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01/12/2009

Nos revendications en matière de justice climatique

by PhilLee — last modified 01/12/2009 10:35

Les Amis de la Terre International réclament un accord fort et équitable aux prochaines négociations sur le climat. Un tel accord ne sera obtenu que si les exigences suivantes sont rencontrées:

Les pays développés doivent reduire d'urgence et de façon radicale les émissions – sur leur propre territoire. La compensation carbone est une fausse solution.

redd-myths-tn2Les pays développés doivent s'attaquer au changement climatique en procédant d'urgence à des véritables changements chez eux. La compensation carbone – qui permet aux pays developpés d'acheter des crédits carbone aux pays en développement afin d'éviter de réduire leurs propres émissions – n'a aucun rôle à jouer dans un accord international équitable contre le changement climatique.

 

Les gouvernements des pays développés savent que le recours aux compensations carbone ne permet pas de lutter efficacement contre le changement climatique, mais ils tentent de convaincre le public qu'en investissant dans la compensation, ils agissent réellement contre le changement climatique.

 

Le recours aux compensations carbone ne présente aucun bénéfice pour le climat ni pour les pays en développement – il ne bénéficie qu'aux pays développés, aux investisseurs privés et aux principaux pollueurs qui veulent juste continuer à faire des affaires.

 

La justice en matière de climat signifie la réduction des émissions des pays développés, et des fonds pour une croissance propre dans les pays en développement, ainsi que pour l'adaptation aux effets du changement climatique – mais aussi la nécessité pour nous de consommer autrement.

 

La justice en matière de climat sera obtenue quand les pays qui ont le plus de responsabilités historiques dans l'apparition du changement climatique seront ceux qui font le plus pour éviter davantage de dégats et réduire de façon significative les émissions chez eux.

 EU energy flag

Les pays en développement et les populations et communautés pauvres ont beaucoup moins contribué au chagement climatique mais en sont pourtant les plus affectées. 

Les pays riches, développés sont responsables de l'immense majorité des gaz à effet de serre aujourd'hui présents dans l'atmosphère, et donc portent la plus grande part de la responsabilité du changement climatique.

Les pays développés doivent financer la transition vers des économies sobres en carbone dans les pays en développement et les soutenir dans leur adaptation aux impacts du changement climatique, tout en reconnaissant leur droit à se développer sur un mode durable.

 

Inclure les forêts dans les initiatives de compensation carbone est une erreur et détourne l'attention des vraies solutions au changement climatique et à la  déforestation.

ricardo-redd-tn

Le commerce des forêts n'a aucun rôle à jouer dans un accord international équitable pour combattre le changement climatique.

 

Inclure les forêts dans les initiatives de compensation carbone ne marche pas: cela détourne l'attention de véritables mesures pour réduire les émissions et prévenir la déforestation, et c'est une menace pour les Populations Indigènes qui en dépendent pour leur survie.

 

 

 

Les fonds publics pour la lutte contre le changement climatique doivent être gérés par les Nations Unies, pas par la Banque Mondiale.

World Bank meetings in Washington in October 2008

Les fonds pulics consacrés à la lutte contre le changement climatique doivent passer par la CCNUCC et non la Banque Mondiale, car celle-ci n'est pas la bonne institution pour contrôler les fonds destinés au changement climatique.

La Banque Mondiale et le principal prêteur multi-latéral pour les projets pétroliers et gaziers et un des principaux acteurs de la déforestation. Elle est incapable de respecter ses propres recommandations internes de cesser de financer l'extraction du charbon, du pétrole et du gaz, source de destruction de l'environnement et de pauvreté.

La Banque Mondiale n'est pas une institution transparente ni démocratique, la prise de décision y est dominée par les pays 'donneurs'. C'est aussi le principal courtier en carbone au monde et devenir le grand argentier du climat la placerait dans un conflit d'interêts malsain.

Tout financement en dehors de la CCNUCC – y compris le fonds d'investissement climat de la Banque Mondiale- ne peut être considéré comme répondant aux engagements des pays développés. 

 

Les pays développés ont une dette et doivent la rembourser.

La dtn-climate-justiceette climatique est la dette que les pays riches doivent rembourser aux pays en développement parce qu'ils ont émis la grande majorité des gaz à effet de serre présents dans l'atmosphère, bien plus que la 'part équita

ble' qui aurait été la leur.

Les pays développés doivent remourser la dette climatique contractée envers les pays en développement en tenant compte de leur responsabilité historique. Ceci recouvre des réductions immédiates et rapides des émissions, des transferts financiers équitables et efficaces, le transfert des technologies approppriées et la réparation des dégâts causés.

Tous les fonds consacrés au climat doivent contriuer à des solutions réellement durables pour les  communautés locales, en particulier celles mises en oeuvre par les Populations Indigènes, les femmes et les petits paysans.
Le financement du climat doit exclure les fausses solutions telles que plantations, agrocarbutrants, énergie n

ucléaire et capture et stockage du carbone.


Tous les accords doivent respecter les traités et obligations existants au niveau international en matière de droits de l'homme, en particulier la Déclaration de l'ONU sur les droits des Peuples Indigènes.

Négociations climat de l'ONU 2009: copenhague

by PhilLee — last modified 01/12/2009 12:40

Lorsque les dirigeants mondiaux se sont réunis à Copenhague pour discuter des efforts à faire pour lutter contre le réchauffement planétaire, les Amis de la Terre International ont réclamé des nations riches industrialisées, qui ont au cours de l'histoire émis le plus de gaz à effet de serre, de se mettre d'accord d'urgence sur des réductions conséquentes de leurs émissions à partir de MAINTENANT.

Flood-2

Nous avons réclamé des pays développées de prendre des mesures contre le changement climatique en procédant sans tarder à de véritables changements chez eux. La compensation carbone – qui permet aux pays developpés d'acheter des crédits carbone aux pays en développement afin d'éviter de réduire leurs propres émissions – n'a aucun rôle à jouer dans un accord international équitable contre le changement climatique.

 

Nous croyons en la Justice Climatique, un concept qui signifie la réduction des émissions des pays développés, et des fonds pour une croissance propre dans les pays en développement, ainsi que pour l'adaptation aux effets du changement climatique – mais aussi la nécessité pour nous de consommer autrement.

 

rapports/publications

Résumé des demandes et matrice des critères éthiques

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Le financement de la justice climatique

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Les mythes au sujet du REDD

Analyse critique des mécanismes proposés pour réduire les émissions dues au déboisement et à la dégradation des forêts dans les pays en développement.

Téléchargez la version intégrale fiche technique

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Climate Justice Times: un journal publié par les AdTI pendant les négociations climat de l'ONU à  Copenhague pour mettre en lumière nos positions sur des questions telles que les compensations carbones et les agrocarburants. Téléchargez [pdf]

 

communiqués de presse

Lisez nos communiqués quotidiens au sujet des négotiations

 

blog

Consultez les informations publiées depuis la conférence de l'ONU et le  Klimaforum – le sommet climat alternatif.

 

Radio

Ecoutez le reportage de Radio Monde Réel

 

video et photos

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