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  numero 107 link
janvier 2005   

 

canada: privatisation, contamination et nationalisation

Le fait que le Canada possède de l’eau douce en abondance ne signifie pas que tout lui soit permis. Il faut respecter l’eau que l’on a ou subir les conséquences, comme les habitants du petit village de Walkerton, en Ontario, l’ont constaté. Sept vies perdues et plus de 2 000 personnes hospitalisées ont été le solde de la contamination, due à la mauvaise gestion, de l’eau de la ville par la bactérie E-coli.

Le détournement et l’extraction de l’eau des Grands Lacs est une question qui divise les opinions au Canada. La récente proposition de huit gouverneurs des états nord-américains des Grands Lacs, appuyée par deux provinces canadiennes, est une source de préoccupation pour des organisations canadiennes et nordaméricaines, car elle menace directement ces lacs, qui constituent le plus grand écosystème d’eau douce du monde. Il s’agit tout simplement d’un projet pour autoriser de détourner les eaux des Grands Lacs, mais sans imposer explicitement de limites à la quantité d’eau concernée ni à la durée pendant laquelle cela se ferait, et sans savoir non plus dans à quelles fins ni dans quelle région géographique ces eaux seraient utilisées.

Il y a eu, en revanche, des développements plus positifs dans le domaine de la privatisation des systèmes municipaux. En effet, une privatisation de longue date à Hamilton, l’une des plus grandes villes du Canada, a été rendue au régime public après des années de mauvais fonctionnement, de déversements illégaux d’eaux usées et de prix élevés. La résistance populaire a également réussi à stopper la privatisation proposée des services d’assainissement de Vancouver. Il s’agit là de grandes victoires pour les organisations de base du Canada.

informations complémentaires
Le Conseil des Canadiens

 

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