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  numero 107 link
janvier 2005   

 

europe orientale et centrale: la privatisation de l’eau

L’entrée des pays d’Europe orientale et centrale à l’Union européenne est comparable, à beaucoup d’égards, à l’expérience des pays en développement vis-àvis de l’Accord général sur le Commerce des Services de l’OMC (GATS). Dans les deux cas, les pays sont poussés à privatiser leurs services publics, l’eau comprise. La République tchèque est pour l’instant le seul pays qui a cédé à cette pression, et qui a déjà privatisé pratiquement tous ses services d’eau.

L’UE exige des niveaux plus élevés dans la qualité, le traitement et la distribution de l’eau, et fournit son assistance financière aux projets de privatisation. Bien que les réglementations établissent que ces fonds ne doivent pas aller aux entreprises privées, celles-ci y accèdent dans la pratique en raison de lacunes dans les normes. D’autre part, la Commission européenne encourage fortement les partenariats entre les secteurs public et privé, ce qui facilite la privatisation des services d’eau. Ainsi, des sociétés françaises, allemandes et britanniques seront en mesure d’accéder au marché de l’eau en Europe orientale et centrale, avec le financement européen.

La Slovaquie, par exemple, doit d’ici à 2015 se conformer aux conditions de l’UE sur les usines de traitement des eaux usées, dont on estime qu’elles vont coûter au pays environ trois milliards d’euros. Bien qu’il y ait déjà des fonds disponibles à cette fin, il est certain qu’ils ne suffiront pas. D’ailleurs, les projets de privatisation voient le jour dans presque tous les pays tiers, dont plusieurs de ceux qui faisaient partie de l’ancien bloc soviétique. En Ukraine, par exemple, la privatisation de l’eau fait actuellement l’objet d’un grand débat public.

informations complémentaires
FoE Ukraine

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