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02/08/2010

L’ONU reconnaît l’eau comme droit humain

by PhilLee — last modified 02/08/2010 11:42

L’ONU reconnaît l’eau comme droit humain Le 28 juillet 2010, l’Assemblée Générale des Nations Unies a massivement adopté une résolution déclarant le droit humain à « l’eau propre et de qualité et aux installations sanitaires ».

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L’Assemblée Générale de l’ONU a adopté mercredi à New York, Etats-Unis, une résolution qui reconnaît le droit humain à l’eau propre et aux installations sanitaires, avec 122 votes pour, 41 abstentions et aucun vote contre. Des centaines de mouvements sociaux à travers le monde se réjouissent de cette décision historique. 

 

« Après plus d’une décennie de travail acharné, le mouvement global de la justice de l’eau a obtenu une victoire majeure », déclare le Conseil des Canadiens dans un communiqué de presse paru mercredi. Le Conseil des Canadiens est une organisation qui a joué un rôle crucial dans la lutte internationale pour ce droit, elle travaille pour la justice sociale, économique et environnementale au Canada et dans le reste du monde.

 

Les membres du Conseil des Canadiens ont assisté à l’Assemblée Générale de l’ONU hier. L’un d’entre eux, Anil Naidoo déclare : « cette résolution a le soutien sans faille d’une grande majorité de pays, malgré une poignée d’adversaires puissants. Elle doit maintenant être suivie par un nouvel élan pour la justice de l’eau. »

 

Cette initiative, présentée par la Bolivie avec le soutien de plus de 30 pays déclare que « le droit à une eau potable propre et de qualité et à des installations sanitaires est un droit de l'homme, indispensable à la pleine jouissance du droit à la vie » et qu’il « est très inquiétant » qu’« approximativement 884 millions de personnes n’ont pas accès à l’eau potable et que plus de 2,6 milliards n’ont pas accès aux installations sanitaires de base ». Elle sonne également l’alarme car « chaque année, environ 1,5 millions d’enfants de moins de 5 ans meurent et 443 millions de jours d’écoles sont perdus à cause de maladies liées à l’eau et aux installations sanitaires ». 

 

Les mouvements qui se battent pour le droit humain à l’eau au niveau international savent qu’ils doivent poursuivre leur travail et que la mobilisation doit continuer pour s’assurer de la mise en œuvre de la résolution. « Nous appelons à des actions sur le terrain dans les communautés à travers le monde pour s’assurer que les droits à l’eau et aux installations sanitaires sont exécutés » déclare Naidoo. « Les gouvernements, les agences internationales de développement et les Nations Unies doivent prendre leurs responsabilités au sérieux » ajoute-t-il. 

 

Plusieurs pays industrialisés ont tenté d’empêcher la résolution de passer, même s’ils se sont abstenus lors du vote, pour protéger leur image internationale. Le Royaume-Uni, le Canada, les Etats-Unis, l’Australie et la Nouvelle-Zélande font partie de ces pays. 

 

On rapporte que ces pays ont essayé de modifier le texte de la résolution pour réduire leurs futures obligations à assurer le droit humain à l’eau. 

 

La plupart des pays s’étant abstenus sont européens, ils font partie ou sont alignés sur l’Union Européenne. Les six pays africains s’étant abstenus (le Botswana, l’Ethiopie, le Lesotho, la Tanzanie et et la Zambie) sont d’anciennes colonies européennes, tout comme les deux pays des Caraïbes (Guyane et Trinidad-et-Tobago).

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