Soutenez-nous

Faire un don

Notre lettre d'information

Abonnez-vous

Contactez-nous

Par email

Par la poste

Suivez-nous ...

Twitter realfacebook Google+
flickr badgeyou-tube

 

 

rain

sri lanka: à qui appartient la pluie?

Le roi Parakramabahu de Sri Lanka (1164 – 1167) connaissait la vraie valeur de l’eau. Il a crée une civilisation toute entière basée sur des systèmes d’irrigation hautement complexes, pour stocker, distribuer et gérer l’eau pour l’agriculture, la boisson, l’assainissement et le paysagisme.


Ce système hydraulique basé sur l’irrigation sera négativement affecté quand le pays sera investi par des envahisseurs étrangers qui ont introduit la culture du thé, du caoutchouc de la noix de coco et du café. Le défrichement des espaces de forêts auquel il a fallu procéder pour permettre ces activités a eu des impacts négatifs sur les eaux de surface, les eaux de ruissellement et les cours des fleuves. Comme les agriculteurs s’étaient tournés vers une agriculture dépendante des pluies, le système traditionnel de gestion de l’eau tomba en désuétude.

Aujourd’hui à cause du changement climatique, l’eau de pluie ne suffit plus à elle seule à faire pousser les cultures dans les zones les plus arides de Sri Lanka . La mauvaise gestion humaine, la dégradation des cascades et la pollution des eaux viennent s’ajouter aux graves pénuries d’eau auxquelles le pays fait face. Toute la pluie se concentre presque sur la courte période de la saison de la mousson entre octobre et janvier. Près de la moitié des eaux de pluies ruissellent en pure perte vers la mer. Les Amis de la terre Sri Lanka croit que ces problèmes peuvent être résolus par la reprise des systèmes traditionnels d’irrigation, de gestion et de stockage de l’eau. Il faudrait aussi se pencher sur la pollution des eaux. Quant au gouvernement, il est plus intéressé par la mise en œuvre d’une méthode de facturation de l’eau afin de satisfaire les intérêts des organisations internationales et des banques de développement multilatéral.


La nouvelle politique du gouvernement en matière d’eau que la Banque Asiatique de Développement l’a aidé à formuler, transfère la propriété des ressources en eau du peuple au gouvernement. Alors que les droits des grosses compagnies sont protégés, les petits utilisateurs vont être facturés avec des taux plus élevés. Compte tenu des expériences des autres pays nous sommes plutôt sceptiques que celui-ci puisse être le moyen d’assurer un meilleur avenir pour les eaux du Sri Lanka.

 

ELF/ Les Amis de la Terre Sri Lanka a informé le public par le biais des média à propos des implications de la nouvelle politique en matière d’eau. La grogne a commencé par croître obligeant le gouvernement à révisé sa politique. Mais la nouvelle politique est toujours problématique. Nous avons organisé des réunions publiques pour discuter des droits, de l’interférence potentielle des organisations multinationales, du manque d’attention en ce qui concerne la pollution des eaux, du principe de facturer l’accès à l’eau et de la probabilité d’une privatisation de l’eau dans l’avenir vu le contenu de la nouvelle politique. Le gouvernement a promis de prendre ces considérations en compte et est train de revoir sa copie.


ELF/ati Sri Lanka

la photo crédite: elf/ati sri lanka

Actions sur le document