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Halliburton USA

Halliburton, le géant US de l'énergie entend bien réaliser des profits impressionnants à partir de la libéralisation des services aux termes des accords de l'OMC sur l'AGCS et dans la région de Libre-Echange des Amériques. L'influence que Halliburton exerce sur les négociations du GATS par l'intermédiare de ses connections avec le poids lourd des groupes de pression du secteur des industries des services, en l'occurrence The United States Coalition of Services Industries est soutenue par ses relations très étroites avec l'administration Bush.

 

Avec des revenus annuels dépassant 13 milliards de dollars US en 2001 et 85.000 employés dans le monde entier, Halliburton est un géant dans le secteur industriel du pétrole. Ses opérations globales - construction et forages pétroliers, pipelines, raffineries et plateformes d'exportation - font la deuxième plus grande compagnie mondiale en matière de services pétroloiers. Mais Halliburton n'est pas juste qu'une force importante dans l'industrie des combustibles fossiles. Ses pratiques commerciales ont été fortement critiquées. La compagnie a été accusée de dommages occasionnés à l'environnement et de faire des affaires avec des individus convaincus de violations de droits de l'homme. En outre, Halliburton vient de réaliser le raffinement en matière de délit d'initié dans son méga contrat avec l'armée américaine pour reconstruire le secteur pétrolier en Irak.


des complicités au sein de l'omc

L'adresse dont fait preuve Halliburton dans ses trafics d'influence n'est pas seulement dû au fait que son ancien DG, Dick Cheney soit maintenant vice-président des Etats-Unis. Cette compagnie occupe une position centrale comme représentant principal du secteur de l'énergie au sein du Comité consultatif commercial des industriels américains sur les services (USTR). Halliburton a été également l'un des acteurs principaux des milieux d'affaires ayant encouragé la libéralisation dans les services de l'énergie dans le cadre de l'accord général de l'OMC sur le commerce dans les services (GATS).


En 1999, les sociétés d'énergie des USA ont fondé la coalition de services d'énergie (ESC) pour favoriser des négociations du GATS sur l'énergie. E. Joseph Hillings, vice-président d'Enron et Donald A. Deline, un directeur de Halliburton avaient conjointement présidé la coalition. Halliburton est également membre du puissant groupe de pression du secteur tertiaire américain des services, la Coalition US des Industries du secteur des services (USCSI).


La position officielle de l'USTR sur l'énergie est pratiquement celle avancée par l'industrie US par l'intermédiaire de la Coalition US des Industries du secteur des services (USCSI). Il en va de même pour la proposition relative à la création d'une catégorie entièrement nouvelle sur l'énergie au sein du GATS pour couvrir tout le secteur de l'énergie, en allant des forages et des pipelines au raffinage et à la distribution de l'électricité. Les négociations du GATS dans les services de l'énergie pourraient fournir à des multinationales étrangères comme Halliburton un accès plus grand à l'industrie pétrolière dans tous les pays ayant pris des engagements dans les négociations.


L'USCSI se vante d'avoir joué "un rôle important dans la formation" de l'accord de l'OMC sur l'AGCS et elle est soutenue dans cette attitude par le Dr. Supachai Panitchpakdi, le directeur général de l'OMC, qui a déclaré que l'USCI, "avec son réseau global étendu et ses influences au niveau mondial. a contribué à faire avancer et à sécuriser les intérêts de ses membres, d'une manière primordiale, en influencant la politique des USA et en faissant la promotion des intérêts américains au sein des forum internationaux, assurant de ce fait la libéralisation globale progressive des marchés".


Halliburton a été également impliquée dans des rapport d'affaires avec des dictatures corrompues. Le plus notable est le cas de la Birmanie pendant les années 90 où la compagnie et ses filiales ont fourni leurs services pour deux gazoducs controversés malgré les nombreuses violations de droits de l'homme commises par les militaires birmans. Halliburton fait également l'objet d'une enquête conduite par la Commission du Congrès américain sur la Sécurité et les Echange concernant ses pratiques en matière de comptabilité vers la fin des années 90, alors que Cheney était aux commandes de la société.


le mercantilisme de guerre

Les étroites relations de la compagnie avec l'administration Bush et les militaires américains ont également provoqué une polémique. La passation récente d'un contrat entre le gouvernement des USA d'une valeur de 7 milliards de dollars et la filiale de Halliburton Kellogg Brown & Roots (KBR) pour l'exploitation des gisements de pétrole en Irak a fait l'objet d'un examen minutieux et intense, particulièrement à cause des relations de la compagnie avec le vice-président Cheney. Halliburton eu le contrat sans procédure d'appel d'offre concurrentielle basée sur sa capacité à mener un plan opérationnel que la compagnie a rédigé ellemême pour les militaires américains.


la polémique autour de camisea

Récemment, les activités globales de Halliburton se sont étendues à une participation au projet de Camisea. Un projet d'extraction de gaz, de construction d'un pipeline et d'exportation fortement destructeur dans des zones écologiquement sensibles du Pérou, où vivent des populations indigènes. Le projet de 1,5 milliard de dollars extraira le gaz à partir de la réserve de Nahua-Kugapakori, mise en place initialement pour protéger les peuples indigènes nomades qui ont eu très peu ou pas du tout de contact avec le monde extérieur. Halliburton a également été à la tête des grandes entreprises cherchant à développer une borne d'exportation pour le gaz dans la zone-tampon de Paracas au Pérou, dans un secteur protégé par la convention Ramsar sur les zones humides. Le secrétariat de la convention Ramsar a récemment écrit au gouvernement du Pérou et à plusieurs institutions financières internationales les alertant que l'emplacement de la borne d'exportation dans Paracas est en violation avec la convention. Pourtant Halliburton ne souhaite pas renoncer à ses plans, et continue à poursuivre son projet dans ces zones vierges que beaucoup de gens appellent leur maison.


une sale histoire

Fournir à des grandes entreprises comme Halliburton des droits d'opération accrus soulève beaucoup de questions vus le passif environnemental et social de cette multinationale. Halliburton a admis que l'une de ses filiales étrangères a versé 2,4 millions de dollars à un officiel d'une compagnie gouvernementale nigériane en 2002 afin d'obtenir un traitement fiscal favorable. Présentement, une investigation judiciaire française examine des allégations relative à la participation de Halliburton dans une opération massive de corruption relative au développement d'un gisement de gaz au Nigéria vers la fin des années 90.


pour plus d'informations:

War Profiteers website: www.warprofiteers.com/ "Enron-Style Corporate Crime and Privatization: A Look at the U.S. Coalition of Service Industries", www.polarisinstitute.org


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