Vous êtes ici : Accueil / Ce que nous faisons / Justice económique – resister le néoliberalisme / documents les plus récents / 2010 / Mai / 28 / La Banque Mondiale doit mettre un terme au business polluant

La Banque Mondiale doit mettre un terme au business polluant

by PhilLee — last modified 28/05/2010 12:30

Une assemblée de la Banque Mondiale à Bruxelles le 27 mai était le point de mire des activistes qui ont réclamé qu'elle mette un terme au financement de projets liés aux carburants fossiles.

Brussels against WB and its lending to ESKOM-1

Les activistes se sont rassemblés devant le lieu de réunion dans lequel des banquiers, des officiels de l'UE, des représentants du monde de l'industrie et d'autres acteurs concernés discutaient de l'avenir des prêts de la Banque en matière d'énergie. Ils ont joué une « comédie noire » pacifique et montré des contrats « sales » pour du soi-disant charbon propre, afin de dénoncer les impacts désastreux des financements accordés par la Banque en matière de changement climatique et sur les plus populations les plus pauvres du monde. Par après, des représentants de la société civile sont entrés pour prendre part à la consultation. 

 

La Banque Mondiale a consacré des fonds importants à des investissements dans les carburants fossiles, en particulier des projets d'envergure autour du charbon. Entre 2007 et 2009, les fonds consacrés par la Banque Mondiale aux carburants fossiles ont augmenté de 22%. Depuis 2007, la Banque Mondiale a fourni 6,6 milliards de dollars pour le développement de centrales énergétiques à base de charbon. Cette stratégie coince les pays en développement dans des modèles énergétiqes intensifs en carbone pour des décennies, au lieu de  les aider à faire la transitions vers des modes de production d'énergie soutenables.

 

Le dernier exemple en date de prêt de la Banque Mondale portant préjudice au climat, est le projet Eskom en Afrique du Sud, auquel la Banque Mondiale a consenti un prêt de 3.75 milliards de dollars en avril. La plus grande partie de ces fonds sera utilisée pour la construction de la centrale électrique de Medupi, l'une des centrales au carbon les plus grandes et les plus polluantes au monde. Plus de 165 groupes de la société civile et quelques gouvernements se sont opposés au prêt consenti par la Banque Mondiale à Eskom, en raison de ses effets désastreux sur le climat et l'environnement, et parce qu'il bénéficiera principalement à d'importantes entreprises multinationales étrangères au détriment des Sud Africains, et perpétuera un grave apartheid en matière d'énergie dans le pays.

 

Brussels against WB and its lending to ESKOM-2

Anne-Sophie Simpère des Amis de la Terre France a déclaré:

 

"La Banque Mondiale devrait profiter de la révision de sa stratégie en matière dénergie pour arrêter de financer des projets liés aux carburants fossiles et rediriger ses  investissements vers des sources d'énergie renouvelable et vers l'efficacité énergétique. La Banque Mondiale doit tenir compte dans sa politique de prêts des besoins des communautés locales et de l'impérieuse nécessité de combattre le bouleversement climatique au niveau planétaire."

 

Des manifestations similaires se sont déroulées en Afrique du Sud et aux Etats-Unis. 

 

Pour plus d'information

Pour lire le communiqué de presse complet des Amis de la Terre Europe cliquez ici

Pour lire un rapport sur l'implication de la Banque Mondiale auprès du producteur d' énergie Sud Africian Eskom

 
Actions sur le document