Outils personnels
Vous êtes ici : Accueil francais publications link privatization 27case
contact us

by email

by letter

 

27case

27case
  numero 107 link
janvier 2005   

 

palestine: occupation et privatisation des aquifères

A la suite de l’occupation de la Cisjordanie et de la Bande de Gaza en 1967, Israël prit le contrôle des ressources hydriques palestiniennes. En Cisjordanie, l’extraction de l’eau des puits par la population palestinienne fut soumise à un contrôle sévère: en outre, toute initiative de forage ou de construction d’installations dans ce domaine exigeait un permis de “l’officier des eaux”. Or, aucun permis n’a été délivré à ce jour pour des usages domestiques ou agricoles dans les régions qui pourraient profiter de la source principale d’eau souterraine, qu’on appelle l’aquifère occidental. De ce fait, les Palestiniens doivent se contenter de la même quantité d’eau dont ils disposaient il y a quarante ans, malgré l’augmentation significative de la population.

Immédiatement après l’occupation, Israël commença à forer ses propres puits d’eau souterraine, alimentés par le même aquifère occidental. Une année plus tard, des villages commencèrent à apparaître dans les terres et au sommet des collines de la Palestine, et d’autres puits furent encore forés à proximité des réserves d’eau palestiniennes. Avec de l’eau en abondance pour les jardins, les champs et les piscines, le niveau de vie des villageois s’améliora considérablement. La consommation moyenne d’eau d’un colon juif est maintenant vingt fois plus élevée que celle d’un Palestinien.

Depuis le début de la deuxième Intifada, en septembre 2000, les forces d’occupation israéliennes ont arraché plus de 982 000 arbres (dont certains avaient plus de 1 000 ans), détruit 907 réservoirs et étangs d’irrigation, démantelé 687 km du réseau de distribution d’eau et ruiné 243 puits. Elles ont en outre démoli 4 500 foyers, et confisqué et rasé des dizaines de milliers d’hectares de terres agricoles productives.

De surcroît, cet accès déjà très limité à l’eau et aux terres agricoles s’est encore détérioré lorsque les Israéliens ont commencé à bâtir le Mur. La “première étape” de la construction, déjà complétée, se trouve dans la partie nord de la Cisjordanie, où sont situés les sols les plus fertiles, le grenier des Palestiniens. Au cours de cette première étape seulement, la plupart des principales ressources agricoles et hydriques, y compris 36 puits d’eau souterraine, ont été confisquées.

Selon la législation internationale, les Palestiniens devraient avoir la souveraineté absolue sur toutes les ressources de l’aquifère oriental situé sous le territoire de la Cisjordanie. Ils devraient avoir aussi des droits au moins équivalents sur l’eau des aquifères occidental et nord-oriental, puisque ceux-ci sont alimentés presque entièrement par la Cisjordanie. En 1999, les experts avaient estimé que les compensations dues pour dommages aux réserves hydrologiques palestiniennes s’élevaient pour le moins à 45 milliards de dollars.

informations complémentaires
Friends of the Earth Palestine
Palestinian Environmental NGOs Network: www.pengon.org , www.stopthewall.org
Applied Research Institute Jerusalem
Palestinian Hydrology Group
Palestinian Academic Society for the Study of International Affairs

 

Actions sur le document