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waterprivatization

uruguay: à la recherche d'une protection constitutionelle pour l'eau

En 1992, le public uruguayen s’était massivement prononcé contre la privatisation des services publics dans un référendum organisé par les mouvements sociaux. Ce message clair et pertinent envoyé au gouvernement, aux institutions financières internationales et aux compagnies multinationales qui poussaient pour la privatisation est devenu un point de repère dans l’histoire du pays et un exemple à suivre pour plusieurs mouvements sociaux dans toute l’Amérique Latine.


Cependant dix ans après cette victoire, le gouvernement est de nouveau tenté par la vente des services publics avec le but avoué de "sauver" le pays de la crise financière qui a suivi la faillite du néolibéralisme dans la région. L’eau est donc "prête" a être vendue et tous les paquets que le gouvernement uruguayen offrira dans le contexte des négociations sur les services en cours au sein de l’Organisation Mondiale du Commerce et de la Zone de Libre Echange des Amériques (FTAA) sont susceptibles d’inclure la distribution de l’eau potable et l’extraction en gros de l’eau.


La privatisation de l’eau en Uruguay dans la province de Maldonado a eu de très mauvais impacts comme la hausse des prix et des fautes techniques. Les tentatives de privatisation de l’eau dans les pays voisins ont été aussi désastreuses. Dans la province argentine de Santa Fe où une succursale de la Suez a repris les services de l’eau et de l’assainissement en 1995, les populations locales ont assisté à une hausse des prix, à un processus de contrôle de plus en plus, opaque et à la négligence des intérêts des actionnaires locaux.


Les mouvements sociaux, comme les syndicats des travailleurs des eaux, les fermiers, la Neighborhood Association in Defence of Water, REDES / les Amis de la Terre Uruguay et le Programme Uruguay Durable ont lancé une campagne nationale visant à protéger l’eau de la privatisation. Ce groupe fait la promotion d’un amendement constitutionnel qui contribuerait à assurer que l’eau soit reconnue comme un bien public et un droit de l’homme fondamental qui doit faire l’objet d’une gestion durable. Si la campagne arrive à réunir les 250.000 signatures nécessaires, l’amendement sera voté durant les élections nationales en 2004.


Entre-temps, REDES continue d’organiser des formations sur les cycles hydrauliques et l’aménagement des bassins ainsi que les sessions de stratégie sur les alternatives pour une gestion durable des eaux continentales de l’Uruguay.

 

Pour plus d’informations:

FoE Uruguay: www.redes.org.uy (espagnol)

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