L’UPOV et les droits des obtenteurs de
variétés végétales
L’appropriation de la biodiversité est
facilitée aussi par ce qu’on appelle les
droits des obtenteurs, établis par la
Convention 91de l’Union pour la Protection
des Obtentions végétales. Cette convention
refuse aux agriculteurs le droit de
conserver leurs propres semences, et omet
de reconnaître les droits qu’ils ont acquis
du fait de leurs rapports spéciaux avec la
biodiversité. Parmi d’autres aspects
négatifs de la convention figure le fait
qu’elle permet aux entreprises de se
substituer au cadre juridique national sur
l’obtention de variétés végétales. L’UPOV
et ses brevets “souples” fournissent au
secteur privé le moyen d’obtenir des droits
monopolistiques sur les formes de vie:
ainsi, ils permettent la privatisation de
notre richesse génétique qui, d’après la
législation sur la diversité biologique,
est un bien public.