
les opinions au Canada. La récente
proposition de huit gouverneurs des états
nord-américains des Grands Lacs, appuyée
par deux provinces canadiennes, est une
source de préoccupation pour des
organisations canadiennes et
nordaméricaines, car elle menace
directement ces lacs, qui constituent le
plus grand écosystème d’eau douce du monde.
Il s’agit tout simplement d’un projet pour
autoriser de détourner les eaux des Grands
Lacs, mais sans imposer explicitement de
limites à la quantité d’eau concernée ni à
la durée pendant laquelle cela se ferait,
et sans savoir non plus dans à quelles fins
ni dans quelle région géographique ces eaux
seraient utilisées.
Il y a eu, en revanche, des
développements plus positifs dans le
domaine de la privatisation des systèmes
municipaux. En effet, une privatisation de
longue date à Hamilton, l’une des plus
grandes villes du Canada, a été rendue au
régime public après des années de mauvais
fonctionnement, de déversements illégaux
d’eaux usées et de prix élevés. La
résistance populaire a également réussi à
stopper la privatisation proposée des
services d’assainissement de Vancouver. Il
s’agit là de grandes victoires pour les
organisations de base du Canada.
informations
complémentaires
Le Conseil des Canadiens