Vous êtes ici : Accueil / Ce que nous faisons / Justice económique – resister le néoliberalisme / documents les plus récents

documents les plus récents

28/03/2012

Comment les banques européennes et les financements privés profitent de la spéculation alimentaire et de l’accaparement des terres

by PhilLee — last modified 28/03/2012 10:40

Daniel Pentzlin présente « Farming Money », le dernier rapport des Amis de la Terre Europe sur les profits que les banques européennes et les financements privés retirent de la spéculation alimentaire et de l’accaparement des terres.

Farming money coverUne des causes des crises alimentaires qui ont eu lieu en 2008 et 2010/11 est la croissance considérable de la spéculation financière. Cette dernière a entraîné des prix qui ne répondaient plus exclusivement à l’offre et à la demande, mais de plus en plus aux actions des spéculateurs financiers et à la performance de leurs investissements.
 
Les entreprises, les fonds d’investissement et les fonds souverains investissent de plus en plus dans le foncier pour couvrir leurs risques, entraînant un phénomène d’accaparement des terres.
 
En janvier 2012, Les Amis de la Terre Europe a publié une étude intitulée « Farming Money ». Cette dernière montre qu’une longue liste d’institutions financières privées basées en Europe – des banques, fonds de pension et compagnies d’assurance – sont impliquées dans la transaction ou la commercialisation de produits d’investissement basés sur des contrats à terme de denrées agricoles ou autres instruments dérivés basés sur des matières premières agricoles et instruments complexes. Les plus impliquées semblent être la Deutsche Bank, la Barclays, le fonds de pension néerlandais ABP, le groupe de service financier allemand Allianz et le groupe bancaire français BNP Paribas.

Un nombre significatif d’institutions financières à travers l’Europe semblent également être impliquées directement ou indirectement dans l’accaparement des terres. Allianz dispose d’un fonds qui investit dans les terres agricoles bulgares, la Deutsche Bank investit dans des terres agricoles brésiliennes, et une filiale du groupe italien d’assurance Generali a acheté des terres en Roumanie. D’autres institutions financières ont financé des industries agroalimentaires entretenant des liens explicites avec l’accaparement de terres et la violation de droits humains, notamment ABP au Mozambique, AXA en Inde et HSBC en Ouganda.
 
L’étude recommande un ensemble de mesures clés pour réguler les marchés financiers européens et durcir la politique des entreprises en matière de services et d’investissements financiers pour les dérivés des produits alimentaires et les accords fonciers. Afin d’éviter qu’une spéculation excessive n’influence les prix alimentaires, la dérégulation qui s’est installée ces 20 dernières années doit être renversée.
 
Des plafonnements de la taille des paris que peuvent choisir les spéculateurs, appelés « limites de position », sont essentiels pour faire face à une spéculation excessive. Les propositions européennes doivent être renforcées et des capacités de surveillance améliorées doivent être introduites.
 
Les institutions financières privées, y compris les banques, les fonds de pension et les investisseurs, doivent liquider leurs positions ouvertes dans les produits financiers basés sur les denrées alimentaires et les fonds relatifs et réfréner toute activité qui n’est pas directement liée à des opérations de couverture pour les agriculteurs, les entreprises de transformation des aliments et les négociateurs commerciaux. Les gestionnaires de fonds et les fournisseurs de services financiers doivent appliquer des codes de conduite stricts concernant l’utilisation et la vente de produits financiers basés sur les denrées alimentaires et l’investissement de terrains fonciers, ainsi que des services financiers leur correspondant.
 
Lire le report « Farming Money »

27/01/2012

Les lauréats du Public Eye Award

by PhilLee — last modified 27/01/2012 15:38

Lors d’une conférence de presse à l’approche du Forum économique mondial (FEM), un géant de la banque et un géant de la construction ont été couronnés pires sociétés du monde.

vale public eye awardsLe prix du jury a été décerné à la société bancaire britannique Barclays pour la spéculation alimentaire à laquelle elle s’adonne aux dépends des populations les plus pauvres du globe. Le prix du public a été remis à Vale. 88 766 personnes ont voté en ligne.
 
Les organisateurs ont cité ces deux géants comme des exemples types de ces membres et sociétés du Forum économique mondial dont les atteintes d’ordre social et écologique révèlent le revers d’une mondialisation orientée exclusivement vers le profit.
 
En raison de ses pratiques de spéculation alimentaire, le jury d’experts a conféré le Global Award au géant bancaire britannique Barclays. Ce dernier est le plus grand spéculateur alimentaire de la planète, et fait grimper les prix des aliments aux dépends des plus pauvres. Au cours du second semestre 2010, 44 millions de personne à travers le monde ont sombré dans une pauvreté extrême en raison de l’augmentation des prix alimentaires.

« Nous souhaitons que ce prix encourage les législateurs européens à introduire des régulations strictes pour juguler la spéculation alimentaire et empêcher les banques de jouer avec les prix des aliments tandis que des milliards de personnes souffrent de la faim. Des femmes, des enfants et des personnes âgées dans le Sud global sont souvent le plus durement touchés par la spéculation alimentaire », a déclaré Amy Horton du World Development Movement, une ONG qui a nommé Barclays pour ce prix.
 
Un nombre record de participants ont voté sur Internet pour le Public Eye People Award. La majeure partie des votes (25 041) est allée à Vale, suivi de près par Tepco (24 245) et Samsung (19 014).
 
Vale est la deuxième société du Brésil, la deuxième entreprise minière au monde et le plus gros producteur mondial de minerai de fer. Les 60 années d’existence de cette société sont ternies par des abus répétés des droits humains, des conditions de travail inhumaines et une exploitation impitoyable de la nature. Vale participe actuellement à la construction du barrage de Belo Monte en Amazonie. Ce barrage aura vraisemblablement pour résultat la relocalisation forcée de 40 000 personnes qui n’ont pas voix au chapitre et ne recevront sans doute pas de compensation.

Autre lectures

16/11/2011

Les Amis de la Terre International : déclaration de soutien aux 99%

by PhilLee — last modified 16/11/2011 11:53

Les événements historiques qui se déroulent actuellement à travers le monde ont une dynamique de transformation qui enthousiasme Les Amis de la Terre International. Des soulèvements populaires en Afrique du Nord et dans la péninsule arabe aux indignados d’Europe, des campements du mouvement #occupy aux mouvements étudiants en Amérique Latine et au Royaume-Uni, des personnes du monde entier demandent une justice économique et socio-politique.

excom occupy edinburgh

Les campagnes que nous avons menées tout au long de notre histoire contre les sociétés multinationales et les politiques économiques destructrices de l’environnement ont clairement montré que nous devons obtenir la justice économique si nous voulons sauver la planète. Les inégalités criantes vécues par les 99% aujourd’hui sont la conséquence d’un système capitaliste mondialisé qui finance les industries polluantes et investit dans l’expansion militaire au lieu de garantir des économies saines et équitables et des services sociaux fiables. Ce système a engendré une destruction environnementale qui sera léguée à nos enfants ainsi qu´aux nombreuses générations suivantes.

 

C´est principalement au niveau local que les Amis de la Terre International luttent pour la justice environnementale. Que nous défendions les droits et les moyens de subsistance des personnes en Ogoniland, en Palestine, en Irlande ou au Honduras, nous sommes unis dans le combat contre l’injustice économique et la cupidité des entreprises. Pour la survie de nos communautés et de notre environnement, nous appelons à une transformation en profondeur du système économique et politique mondialisé qui existe actuellement.

 

des inégalités croissantes

Partout dans le monde, la crise économique galopante prive des personnes de leurs moyens de subsistance et de leur sécurité sociale. De plus, nombreux sont celles et ceux qui souffrent des impacts d’autres crises en cours: crises alimentaires, pénuries d’eau, destruction des forêts et de la biodiversité, crise énergétique et climatique. Chacune de ces crises est le fruit d’un système économique qui favorise la marchandisation, la privatisation et la surconsommation de nos ressources naturelles communes. Nous constatons aujourd’hui à quel point ces crises exacerbent les inégalités socio-économiques à l’échelle planétaire.

 

Nous pensons en outre que les inégalités économiques croissantes au cœur de nos sociétés s’accompagnent d’inégalités croissantes au sein du pouvoir politique. Nous vivons pour la plupart dans des systèmes politiques passifs et brisés. L’influence des grandes entreprises est telle que la majorité des institutions de gouvernance à l’échelle nationale et mondiale ont été prises en otage par les lobbyistes d’entreprise. Les institutions démocratiques mondiales devraient par définition servir les intérêts des personnes, et ce faisant protéger notre environnement. Mais si nos institutions démocratiques ne représentent pas l’intérêt commun, si nos institutions de gouvernance à l’échelle nationale et mondiale sont contrôlées par des intérêts privés, alors nous devons descendre dans la rue et exiger que ce système change. Aujourd’hui, la transformation de notre monde commence par la mobilisation et l’appel à un réel changement systémique.

 

un système alternatif

Nous ne pouvons pas nous attendre à ce que le même modèle de marché mondial à l´origine du changement climatique, de la destruction de l’environnement et de la pauvreté, soit celui qui résolve les problèmes auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui. Ensemble, nous devons renforcer notre résistance à ce système. Nous devons travailler en vue de créer de nouveaux modèles économiques qui encouragent la prospérité collective, l’équité sociale et une réelle durabilité environnementale. Nous sommes fermement convaincus qu’il faut créer un système alternatif qui s’appuie sur la justice environnementale et la justice économique. Nous devons créer des économies qui génèrent non pas des profits mais la vie.

 

Nous vivons une situation d’urgence. Les Amis de la Terre International, ensemble avec d’autres organisations alliées du mouvement social, reconnaissent dans les combats des 99%, leurs propres combats. Nous offrons notre solidarité et notre soutien à ce mouvement que nous rejoignons de tout cœur.

 

Mobilisation, résistance et transformation !

21/10/2011

Les Amis de la Terre Sri Lanka obtient la réduction de la teneur en plomb de la peinture

by PhilLee — last modified 21/10/2011 11:05

Les Amis de la Terre Sri Lanka fête une victoire remportée récemment devant les tribunaux qui est appelée à réduire considérablement la quantité de plomb présente dans les peintures fabriquées et importées au Sri Lanka.

Les autorités chargées de la protection des consommateurs au Sri Lanka a fixé des consignes pour les fabricants et les importateurs de peinture concernant la teneur en plomb de leurs produits. Le Sri Lanka est l’un des pays où le niveau de plomb est le plus élevé.

 

Les autorités chargées de la protection des consommateurs ont publié les normes pour le plomb dans les peintures en réponse à la demande de droit fondamental déposée à la Cour suprême par le Centre pour la justice environnementale/les Amis de la Terre Sri Lanka. Hemantha Withanage, le directeur administratif du Centre pour la justice environnementale s’est exprimé sur cette victoire :

 

"Ces nouvelles normes sont une satisfaction pour les consommateurs qui sont contaminés chaque instant par des produits toxiques inconnus présents au sein de produits comme les peintures décoratives de leurs maisons, de leurs écoles et de leurs lieux de travail."

 

La réglementation dicte qu’aucun fabricant, importateur, emballeur, distributeur ou négociant ne doit fabriquer, importer, utiliser ou distribuer, emballer, stocker, vendre ou afficher, mettre en avant ou proposer à la vente de gros ou au détail des peintures qui ne sont pas en conformité avec le niveau de teneur totale en plomb spécifiée par la

 

Sri Lanka Standard Institution en la matière. Le contenu maximum de plomb autorisé est de :
90 mg/Kg pour les jouets et accessoires pour enfants (soluble dans l’acide chlorhydrique), 600 mg/kg pour les peintures émail, 90 mg/kg pour les peintures d’extérieur à émulsion, 90 mg/Kg pour les peintures d’intérieur à émulsion et 600 mg/Kg pour les peintures des sols.

 

Avec cette demande, Hemantha Withanage souhaitait que les autorités chargées de la protection des consommateurs et d’autres encore formulent des règles adéquates forçant les fabricants et les distributeurs à être en conformité avec les normes internationales en matière de plomb dans la peinture afin de tenir compte des répercussions sur la santé de l’ajout de plomb dans les peintures.

 

La présence de plomb dans la peinture est hautement toxique et particulièrement dangereuse pour les enfants.

 

Le phénomène touche 40 millions d’enfants à travers le monde, 97% d’entre eux vivant dans des pays en voie de développement.

02/12/2010

Le palmarès des « pires lobbyistes » européens 2010

by PhilLee — last modified 02/12/2010 14:14

RWE (npower), Goldman Sachs et le groupe de lobbying financier de produits dérivés ISDA ont reçu l'honneur douteux d'être désignés les « pires lobbyistes » européens de 2010. Les résultats des doubles catégories, climatique et financière, du Prix du pire lobbyiste européen de l'année 2010 ont été révélés aujourd'hui lors d'une cérémonie qui a eu lieu à l'extérieur du bureau d'ISDA à Bruxelles.

worst eu lobbying award 2

Des citoyens de l'Europe entière ont participé à un vote public en ligne pour les nominés climatiques et financiers les plus méritants. Les électeurs ont envoyé le message clair à Maroš Šefčovič, Commissaire européen en charge de la transparence et de l'éthique, qu'il est urgent de procéder à un nettoyage significatif du lobbying à Bruxelles et qu'il est temps que la Commission européenne fasse primer l'intérêt public sur les intérêts commerciaux des grandes entreprises.

Dans la catégorie climatique, la filiale du géant énergétique allemand RWE, npower, nominée pour ses prétentions à être verte tout en continuant son lobbying afin de maintenir ses centrales énergétiques à charbon et ses installations pétrolières ouvertes, a remporté le prix avec 58% des votes. BusinessEurope, nominée pour son lobbying agressif afin de bloquer une action climatique efficace au niveau européen tout en prétendant soutenir l'initiative pour protéger le climat, a pris la seconde place avec 24% du nombre total des votes. Enfin Arcelor-Mittal, le « grand profiteur » de l'industrie sidérurgique, est arrivé en troisième position avec 18% des votes.

Nina Katzemich, s'exprimant au nom des organisateurs du Prix 2010 du Pire lobbyiste européen, déclare : « Ce prix illustre à quel point les gens, à travers toute l'Europe, sont fatigués des pratiques fallacieuses de lobbying utilisées par les grandes entreprises en matière de régulation climatique. RWE prétend être verte alors qu'elle a mis en œuvre tous les blocages possibles pour maintenir ses centrales énergétiques, très sales, ouvertes, faisant passer ses profits avant l'intérêt général. Si la Commission européenne est sérieusement déterminée à contrer le changement climatique, elle doit cesser d'écouter les entreprises de manière disproportionnée. Elle peut prendre un nouveau départ - maintenant, à Cancun. »

Dans la catégorie financière, Goldman Sachs et le groupe de lobbying financier de produits dérivés ISDA, nominés pour leur lobbying agressif afin de défendre leurs « outils financiers de destruction massive » sont arrivés en tête avec 59% des voix. La Banque royale d'Ecosse (23%) est arrivée en deuxième position, nominée pour son lobbying secret à Bruxelles et pour son exploitation de contacts internes. Enfin les lobbys financiers de l'industrie des fonds d'investissement et de couverture AIMA and EVCA (18%) ont pris la troisième place, nominés pour leur lobbying mensonger afin de bloquer la régulation de la spéculation destructive dans le secteur financier.

Paul de Clerck, coordinateur de la campagne Responsabilité des entreprises pour Les Amis de la Terre International explique :
« Malgré la crise sans précédent qui a suivi le krach financier, le lobbying massif des grandes banques et des sociétés d'investissement continue à retarder et à affaiblir très sérieusement les réformes de régulation, qui sont pourtant plus que jamais nécessaires. Alors que beaucoup de gens à travers le monde souffrent de conséquences terribles, les lobbyistes industriels bloquent toutes les mesures qui seraient susceptibles de limiter les profits massifs engendrés par les banques. Ceci est tout à fait inacceptable. Nous appelons la Commission européenne à mettre fin à l'accès privilégié qui est accordé aux grandes industries, par exemple en limitant leur accès aux groupes de conseil européens sur les futurs projets de régulation financière. »

Le Prix entre dans le cadre d'une campagne en cours pour dénoncer et faire face aux tactiques de lobbying fallacieuses et l'accès privilégié qui ont des conséquences sur les prises de décision européennes.
Pour plus d'informations sur les nominés de cette édition et pour suivre les prochains développements, consultez : www.worstlobby.eu

09/06/2010

La taxe Robin des Bois

by PhilLee — last modified 09/06/2010 12:07

Soutenez la campagne pour prélever une infime taxe auprès des banquiers, qui pourait rapporter des milliards pour lutter contre la pauveté et le changement climatique partout dans le monde.

robin-hood-mask

La taxe Robin Hood (Robin des Bois) est une taxe très légère qui, si elle était prélevée auprès des banques et des autres institutions financières, rapporterait des milliards pour lutter contre la pauveté et le changement climatique chez nous et aileurs.

 

Elle peut commencer à un taux aussi bas que  0.005 pour cent – et en moyenne 0.05 pourcent. Mais comme elle s'applique aux milliards de dollars, livres, euros et yen qui valsent à travers le système financier globalisé chaque jour par le biais de transactions telles que le marché des changes, le marché des titres dérivés etc, elle peut rapporter des centaines de milliards de livres chaque année.


Agissez dès maintenant!

A quoi s'appliquerait-elle?

 La taxe consisterait en prélèvements sur les transactions d’actions cotées en bourse, d’obligations, de devises, et de produits dérivés (y compris les contrats à terme et les options sur actions, sur taux, sur devises et sur marchandises). Elle pourrait s’appliquer aux transactions d’actions cotées en bourse, aux contrats à terme et à tout autre mécanisme établi par les acteurs des marchés financiers dans le but de réaliser des opérations boursières.

 

Elle serait limitée aux trasactions entre acteurs des marchés financiers. Les transactions ordinaires des consommateurs, telles l’achat de biens et services, les chèques de paie, et les transactions transfrontalières, ne seraient pas assujettis à la taxe Robin des bois. Les prêts interbancaires à court terme et les opérations des banques centrales seraient également exclus du champ de la taxe Robin des Bois.

 

Qui est pour?

Angela Merkel (la Chancellière allemande) et Nicolas Sarkozy (le Président français) ont tous deux exprimé leur soutien à une taxation des transactions financières.

 

Un tas de grandes pointures du monde des affaires sont pour également. Lord Turner (le chef de la direction des services financiers britanniques), George Soros (le philanthrope) et Warren Buffet (un extraordinaire businessman des USA) se sont tous prononcés pour la taxation des transactions. Et des centaines d'économistes sont aussi pour cette idée.

 

Ce n'est pas une folle chimère. C'est une idée simple et brillante qui transcende les partis politiques et qui – avec votre aide – peut devenir réalité.

 

Agissez!

Merci de signer la pétition sur le site internet des Amis de la Terre  Europe afin de demander aux Ministres des Finances et aux Gouverneurs des Banques Centrales du  Groupe des Vingt (G-20) de soutenir la taxe.

 

Pour agir et en savoir plus

28/05/2010

La Banque Mondiale doit mettre un terme au business polluant

by PhilLee — last modified 28/05/2010 12:30

Une assemblée de la Banque Mondiale à Bruxelles le 27 mai était le point de mire des activistes qui ont réclamé qu'elle mette un terme au financement de projets liés aux carburants fossiles.

Brussels against WB and its lending to ESKOM-1

Les activistes se sont rassemblés devant le lieu de réunion dans lequel des banquiers, des officiels de l'UE, des représentants du monde de l'industrie et d'autres acteurs concernés discutaient de l'avenir des prêts de la Banque en matière d'énergie. Ils ont joué une « comédie noire » pacifique et montré des contrats « sales » pour du soi-disant charbon propre, afin de dénoncer les impacts désastreux des financements accordés par la Banque en matière de changement climatique et sur les plus populations les plus pauvres du monde. Par après, des représentants de la société civile sont entrés pour prendre part à la consultation. 

 

La Banque Mondiale a consacré des fonds importants à des investissements dans les carburants fossiles, en particulier des projets d'envergure autour du charbon. Entre 2007 et 2009, les fonds consacrés par la Banque Mondiale aux carburants fossiles ont augmenté de 22%. Depuis 2007, la Banque Mondiale a fourni 6,6 milliards de dollars pour le développement de centrales énergétiques à base de charbon. Cette stratégie coince les pays en développement dans des modèles énergétiqes intensifs en carbone pour des décennies, au lieu de  les aider à faire la transitions vers des modes de production d'énergie soutenables.

 

Le dernier exemple en date de prêt de la Banque Mondale portant préjudice au climat, est le projet Eskom en Afrique du Sud, auquel la Banque Mondiale a consenti un prêt de 3.75 milliards de dollars en avril. La plus grande partie de ces fonds sera utilisée pour la construction de la centrale électrique de Medupi, l'une des centrales au carbon les plus grandes et les plus polluantes au monde. Plus de 165 groupes de la société civile et quelques gouvernements se sont opposés au prêt consenti par la Banque Mondiale à Eskom, en raison de ses effets désastreux sur le climat et l'environnement, et parce qu'il bénéficiera principalement à d'importantes entreprises multinationales étrangères au détriment des Sud Africains, et perpétuera un grave apartheid en matière d'énergie dans le pays.

 

Brussels against WB and its lending to ESKOM-2

Anne-Sophie Simpère des Amis de la Terre France a déclaré:

 

"La Banque Mondiale devrait profiter de la révision de sa stratégie en matière dénergie pour arrêter de financer des projets liés aux carburants fossiles et rediriger ses  investissements vers des sources d'énergie renouvelable et vers l'efficacité énergétique. La Banque Mondiale doit tenir compte dans sa politique de prêts des besoins des communautés locales et de l'impérieuse nécessité de combattre le bouleversement climatique au niveau planétaire."

 

Des manifestations similaires se sont déroulées en Afrique du Sud et aux Etats-Unis. 

 

Pour plus d'information

Pour lire le communiqué de presse complet des Amis de la Terre Europe cliquez ici

Pour lire un rapport sur l'implication de la Banque Mondiale auprès du producteur d' énergie Sud Africian Eskom

 
Actions sur le document