Les lauréats du Public Eye Award

by PhilLee — last modified 27/01/2012 15:38

Lors d’une conférence de presse à l’approche du Forum économique mondial (FEM), un géant de la banque et un géant de la construction ont été couronnés pires sociétés du monde.

vale public eye awardsLe prix du jury a été décerné à la société bancaire britannique Barclays pour la spéculation alimentaire à laquelle elle s’adonne aux dépends des populations les plus pauvres du globe. Le prix du public a été remis à Vale. 88 766 personnes ont voté en ligne.
 
Les organisateurs ont cité ces deux géants comme des exemples types de ces membres et sociétés du Forum économique mondial dont les atteintes d’ordre social et écologique révèlent le revers d’une mondialisation orientée exclusivement vers le profit.
 
En raison de ses pratiques de spéculation alimentaire, le jury d’experts a conféré le Global Award au géant bancaire britannique Barclays. Ce dernier est le plus grand spéculateur alimentaire de la planète, et fait grimper les prix des aliments aux dépends des plus pauvres. Au cours du second semestre 2010, 44 millions de personne à travers le monde ont sombré dans une pauvreté extrême en raison de l’augmentation des prix alimentaires.

« Nous souhaitons que ce prix encourage les législateurs européens à introduire des régulations strictes pour juguler la spéculation alimentaire et empêcher les banques de jouer avec les prix des aliments tandis que des milliards de personnes souffrent de la faim. Des femmes, des enfants et des personnes âgées dans le Sud global sont souvent le plus durement touchés par la spéculation alimentaire », a déclaré Amy Horton du World Development Movement, une ONG qui a nommé Barclays pour ce prix.
 
Un nombre record de participants ont voté sur Internet pour le Public Eye People Award. La majeure partie des votes (25 041) est allée à Vale, suivi de près par Tepco (24 245) et Samsung (19 014).
 
Vale est la deuxième société du Brésil, la deuxième entreprise minière au monde et le plus gros producteur mondial de minerai de fer. Les 60 années d’existence de cette société sont ternies par des abus répétés des droits humains, des conditions de travail inhumaines et une exploitation impitoyable de la nature. Vale participe actuellement à la construction du barrage de Belo Monte en Amazonie. Ce barrage aura vraisemblablement pour résultat la relocalisation forcée de 40 000 personnes qui n’ont pas voix au chapitre et ne recevront sans doute pas de compensation.

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