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62case

62case
  numero 107 link
janvier 2005   

 

russie – sibérie: communisme et capitalisme: deux voies différentes pour arriver au même point

Le problème de la privatisation n’est nulle part au monde aussi poignant que dans l’ancienne Union soviétique où, naguère encore, la seule idée de privatiser les ressources naturelles était absurde et opposée à l’idéologie communiste du gouvernement du pays.

Les Institutions financières internationales, la Banque mondiale et le FMI ont été fortement impliqués dans la privatisation des forêts et de l’agriculture de la Russie, encourageant les entreprises à s’emparer de la propriété nationale et le gouvernement à appliquer des plans dans ce sens. Leur raisonnement, comme celui du gouvernement, est la théorie classique selon laquelle l’argent des plus riches finit par profiter aux plus démunis. Bien que la privatisation puisse avoir quelques aspects positifs lorsqu’il s’agit de ressources mal gérées par l’État, tout indique qu’elle est désastreuse pour l’environnement et le bienêtre des Russes. La montée en flèche des prix des ressources naturelles qui sont maintenant contrôlées par des entreprises à but lucratif a déjà touché la plupart des habitants du pays, provoquant une tension sociale croissante.

C’est ce qui se passe dans la région de Krasnoyarsk, en Sibérie centrale, du fait de la privatisation accrue et de la concentration de la propriété des ressources naturelles, des terres agricoles et de la production d’articles commercialisables. Avant la privatisation, peu de personnes habitaient cette région à l’environnement rude. La terre pouvait alimenter la population, et le coût de la protection de l’environnement était minime.

Aujourd’hui, le développement de l’industrie pousse davantage de gens à s’y installer et, déjà, la qualité de la vie a diminué. La coupe illégale et le braconnage se multiplient. La densité maximale des populations d’élans est tombée à 10 pour cent: la même chose est arrivée au cerf élaphe sibérien, au chevreuil, à l’esturgeon et, à un degré moindre, au saumon. Les camions roulent sur l’herbe pour éviter les routes boueuses. Les entreprises et les travailleurs déversent des déchets sur les berges des fleuves et aux bords des routes.

En Russie, la privatisation, et le capitalisme dans son ensemble, ont concouru à augmenter le pouvoir économique de ceux qui étaient déjà riches, une situation ironiquement semblable à celle que l’on trouvait sous le régime communiste.

informations supplémentaires
Les Amis des Forêts sibériennes L’étude de cas complète figurera dans la publication “Life as Commerce” de la Coalition mondiale des Forêts et CENSAT Agua Viva / Amigos de la Tierra Colombia, à télécharger sur

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