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24/03/2011
norvège : suspension des forages pétroliers
Les Amis de la Terre Norvège fête la décision du gouvernement norvégien, malgré la forte pression de l’industrie pétrolière, de reporter l’activité pétrolière dans les îles des Lofoten, Vesterålen et Senja au nord du pays.
Cette décision, prise le 11 mars, constitue la priorité de campagne du mouvement écologiste norvégien depuis de nombreuses années en raison de la sensibilité environnementale de cette zone située juste au dessus du cercle arctique. Ce lieu est une aire de reproduction pour des espèces marines de plus en plus menacées, comme la morue.
Outre la pression exercée par les écologistes et les pêcheurs locaux, le ministère impliqué dans cette décision a mentionné comme facteur déterminant la marée noire causée par le Deepwater Horizon dans le Golfe du Mexique l’année dernière.
« La probabilité qu’un tel accident survienne est mince, mais les conséquences seraient gigantesques », a déclaré le ministre de l’environnement Erik Solheim.
Interrogé sur cette victoire, Lars Haltbrekken des Amis de la Terre Norvège a expliqué :
« Nous sommes très heureux que le gouvernement ait décidé de ne pas lancer une étude d’évaluation des impacts de l’exploration pétrolière au large des Lofoten et de Vesteraalen du vivant de ce parlement.
Nous-mêmes et bien d’autres avions de longue date tiré la sonnette d’alarme sur les activités pétrolières dans ces régions vulnérables, étant donnés les stocks de poissons et le milieu biologique marin.
Malgré cela, nous savons que la question reviendra sur le tapis en 2014 dans les Lofoten et à Vesteraalen, ainsi que dans les lieux de pontes clés (pour la morue) au large de la région (voisine) de Moere. »
13/12/2010
Le tribunal dit « non » à la mine d’or de Crucitas
Les Amis de la Terre Costa Rica se réjouissent d’un récent décret de la cour suprême qui a jugé invalide le permis pour une mine d’or à ciel ouvert dans la ville de Las Crucitas.
Les Amis de la Terre Costa Rica, de paire avec d’autres organisations écologiques et les résidents de Las Crucitas, mènent campagne depuis 17 ans contre l’ouverture à l’exploitation minière de la région de la frontière nord.
Au cours de cette période, ils ont été à l’initiative de multiples procédures judiciaires, ont manifesté devant la mine et devant le parlement et sont allés jusqu’à mener des grèves de la faim.
La région, située au nord près de la frontière avec le Nicaragua, qui présente une riche biodiversité, héberge des espèces d’arbres en voie de disparition ainsi que le grand ara vert. Elle était soi-disant protégée par les lois strictes de protection de l’environnement du Costa Rica. Cependant, en 2008, le président de l’époque, Oscar Arias, annula ces lois en déclarant que l’exploitation minière de Las Crucitas présentait un intérêt national. C’est ainsi que l’opposition à la mine se poursuivit.
La méthode d’exploitation à ciel ouvert que l’entreprise projetait de mettre en œuvre implique l’utilisation du cyanure et représente l’une des pratiques industrielles les plus destructrices. Elle est tellement dangereuse qu’en mai 2010, le Parlement européen a publié une résolution sur l’interdiction générale de l’utilisation des technologies reposant sur l’exploitation minière au cyanure.
Une avancée vit le jour lorsque le mandat présidentiel d’Oscar Arias toucha à sa fin au début de l’année 2010 ; les groupes opposés à la mine adressèrent alors leur pétition à la nouvelle présidente Laura Chincilla afin qu’elle abroge le décret d’intérêt national.
En conséquence de cela, l’affaire retourna devant le tribunal et le décret d’intérêt national fut jugé invalide, tout comme le contrat d’exploitation minière. Le tribunal ordonna également que l’ancien président et le ministre de l’environnement fassent l’objet d’une enquête pour avoir approuvé un décret affirmant que la mine d’or à ciel ouvert représentait un intérêt public. Le tribunal a découvert, étant donné que les études écologiques étaient incomplètes, que la signature du décret de la main d’Oscar Aria n’était pas légale.
Javier Baltodano, des Amis de la Terre Costa Rica, commente ce verdict :
« C’est une victoire pour la Terre, la Nature, et notre mouvement a toujours senti la présence de la Fédération à ses côtés. »
Malheureusement, le combat n’est pas terminé puisque la compagnie minière canadienne a fait appel et pourrait demander un arbitrage international.
Javier Baltodano est convaincu que la compagnie n’a pas de dossier et devrait quitter le pays dans les meilleurs délais :
« L’ancien président Oscar Arias était responsable, et c’est lui qu’il faut accuser si la compagnie minière porte plainte », explique-t-il, se référant à l’accord de libre-échange signé par le Costa Rica avec le Canada, et qui laisse la porte ouverte à ce genre de plaintes.
« La société est responsable car elle a poursuivi le projet malgré les réglementations claires qui s’y opposaient. Elle a continué, avec le soutien des politiques, et ce sont eux qui doivent répondre si la compagnie porte plainte, pas l’Etat costaricain. »
Baltodano cite divers référendums qui ont eu lieu au fil des années, et précise que 98% des Costaricains s’opposent à ce type de projet d’extraction. Lorsque la décision sera définitive, les Costaricains « enlèveront un poids de nos épaules », conclue-t-il.

