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Sommet des petits du BRICS : Observer et défier le pouvoir !

Alors que les cinq chefs d'état du Brésil, de la Russie, de l'Inde, de la Chine et de l'Afrique du Sud (BRICS) s'apprêtent à se réunir sur le sol africain à Durban la semaine prochaine pour le sommet des nations en voie de développement, la société civile tiendra son sommet d'une toute autre nature à Durban.

Les gouvernements du BRICS utilisent souvent une rhétorique radicale quand il s'agit d'anti-impérialisme, et lors du sommet de cette année, ils impressionneront sans nul doute le reste de l'Afrique en prétendant que leurs grandes entreprises offrent de meilleurs investissements dans les domaines des infrastructures, des mines, de l'énergie et de l'agriculture que les multinationales occidentales traditionnelles. Lors du sommet civil des petits du BRICS , organisé par groundWork [1], la South Durban Community Environmental Alliance (SDCEA) [2] et University of KwaZulu Natal Centre for Civil Society (UKZN CCS) [3], la société civile va jouer deux rôles importants critiques : premièrement, être un observateur critique des prétentions, des procédés et des résultats du sommet de BRICS, et deuxièmement, fournir un lieu d'échange aux organisations de la société civile de ces pays pour partager nos expériences et créer des réseaux.

 

La perspective que l'Afrique du Sud « serait le portail aux investissement sur le continent » [4] pourrait entraîner un déferlement des entreprises du BRICS sur l'Afrique et indique que « la ruée vers l'Afrique du 21ème siècle » a bel et bien commencé. La malédiction des ressources d'Afrique va attirer des milliards de dollars en développement d'infrastructures en provenance du BRICS. C'est dans ce contexte que le sommet du BRICS à Durban représente le prochain successeur au partage initial de l'Afrique qui s'était tenu en 1885 à Berlin.

 

Toutefois, la survie de l'Afrique est largement à la merci du changement climatique. Le changement climatique est engendré par de plus en plus d'émissions de gaz à effet de serre provenant de l'Afrique du Sud et des autres pays du BRICS qui persistent à dépendre de sources d'énergies non renouvelables et polluantes et approvisionner les pays occidentaux de produits créés avec des énergies polluantes. Le COP17 des Nations Unies se déroulant à Durban en 2011 avait abouti à un piètre accord non obligatoire, qui néglige la responsabilité historique des pays occidentaux et encourage la hausse de la température moyenne du continent à 1,5 degré de plus que le reste du monde.

 

Le principal sujet du sommet de cette année est la nouvelle banque du BRICS, malgré l'avancée de la crise financière mondiale qui n'augure rien de bon en la matière. Les scénarios d'austérité continuent leur trajectoire en Grèce, Espagne, Irlande et au Portugal, suite au renflouement des banques par le FMI -qui comprenait en 2012 75 milliards de dollars du capital des pays du BRICS. La Banque du BRICS qui est proposée va exacerber le chaos des sphères sociales, économique et environnementale de nos voisins provoqué tout d'abord par les financements multilatéraux. Les institutions de financement du développement qui existent - telles que la Banque de développement de l'Afrique australe d'Afrique du Sud - ne constituent pas de bons exemples.

 

En plus de ces problèmes, les populations des pays du BRICS sont confrontées à de nombreuses violations sérieuses dans les domaines socio-économique, politique et celui des droits civiles. L'inégalité, le manque d'infrastructures suffisantes, une hausse des niveaux de violence et de répression de l'état et l'exploitation des ressources au détriment des moyens d'existence des gens et de leur capacité à vivre en harmonie avec leur environnement représentent tous des symptômes de développement non orienté vers les gens mais plus vers le profit des entreprises et du gouvernement.

 

Le sommet civil des petits du BRICS se tiendra du 22 au 27 mars à différentes adresses dans Durban et est ouvert aux journalistes qui souhaiteraient participer.

 

NOTES

[1] groundWork est une organisation de justice environnementale, basée à Pietermaritzburg, KwaZulu Natal, qui travaille avec des communautés d'Afrique du Sud et de plus en plus dans le sud de l'Afrique.  groundWork aide la société civile sur des problèmes de justice environnementale et des droits de l'homme en se concentrant sur la qualité de l'air, la justice climatique et énergétique, les déchets et la santé environnementale. groundWork est le membre sud-africain des Amis de la Terre International http://www.groundwork.org.za


[2] La South Durban Community Environmental Alliance (SDCEA) est une alliance de 16 organisations soucieuses de justice environnementale et de droits de l'homme, notamment en relation avec la pollution industrielle dans le bassin du sud de Durban, zone qui héberge plus de 285 000 personnes qui vivent en communautés sédentaires http://www.sdcea.co.za

 

[3] Le Centre for Civil Society (CCS) a été fondé par l'University of KwaZulu-Natal (UKZN) en juillet 2001, avec pour mission de promouvoir l'étude de la société civile sud-africaine en tant qu'activité de recherche riche et légitime.    L'objectif du CCS est de faire avancer la justice environnementale et socio-économique en développant des connaissances indispensables à propos de la société civile mais aussi pour elle et en dialoguant avec elle par l'intermédiaire de l'enseignement, la recherche et les publications http://ccs.ukzn.ac.za/ http://ccs.ukzn.ac.za/

 

[4] Ministère des relations internationales et de la coopération, ministre adjoint  Marius Fransman. 2012. Table ronde organisée à University of Stellenbosch sur le thème de « l'Afrique du Sud :  un membre fort africain du BRICS » le 21 novembre 2012 http://www.dfa.gov.za/docs/speeches/2012/frans1121.html

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