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10/12/2012

Journée internationale des droits de l’homme du 10 décembre. FoEI se souvient des défenseurs de l’environnement

by Denis Burke — last modified 10/12/2012 12:00

Les Amis de la Terre International marquent cette journée du 10 décembre – journée internationale des droits de l’homme – en se remémorant les sacrifices et les victoires des défenseurs de l’environnement à travers le monde. Les violations des droits de l’homme commises à l’encontre des défenseurs de l’environnement ont plus que jamais attiré l’attention ces derniers temps.

missionLa demande mondiale en matière de ressources naturelles sans cesse en diminution a engendré une concurrence accrue entre les multinationales, ce qui entraîne souvent des dommages sociaux et environnementaux irréparables ainsi que des réactions brutales aux mouvements de protestation, parmi lesquelles des actes criminels commis à l’encontre des défenseurs des droits de l’homme et de l’environnement.


Cette année seulement, plusieurs groupes des Amis de la Terre ont été la cible de violations des droits de l’homme. Les groupes des Amis de la Terre aux Philippines, en Ouganda, au Swaziland, au Mozambique, au Guatemala, en Honduras et en Mexique, entre autres, ont été la cible d’entreprises multinationales ou les victimes de harcèlement, d’intimidation et d’arrestations arbitraires de la part des gouvernements.


La légitimité du droit de manifester, de protéger pacifiquement sa communauté et d’exprimer ses inquiétudes au sujet des projets internationaux qui impactent un mode de vie, une culture et une famille ne fait aucun doute. La plupart des cas traités par les Amis de la Terre International en 2012 étaient liés à des manifestations contre les industries extractives, notamment les barrages, les mines et les plantations (l’accaparement des terres est un motif de manifestation répandu qui est souvent le théâtre de réactions illégales et inhumaines).


La gravité de la situation est de plus en plus évidente grâce au travail dévoué du Rapporteur Spécial des Nations Unies sur la situation des défenseurs des droits de l’homme. Les Amis de la Terre militent en faveur de la justice pour les personnes touchées et œuvrent à sensibiliser à ce propos avec le soutien de l’Union Européenne.


Lorsqu’on aborde les violations perpétrées à l’encontre des défenseurs de l’environnement, nous faisons allusion aux individus ou aux groupes qui sont victimes de violations des droits de l’homme en raison de leur implication dans l’activisme environnemental, y compris aux personnes qui s’opposent aux projets destructeurs issus de secteurs tels que l’industrie extractive, l’infrastructure et le développement ; les droits des communautés et des minorités indigènes ; les droits des femmes, des communicants, des avocats, des universitaires ; ou simplement ceux qui défendent leurs propres droits pour protéger leurs moyens de subsistance, par exemple les pêcheurs artisanaux. Lorsqu’on aborde les défenseurs de l’environnement, nous faisons allusion aux individus qui ne s’identifient pas en tant qu’activistes environnementaux, mais qui par le biais de leurs actions défendent la justice environnementale ou les personnes touchées par les injustices environnementales, que ce soit au niveau communautaire, national, régional ou international.


Les raisons de cette tendance


Les défenseurs sont souvent la cible de violations en raison de leur résistance à des politiques et réglementations qui éloignent le pouvoir du niveau local et qui concentrent le contrôle de la terre et des ressources entre les mains des élites et des multinationales. L’expansion des investissements des multinationales, combinée au niveau faible des droits de l’homme au sein des institutions étatiques, a engendré une augmentation de l’accaparement des terres, de l’appropriation des ressources et des tentatives visant à privatiser les atouts gérés par la communauté. Les activistes et les journalistes qui communiquent sur ce problème ont été victimes de détensions arbitraires, de menaces, de harcèlement et de cambriolages. Les meurtres et les disparitions sont une réalité alarmante. Le rapport de Global Witness intitulé A Hidden Crisis affirme qu’il y a eu en moyenne un décès par semaine dans les dix années qui ont précédé 2012. Les auteurs de ces violations opèrent régulièrement à la solde des gouvernements nationaux ou des multinationales. Les forces de sécurité privées et publiques sont de plus en plus impliquées dans le harcèlement et les dommages infligés aux défenseurs, et sont de plus en plus lourdement armées.


Ces violations ne font que trop rarement l’objet d’un rapport d’information pour savoir si la tendance est ou non en train de s’aggraver. Les mécanismes permettant le signalement de ces faits sont de plus en plus sophistiqués et le monde est de plus en plus sensibilisé à cette question, mais la compréhension de la situation reste problématique. L’ampleur du problème reste majoritairement invisible parce que son suivi est très difficile : le nombre relativement peu important d’incidents rapportés en Afrique et en Asie centrale, par exemple, est symptomatique. Les gouvernements au niveau local, municipal, régional, voire national ont reformulé des lois afin d’octroyer une légitimité à leurs violations de droits haineuses en donnant une couverture légale à la violation de ces droits.


Les groupes membres des Amis de la Terre continuent à travailler sur cette question. Tenez-vous régulièrement informés afin de faire passer l’information et de proposer votre soutien de manière efficace.

06/11/2012

Pour un vrai changement ascendant – La Conférence internationale sur le changement climatique, les territoires et les mouvements sociaux

by Denis Burke — last modified 06/11/2012 17:35

La Conférence internationale sur le changement climatique, les territoires et les mouvements sociaux a débuté le lundi 5 novembre à l’université de San Salvador au Salvador. Plus de 500 délégués en provenance de plus de 77 pays faisant partie du Mouvement des Victimes du Changement climatique se sont rassemblés pour créer un espace permettant de renforcer les alliances avec les organisations et les réseaux de la région afin de défendre les moyens de subsistance et la souveraineté des peuples et de favoriser le développement de MOVIAC en qualité de mouvement de plaidoyer.

moviac

L’événement, couvert par la Real World Radio, a débuté sur une conférence de presse dans la capitale salvadorienne San Salvador.

 

Silvia Quiroa de CESTA – les Amis de la Terre Salvador, une des principales organisatrices de l’événement, a affirmé que « l’on peut uniquement affronter le changement climatique par le biais d’un travail concerté fort. »

 

Juan Almendares, directeur de Madre Tierra – Amis de la Terre Honduras, a précisé que la « répression stratégique contre les peuples constitue une tendance à la hausse, depuis le Mexique jusqu’à la Méso-Amérique, qui viole les droits des peuples, exploite les communautés et va de pair avec le militarisme néo-impérialiste. Les personnes unies en ont convié d’autres à se joindre à nous pour combattre la recolonisation et le capitalisme néo-impérialiste. »

 

Pendant ce temps, Carlos Muralles, de la délégation du Guatemala et représentant de MOVIAC en Amérique centrale a dénoncé les atrocités commises par les multinationales contre les peuples. Ce chef de file environnemental s’inquiète de la gravité de la situation au Guatemala en raison des persécutions et des répressions contre les mouvements sociaux et les chefs de communauté.

 

Nieves Capote de Otros Mundos – Les Amis de la Terre Mexique a affirmé qu’« à cet instant où le capitalisme est en crise, nous sommes témoins d’une avancées sur les territoires et d’une augmentation des concessions minières, avec près de 30% du territoire octroyés à des concessions minières. Ces mouvements sont les seuls à pouvoir sauver la planète de cette crise. »

 

Les représentants nicaraguayens de Jovenes Ambientalistas (jeunes activistes environnementaux), German Areas, est d’avis que nous traversons une transition dans laquelle les communautés autochtones et paysannes jouent un rôle important. Ce chef de file environnemental a également dénoncé la construction de mégaprojets qui menacent les communautés nicaraguayennes tels que

Refinería del Supremo Sueño de Bolívar et el Gran Canal Interoceánico del Lago de Nicaragua.

 

Enfin, Grace Garcia, militante écologiste pour COECOCEIBA-Les Amis de la Terre Costa Rica a affirmé que les groupes des Amis de la Terre en Amérique centrale, de pair avec d’autres réseaux, tel que MOVIAC, doivent relever le défi de l’unification de leurs combats et propositions. Elle a en outre invité les personnes présentes à participer à la conférence et à la mobilisation prévues pour le mardi 6 novembre en solidarité avec les combats des peuples pour défendre leurs territoires.

  1. 2012 Real World Radio

11/10/2011

La société civile appelle le gouvernement malaisien à cesser le plan de développement du nucléaire

by PhilLee — last modified 11/10/2011 12:58

Des organisations de société civile du Japon, de la Corée du Sud, d’Australie et de Malaisie sont convaincues que le nucléaire n’a pas sa place dans la quête de la Malaisie pour un avenir énergétique durable.

Japan blog-water-demo-1Les Amis de la Terre Australie, Japon, Corée, Malaisie et un certain nombre d’autres organisations de société civile incitent le gouvernement malaisien à accroître son soutien aux énergies durables au lieu de gaspiller l’argent des contribuables pour l’énergie nucléaire qui s’avère régulièrement être dangereuse économiquement, écologiquement et socialement.

L’appel suit un forum public de deux jours qui a offert un aperçu du potentiel en matière d’efficacité énergétique et d’énergies renouvelables qui permettraient à la Malaisie d’obtenir un bouquet énergétique sain. Le forum a recueilli de première main les témoignages des souffrances des habitants de Fukushima suite au tsunami qui a déclenché une crise nucléaire après la fusion du cœur de trois réacteurs dans l’usine nucléaire de Fukushima Daiichi.

Eri Watanabe, militant d’Energie et Nucléaire pour les Amis de la Terre Japon explique :

"Fukushima nous a rappelé qu’un tel accident a des répercussions environnementales et sociales irréversibles.

Jusqu’ici, le gouvernement japonais n’a pas été en mesure de protéger son peuple des radiations. Néanmoins, il poursuit sa politique de promotion pour l’exportation de la technologie de la puissance nucléaire. Cette démarche est moralement répréhensible, sachant que son peuple souffre terriblement de cette catastrophe.

J’incite fortement le gouvernement et le peuple de Malaisie à repenser l’introduction de l’énergie nucléaire. Pour la génération à venir et pour sa prospérité."

Seiichi Nakate, représentant du Réseau de Fukushima pour la Protection des Enfants contre le Rayonnement, poursuit :

“Je ne souhaite pas au peuple malaisien de faire l’expérience de la tragédie à laquelle les habitants de Fukushima font face actuellement. Je suis venu pour vous dire ceci. A Fukushima, plus de 100 000 familles ont été séparées à cause de la catastrophe nucléaire. Encore aujourd’hui, un million de personnes vivent dans des zones contaminées dans des souffrances et une angoisse sans précédent.

Les êtres humains doivent arrêter les usines nucléaires. Plus aucune usine nucléaire ne doit voir le jour.”

Kim Hye Jeong, coordinatrice administrative pour les Amis de la Terre Corée observe :

“La technologie de la Corée en matière nucléaire est douteuse comme le montrent les 646 accidents majeurs et mineurs qui ont eu lieu sur une période de 32 ans depuis l’installation de la première usine nucléaire en 1978.

Nous sommes horrifiés que le réacteur de type APR 1400 que l’on projette de tester en Corée du Sud est le même genre de réacteur que le gouvernement malaisien envisage d’acheter pour nous.

Nous condamnons le projet du gouvernement sud coréen d’exporter une telle technologie de qualité inférieure à un pays comme la Malaisie sous couvert de coopération technique internationale ».

Dr Jim Green, de la campagne nationale contre le nucléaire des Amis de la Terre Australie précise :

“L’uranium australien a servi dans les réacteurs de Fukushima qui ont été détruits en mars. L’Australie ne souhaite pas être responsable de catastrophes semblables en Malaisie.”

Il ajoute que sur une durée de vie de 50 ans, un seul réacteur nucléaire est responsable de 1 500 tonnes de déchets nucléaires hautement toxiques et de 35 millions de tonnes de résidus radioactifs. Le gouvernement malaisien ne peut pas léguer un tel héritage toxique aux générations à venir.

Après le forum, plusieurs groupes de société civile présents ont pris l’engagement de mener campagne ensemble contre les projets d’usine nucléaire.

11/08/2011

les amis de la terre japon appellent à un avenir sans nucléaire

by PhilLee — last modified 11/08/2011 11:35

À l’occasion de la commémoration du 66ème anniversaire d’Hiroshima et de Nagasaki, Junichi Mishiba, le directeur administratif des Amis de la Terre Japon a communiqué cette déclaration.

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Les 6 et 9 août verront la commémoration du 66ème anniversaire d’Hiroshima et de Nagasaki. Nous présentons nos plus sincères condoléances aux victimes des radiations, du rayon calorifique et des flammes infernales d’il y a 66 ans, ainsi qu’à celles mortes des suites de l’exposition aux rayonnements. Nous exprimons en outre notre solidarité la plus sincère envers les personnes qui souffrent encore de maladies engendrées par les radiations.

Cette année, cependant, nous devons porter une attention toute particulière à la situation grave de la population de Fukushima, exposée au risque d’empoisonnement par radiation suite à l’accident de Fukushima Daiichi.

Des produits radioactifs continuent de polluer l’océan, l’atmosphère et le sol, forçant les personnes qui vivaient à proximité de la centrale à quitter les villes. De nombreuses personnes vivant dans la zone polluée de Fukushima et à sa périphérie sont exposées journellement à des taux élevés de radiation sans que des mesures suffisantes ne soient prises pour leur protection.

Le peuple japonais a fait la promotion d’une production électrique nucléaire et d’un cycle du combustible nucléaire « pacifiques », tout en connaissant les risques de radiation. Bien qu’il ait été clair pour un grand nombre d’entre nous que la production électrique nucléaire était onéreuse, comportait des risques importants et avait potentiellement des répercussions environnementales dévastatrices, des fonds gigantesques ont été investis dans cette propagande répétitive qui ressassait que « L’énergie nucléaire est sûre et propre. » Ce qui était un mensonge.

De nombreux problèmes et accidents, ainsi que la question de la santé des employés des centrales ont fait surface l’un après l’autre ; ils ont été délibérément sous-évalués, et la politique de promotion de l’énergie nucléaire a continué.

Cependant, l’accident de Fukushima a révélé que l’énergie nucléaire est devenue totalement incontrôlable. Le gouvernement et l’industrie ont été avides d’énergie nucléaire et les citoyens ont permis la poursuite de cette politique. Nous avons une lourde responsabilité envers les générations futures.

En cette commémoration de l’année 2011, en tant que pays ayant fait l’expérience d’expositions dévastatrices aux rayonnements et ayant subi le pire accident de toute l’histoire à avoir frappé une centrale nucléaire, nous prenons la résolution de faire face aux sévères menaces de l’énergie nucléaire et des radiations.

Nous faisons de nouveau appel à notre gouvernement ; les souffrances de Fukushima ne doivent pas être sous-estimées, et toutes les mesures disponibles doivent être prises pour protéger les personnes et l’environnement. Nous œuvrons pour une réforme draconienne de la structure sociale et de notre utilisation de l’énergie.

En outre, nous partageons notre expérience avec la communauté internationale et œuvrons pour prévenir la prolifération de l’utilisation de l’énergie nucléaire. C’est à nous, citoyens, de changer MAINTENANT la politique et la société dans son ensemble. L’avenir de nos enfants dépend du choix que nous faisons aujourd’hui.

Faisons entendre nos voix. Construisons notre avenir.

agir

Vous pouvez faire un don pour la campagne anti-nucléaire au Japon des Amis de la Terre Japon.

01/12/2009

Négociations climat de l'ONU 2009: copenhague

by PhilLee — last modified 01/12/2009 12:40

Lorsque les dirigeants mondiaux se sont réunis à Copenhague pour discuter des efforts à faire pour lutter contre le réchauffement planétaire, les Amis de la Terre International ont réclamé des nations riches industrialisées, qui ont au cours de l'histoire émis le plus de gaz à effet de serre, de se mettre d'accord d'urgence sur des réductions conséquentes de leurs émissions à partir de MAINTENANT.

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Nous avons réclamé des pays développées de prendre des mesures contre le changement climatique en procédant sans tarder à de véritables changements chez eux. La compensation carbone – qui permet aux pays developpés d'acheter des crédits carbone aux pays en développement afin d'éviter de réduire leurs propres émissions – n'a aucun rôle à jouer dans un accord international équitable contre le changement climatique.

 

Nous croyons en la Justice Climatique, un concept qui signifie la réduction des émissions des pays développés, et des fonds pour une croissance propre dans les pays en développement, ainsi que pour l'adaptation aux effets du changement climatique – mais aussi la nécessité pour nous de consommer autrement.

 

rapports/publications

Résumé des demandes et matrice des critères éthiques

Télécharger [pdf]

 

Le financement de la justice climatique

Télécharger [pdf]

 

Les mythes au sujet du REDD

Analyse critique des mécanismes proposés pour réduire les émissions dues au déboisement et à la dégradation des forêts dans les pays en développement.

Téléchargez la version intégrale fiche technique

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Téléchargez la version intégrale

[PDF]

 

Climate Justice Times: un journal publié par les AdTI pendant les négociations climat de l'ONU à  Copenhague pour mettre en lumière nos positions sur des questions telles que les compensations carbones et les agrocarburants. Téléchargez [pdf]

 

communiqués de presse

Lisez nos communiqués quotidiens au sujet des négotiations

 

blog

Consultez les informations publiées depuis la conférence de l'ONU et le  Klimaforum – le sommet climat alternatif.

 

Radio

Ecoutez le reportage de Radio Monde Réel

 

video et photos

Visionnez les vidéos de Copenhague
Regardez les photos sur Flickr

Nos revendications en matière de justice climatique

by PhilLee — last modified 01/12/2009 10:35

Les Amis de la Terre International réclament un accord fort et équitable aux prochaines négociations sur le climat. Un tel accord ne sera obtenu que si les exigences suivantes sont rencontrées:

Les pays développés doivent reduire d'urgence et de façon radicale les émissions – sur leur propre territoire. La compensation carbone est une fausse solution.

redd-myths-tn2Les pays développés doivent s'attaquer au changement climatique en procédant d'urgence à des véritables changements chez eux. La compensation carbone – qui permet aux pays developpés d'acheter des crédits carbone aux pays en développement afin d'éviter de réduire leurs propres émissions – n'a aucun rôle à jouer dans un accord international équitable contre le changement climatique.

 

Les gouvernements des pays développés savent que le recours aux compensations carbone ne permet pas de lutter efficacement contre le changement climatique, mais ils tentent de convaincre le public qu'en investissant dans la compensation, ils agissent réellement contre le changement climatique.

 

Le recours aux compensations carbone ne présente aucun bénéfice pour le climat ni pour les pays en développement – il ne bénéficie qu'aux pays développés, aux investisseurs privés et aux principaux pollueurs qui veulent juste continuer à faire des affaires.

 

La justice en matière de climat signifie la réduction des émissions des pays développés, et des fonds pour une croissance propre dans les pays en développement, ainsi que pour l'adaptation aux effets du changement climatique – mais aussi la nécessité pour nous de consommer autrement.

 

La justice en matière de climat sera obtenue quand les pays qui ont le plus de responsabilités historiques dans l'apparition du changement climatique seront ceux qui font le plus pour éviter davantage de dégats et réduire de façon significative les émissions chez eux.

 EU energy flag

Les pays en développement et les populations et communautés pauvres ont beaucoup moins contribué au chagement climatique mais en sont pourtant les plus affectées. 

Les pays riches, développés sont responsables de l'immense majorité des gaz à effet de serre aujourd'hui présents dans l'atmosphère, et donc portent la plus grande part de la responsabilité du changement climatique.

Les pays développés doivent financer la transition vers des économies sobres en carbone dans les pays en développement et les soutenir dans leur adaptation aux impacts du changement climatique, tout en reconnaissant leur droit à se développer sur un mode durable.

 

Inclure les forêts dans les initiatives de compensation carbone est une erreur et détourne l'attention des vraies solutions au changement climatique et à la  déforestation.

ricardo-redd-tn

Le commerce des forêts n'a aucun rôle à jouer dans un accord international équitable pour combattre le changement climatique.

 

Inclure les forêts dans les initiatives de compensation carbone ne marche pas: cela détourne l'attention de véritables mesures pour réduire les émissions et prévenir la déforestation, et c'est une menace pour les Populations Indigènes qui en dépendent pour leur survie.

 

 

 

Les fonds publics pour la lutte contre le changement climatique doivent être gérés par les Nations Unies, pas par la Banque Mondiale.

World Bank meetings in Washington in October 2008

Les fonds pulics consacrés à la lutte contre le changement climatique doivent passer par la CCNUCC et non la Banque Mondiale, car celle-ci n'est pas la bonne institution pour contrôler les fonds destinés au changement climatique.

La Banque Mondiale et le principal prêteur multi-latéral pour les projets pétroliers et gaziers et un des principaux acteurs de la déforestation. Elle est incapable de respecter ses propres recommandations internes de cesser de financer l'extraction du charbon, du pétrole et du gaz, source de destruction de l'environnement et de pauvreté.

La Banque Mondiale n'est pas une institution transparente ni démocratique, la prise de décision y est dominée par les pays 'donneurs'. C'est aussi le principal courtier en carbone au monde et devenir le grand argentier du climat la placerait dans un conflit d'interêts malsain.

Tout financement en dehors de la CCNUCC – y compris le fonds d'investissement climat de la Banque Mondiale- ne peut être considéré comme répondant aux engagements des pays développés. 

 

Les pays développés ont une dette et doivent la rembourser.

La dtn-climate-justiceette climatique est la dette que les pays riches doivent rembourser aux pays en développement parce qu'ils ont émis la grande majorité des gaz à effet de serre présents dans l'atmosphère, bien plus que la 'part équita

ble' qui aurait été la leur.

Les pays développés doivent remourser la dette climatique contractée envers les pays en développement en tenant compte de leur responsabilité historique. Ceci recouvre des réductions immédiates et rapides des émissions, des transferts financiers équitables et efficaces, le transfert des technologies approppriées et la réparation des dégâts causés.

Tous les fonds consacrés au climat doivent contriuer à des solutions réellement durables pour les  communautés locales, en particulier celles mises en oeuvre par les Populations Indigènes, les femmes et les petits paysans.
Le financement du climat doit exclure les fausses solutions telles que plantations, agrocarbutrants, énergie n

ucléaire et capture et stockage du carbone.


Tous les accords doivent respecter les traités et obligations existants au niveau international en matière de droits de l'homme, en particulier la Déclaration de l'ONU sur les droits des Peuples Indigènes.

22/07/2009

La bouteille à la mer des Amis de la Terre

by PhilLee — last modified 22/07/2009 15:45
Filed Under:

Si vous êtes affecté par les changements climatiques, si vous luttez contre les fausses solutions (le nucléaire, les barrages gigantesques et les agrocarburants par exemple) ou si vous êtes simplement convaincu que votre gouvernement devrait faire plus pour trouver des solutions justes à la crise climatique, envoyez nous votre message !

Votre message pourrait prendre la forme d’une video, un message oral enregistré, une chanson, photographe, un dessin ou une lettre. Nous allons les envoyer à Friends of the Earth International qui vont les intégrer dans une installation moderne et interactive lors du forum alternatif à Copenhgaue, le Klimaforum


climatebellyJetez votre bouteille à la mer avec les Amis de la Terre!

Nous voulons confronter les dirigeants et les gens dans la rue avec les témoignages des gens déjà affectés par les changements climatique. Vous aussi, envoyez nous votre bouteille à la mer et nous le présenterons au sommet de Copenhague en décembre.
Rejoignez-nous pour que notre message soit encore plus fort! Exigez la justice climatique!

 

Nous recueillons les messages de tout le monde, et vous aussi !

 

Besoin d’inspiration?

Il y a beaucoup de choses que vous pourriez dire.
Voici quelques questions pour vous inspirer, mais sentez-vous libre de formuler vos propres questions
 

  • Quel message souhaiteriez-vous passer auprès de la délégation française qui portera la voix de notre pays durant les négociations de Copenhague en décembre ?
  • Comment imaginez-vous notre climat en 2020 ?
  • Quelles sont, pour vous, les solutions pour stopper l’injustice climatique ?
  • Quels sont les projets dans votre région qui bafouent nos chances d’atteindre la réduction de 40% de gaz à effet de serre en 2020 ?

 

Comment est-ce que les messages seront utilisés?

climate refugees

Ces messages vont être utilisés de plusieurs façons:

 

  • Une installation lors du Klimaforum où des milliers de personnes convergeront;
  • Un journal ‘Amis de la Terre’ donné à tous les négociateurs du CCNUCC ;
  • Un jeu interactif créé par des étudiants d’art
  • une page dédié sur notre site web

 

Après le sommet de Copenhague, ces messages, des sortes de ‘bouteilles à la mer’ traverseront des villages et des villes affectés par les changements climatiques et voyageront ainsi jusqu’aux conférences climatiques dans l’avenir pour que tout le monde puisse voir, sentir et entendre les effets des changements climatiques.

 

Comment envoyer mon message?

Votre message peut être sous format numérique, comme une video, un son ou une photo, ou il peut être un message physique, un dessin sur papier, ou un patchwork. Tout ce que vous voulez, sous n’importe quel format, dans n’importe quel langue, avec ou sans mots !

  • email

Envoyez nous un e-mail: climatecapsule@foei.org

  • une lettre

Climate capsule

Friends of the Earth International

PO Box 19199

1000 GD Amsterdam

The Netherlands

 

Une dernière chose ...

climatejusticelogo

 

S’il vous plait, prenez-un moment pour signer notre pétition !

 

Merci

11/06/2009

Exigez la justice climatique à Copenhague

by PhilLee — last modified 11/06/2009 13:40

Lors du sommet sur le climat de l’ONU en décembre prochain seront prises de cruciales décisions sur le futur de la planète. Vous pouvez influencer ces décisions en faisant écouter votre voix. Lisez la suite pour savoir comment.

2009 est une année cruciale pour les militants du climat et les leaders mondiaux qui prendront des décisions à long-terme pour limiter le changement climatique et ses dangers lors du sommet sur le climat qui se tiendra à Copenhague en décembre prochain.

 

Des militants du monde entier se réuniront pour démontrer l’étendue et la force de notre sentiment sur les questions climatiques, et vous pouvez en faire partie. Nous devons dire à nos chefs et nos politiciens que nous n’accepterons pas un nouvel accord peu enthousiaste lors de leurs négociations au Danemark.

 

Il existe plein de manières de faire entendre votre voix avant et pendant le sommet sur le climat. Voici trois choses pour débuter…

 

1. Signez la pétition

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Dites à votre gouvernement que vous voulez un accord juste en signant dès maintenant notre pétition !
Elle sera transmise aux politiciens et chefs tout autour du monde. Vous pouvez suivre le progrès de la pétition, comme le nombre de personnes l’ayant signée jusqu’ici et à qui elle a été transmise, sur le blog.

Signez la pétition sur exigeonslajusticeclamatique.org

2. Envoyez votre message à la capsule du climat

climatebelly

Si vous êtes touché par le changement climatique en vous battant contre de fausses solutions (comme l’énergie nucléaire, les grands barrages hydrauliques ou les biocarburants) ou que vous êtes simplement convaincu que votre gouvernement devrait agir plus pour trouver des solutions justes au changement climatique, envoyer votre message !

 

Votre message, qui doit être sous forme d’une vidéo, d’un enregistrement audio, d’une photo, d’un dessin ou d’une lettre, sera utilisé de plusieurs manières lors des négociations sur le climat. Telle qu’une  installation, un journal spécial des Amis de la Terre, un jeu interactif et dans une section spéciale sur ce site.

 

Découvrez en plus et participez à la capsule du climat

 

flood-1.jpg3. Inondez pour la justice climatique

Le samedi 12 décembre 2009 aura lieu l’ »Inondation pour la justice climatique » à Copenhague. Au milieu des deux semaines de négociations, nous inonderons les rues de Copenhague de nos exigences pour la justice climatique.

Nous encourageons un maximum de personnes à se rendre à Copenhague, en utilisant le moyen de transport le plus écologique possible, pour prendre part au mouvement pour la justice climatique. Cet événement sera le point culminant d’une année de cyberaction, actions dans les rues et militantisme des groupes des Amis de la Terre de par le monde.

Si vous partagez notre vision des choses, venez rejoindre le spectacle du 12 décembre, lorsque nous utiliserons nos corps et nos voix pour créer un message que ceux qui prennent les décisions ne pourront ignorer : l’inondation arrive ! 

Si vous souhaitez vous joindre à nous, merci de contacter votre groupe local des Amis de la Terre pour connaître les possibilités de transport ou l’organisation d’une action locale le 12 décembre.
Vous pouvez trouver ici les informations sur le groupe le plus proche.

Si vous êtes basé en Angleterre, au Pays de Galles ou en Irlande du Nord, plus d’informations ici.    

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