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17/01/2012

BASF, le géant des OGM, quitte l’Europe

by PhilLee — last modified 17/01/2012 14:41

Les Amis de la Terre International se réjouit de l’arrêt du développement et de la commercialisation des cultures génétiquement modifiées en Europe du géant allemand BASF.

keeping europe gm-free

Prenant la parole le 16 janvier, le jour même de l’annonce, Adrian Bebb, des Amis de la Terre Europe, a salué :
 
« …un nouveau coup de grâce pour la nourriture génétiquement modifiée en Europe. Personne ne veut la consommer et peu d’agriculteurs souhaitent la cultiver. C’est une bonne nouvelle pour les consommateurs et les agriculteurs qui laisse la porte ouverte à l’Union Européenne pour faire de l’Europe le lieu d’une agriculture verte et respectable. »

Dans son communiqué, BASF annonce l’arrêt de la commercialisation de la pomme de terre Amflora, la culture génétiquement modifiée autorisée par John Dalli, commissaire européen à la santé et à la politique des consommateurs en 2010. Cependant, lors de la première année de culture, les pommes de terre ont été contaminée par une variété d’OGM non brevetée par BASF et conséquemment retirées du marché.

Adrian Bebb a souligné :
« Le commissaire John Dalli se retrouve bien dans l’embarras. A sa prise de poste, il a arrimé son nom au mas des OGM et approuvé les pommes de terre génétiquement modifiées de BASF en vue de leur culture commerciale. Deux années plus tard, BASF s’est retiré et le déclin des OGM se poursuit. »

Pour plus d’informations

Pour en savoir plus sur la campagne contre les OGM des Amis de la Terre Europe

12/08/2011

la pression publique interrompt les essais d’OGM à Castellón en Espagne

by PhilLee — last modified 12/08/2011 16:10

Les Amis de la Terre Espagne se réjouit de la suspension, suite à des mobilisations massives, des essais d’OGM avec des gènes humains.

spanish gm protest flyerLe gouvernement local de Valence a révoqué à Vinaros dans la région de Castellón le permis d’une entreprise pharmaceutique italienne autorisant des essais sur du riz génétiquement modifié combiné à des gènes humains.

Suite aux manifestations d’organisations sociales, écologistes et paysannes, le Comité valencien des organismes génétiquement modifiés, qui dépend du Conseil de l’agriculture, a rejeté cette culture dangereuse.

Le but des essais d’OGM était d’obtenir des enzymes pour traiter la maladie de Gaucher. Cependant, il existe pour cette maladie de nombreux traitements disponibles par le biais d’ingénierie génétique en milieux confinés.

Les risques associés à ces essais auraient été trop importants pour un objectif essentiellement commercial. Il existe d’ores et déjà de nombreux cas de contamination par des OGM expérimentaux, certains d’entre eux liés aux cultures rizicoles.

De nombreuses organisations sociales, écologistes et agricoles se sont opposées aux essais. À Castellón, le mouvement 15M a installé des stands d’information sur les cultures d’OGM dans différentes villes de la province afin d’alerter les citoyens sur cette science controversée.

Des discussions et des débats publics ont également été organisés et une cyberaction a rassemblé 5 000 personnes exigeant l’annulation du permis octroyé à cette culture. En conséquence de ces mouvements, la municipalité a déclaré que la région de Castellón resterait sans OGM.

Cependant, à travers toute l’Espagne, de nombreux essais sur les cultures d’OGM persistent. Ce pays est le seul membre de l’UE à cultiver à grande échelle du maïs génétiquement modifié.

Pour plus d’informations

Les organisations suivantes ont participé à cette campagne :

*ACSUD Las Segovias * ADP Amics de Palanques * ADV Producció Ecològica del Montsia Baix Ebre * Amigos de la Tierra * APNAL Ecologistas en Acción Vinaròs * Asociación Olea * Colla Ecologista d’Alacant/Ecologistas en Acción * Colla Ecologista de Castelló * Colla Ecologista d´Almassora * GECEN * GER Ecologistas en Acción Vila-real * Greenpeace * Grup de Ciències Meridià Zero * Intersindical Valenciana * ISF Ingeniería Sin Fronteras Valencia * La Unió de Llauradors i Ramaders * Llavors d´ací * Asociación de consumo L´Alficòs * L´Arquet Ecologistas en Acción Vall d’Uixó * Mercatrèmol Alacant * Plataforma Andalucía Libre de Transgénicos - PALT * Plataforma Ciutadana No a la Contaminació * Red de Semillas Resembrando e Intercambiando * Som lo que sembrem * Terratrèmol * Xarxa d´Agroecologia de Castelló

Consultez le blog de campagne pour plus d’informations : http://notransgenicsavinaros.blogspot.com/

16/04/2011

« Rien ne peut justifier l’accaparement des terres ! » disent les mouvements sociaux et les OSC à la Banque mondiale, aux agences de l’ONU et aux gouvernements

by PhilLee — last modified 16/04/2011 20:45

Aujourd’hui, Journée internationale des luttes paysannes, des organisations reconnues de paysans, d’éleveurs, de pêcheurs, de chercheurs et de défenseurs des droits humains critiquent sévèrement la Banque mondiale, trois agences onusiennes et des gouvernements pour la façon dont ils soutiennent des investissements agricoles qui provoquent un accaparement massif des terres.

Du 18 au 20 avril 2011, des investisseurs, des responsables gouvernementaux et des membres des agences internationales vont se retrouver à Washington pour la Conférence annuelle sur le foncier et la pauvreté, afin de discuter des façons d’opérationnaliser un cadre de travail connu sous le nom de Principes pour des Investissements Agricoles Responsables (RAI). Formulés par la Banque mondiale, le Fond international de développement agricole (FIDA), la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) et l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), les RAI consistent en sept principes que les investisseurs peuvent choisir, ou non, de respecter quand ils se lancent dans des acquisitions de terres agricoles à grande échelle.

Une déclaration publiée par les Amis de la Terre International, la Campagne Globale pour la Réforme Agraire, Centro de Estudios para el Cambio en el Campo Mexicano, FIAN International, Focus on the Global South, GRAIN, Land Action Research Network, La Via Campesina, Rede Social de Justiça e Direitos Humanos et le Forum Mondial des Populations de Pêcheurs, réclame l’interdiction pure et simple de l’accaparement des terres.

Selon Henry Saragih de La Via Campesina, « la crise alimentaire est due à la marchandisation de la nourriture. Les RAI vont conférer à l’accaparement des terres une légitimité encore plus grande qu’à l’ère coloniale. Les transnationales pourront s’emparer de terres de tous type et de toute taille et il ne restera plus de terres où pourront vivre les paysans, les populations et les communautés. Ce type de production agricole est en train de créer un mode de vie très largement dépendant d’une poignée de transnationales. »

« Les acquisitions de terre à grande échelle sont conçues pour ouvrir de nouveaux espaces à une agriculture de plantation, une agriculture industrielle, destinée à l’exportation », a rappelé Henk Hobbelink de GRAIN. « Il n’y a aucune raison de justifier cette situation avec une série de “principes” ou un code de conduite, quels qu’ils soient. Ce n’est pas une agriculture qui peut nourrir les populations de façon juste et durable. »

Des informations parviennent sans cesse d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine, révélant que les communautés locales sont dépossédées, comme jamais auparavant, de leurs seules sources de nourriture et de la sécurité de leurs moyens de subsistance. Des rapports indiquent qu’au moins 50 millions d’hectares de terres fertiles - ce qui suffirait à nourrir 50 millions de familles indiennes – sont, au cours des dernières années, passés des mains des paysans à celles des grandes entreprises. Des courtiers en investissement estiment que 25 milliards de dollars US ont déjà été alloués mondialement et se targuent de vouloir multiplier ce chiffre par trois dans un très proche avenir. Les RAI conféreront à ces accords fonciers à grande échelle un semblant de respectabilité.
« Les RAI font dangereusement illusion, » a déclaré Shalmali Guttal de Focus on the Global South. « Les grandes entreprises et les gouvernements seront les gagnants et les communautés locales, les écosystèmes et les génération futures, les perdants. S’emparer des terres des populations rurales est absolument inacceptable, quelles que soient les directives suivies. »

« L’accaparement des terres est intrinsèquement lié à la violation de la législation internationale sur les droits humains, » a déclaré Sofia Monsalve de FIAN International. « Evictions forcées, privation des populations rurales de vastes étendues de terres dont elles n’ont plus l’usage aujourd’hui ni demain, flagrant déni d’information, et empêchement de participer aux décisions politiques qui affectent la vie des gens, sont tous des violations des droits humains. »
« La nouvelle vague d'accaparement des terres aura des conséquences désastreuses en Amazonie et dans le cerrado : elle va en effet donner le feu vert aux opérations illégales des grands éleveurs de bétail, de l'agrobusiness, des compagnies minières et des exploitants forestiers et permettre la destruction des forêts et de la biodiversité qui étaient protégées par les petits producteurs et les populations autochtones, » selon Maria Luisa Mendonça, du Réseau social pour la justice et les droits humains, au Brésil.
Selon Ibrahim Coulibaly de la Coordination Nationale des Organisations Paysannes au Mali, membre de La Via Camapesina, « Pour moi, il n' y a pas d'autre terme, l'accaparement des terres, c'est du banditisme d'État. Et il faut le traiter comme du banditisme, parce qu'il s'agit d'accaparer, de prendre la seule ressource qui reste pour les plus pauvres pour le donner à ceux qui ont déjà trop, ceux qui sont déjà extrêmement riches. Et ce n'est pas acceptable. »

Cette déclaration commune appelle au contraire à se recentrer sur une véritable réforme agraire et des investissements agricoles qui soutiennent les petits producteurs et leur permette de produire sur leurs propres terres en utilisant des méthodes agroécologiques.

La déclaration  « Il est temps de proscrire l’accaparement des terres, pas question de le rendre “responsable” » est disponible en français ici.
 

Contacts

Henry Saragih, La Via Campesina, Indonésie : +62-811655668
Devlin Kuyek, GRAIN, Canada :  +1-514-571-7702
Shalmali Guttal, Focus on the Global South, Thaïlande : +66-2 218 7383/4/5
Kirtana Chandrasekaran, Amis de la Terre International, Royaume-Uni : +44-79-61986956
Sofia Monsalve, FIAN, Allemagne : +4962216530030
Maria Luisa Mendonça, Réseau Social de Justice et de Droits Humains, Brésil: +55-11-81679951

08/12/2010

Bon vent au Bulletin Nyéléni !

by PhilLee — last modified 08/12/2010 14:40

A l’issue du forum mondial sur la souveraineté alimentaire tenue au Mali en février 2007 les mouvements sociaux qui porté l'initiative de ce grand rassemblement, ont décidé de créer un outil de communication et de liaison afin de poursuivre le combat pour la souveraineté alimentaire et la défense des intérêts des groupes défavorisés que sont les petits paysans et paysannes, les pêcheurs artisanaux, les peuples autochtones et ceux et celles qui vivent du pastoralisme.

Nyéléni newsletter banner - frenchLa situations de ces groupes ne cesse de dégrader face aux différents assauts d’un capitalisme devenu totalement inhumain. A ces attaques s’ajoute aujourd’hui l’accaparement des terres devenu une réalité que la Banque mondiale dans son dernier rapport entend légitimer. Il est donc urgent et  crucial pour les mouvements sociaux de se re-mobiliser et de renforcer les alliances pour faire face à une offensive du néolibéralisme sans précédent dans l’histoire de l’humanité. 

 

Ce bulletin entend apporter une petite pierre à l’édifice de résistance qui sera bâti pour faire échec à  aux multinationales, à la banque mondial et leurs alliés. Nous encourageons toutes les organisations et tous les mouvements engagés pour la souveraineté alimentaire à s'embarquer avec nous pour ce grand voyage. 

 

Iisez-le maintenant!

21/05/2010

Semaine mondiale d'action contre les cultures OGM

by PhilLee — last modified 21/05/2010 23:48

Du 12 au 17 avril, des manifestants ont pris part à une semaine d'action contre les cultures génétiquement modifiées (OGM) à travers l'Europe.

gm protests in spain

Le pays qui a vu le plus grand nombre de manifestations est l'Espagne, le seul pays membre de  l'UE à cultiver des OGM sur une grande échelle. La culture de ces semences en Espagne mest source de problèmes pour le pays et sa production alimentaire. Plus de quinze pour cent du soja récolté en Espagne est d'ores et déjà contaminé par les Organismes Génétiquement Modifiés (OGM) et n'est pas correctement étiqueté, selon l'Agence Espagnole pour la Sécurité Alimentaire. 

 

Au début de la semaine, plusieurs mouvements sociaux ont pris part à une action devant les bâtiments du  congrès pour protester contre une décision récente d'autoriser le géant allemand de la chimie BASF à cultiver des pommes de terre OGM dans les Etats Membres de l'UE en vue d'un usage industriel.

 

Les groupes écologistes à travers l'UE s'inquiètent de ce que les OGM peuvent contaminer les autres cultures et qu'il sera impossible de les éradiquer dès lors qu'ils auront pénétré dans la chaîne alimentaire.

 

Les participants à cette action étaient vêtus comme des directeurs de BASF et de Monsanto – un autre producteur de technologie OGM – et ils offraient aux passants des tortillas gratuites en leur laissant le choix entre bio et OGM.

 

La réaction du public était concluante; personne dans le public, ni les membres du congrès et leur personnel, n'a voulu goûter à la tortilla OGM.

 L'an dernier, le maïs OGM a été cultivé sur une superficie de  76.000 hectares en Espagne. Cette culture se développe dans une absence totale de transparence et de contrôle. Des nombreux cas de contamination de récoltes et de nourriture ont été constatés. Pourtant, le gouvernement continue d'ignorer les impacts sociaux et écologiques et les conséquences sur la santé qui ont poussé les autres pays à interdire cela.



Targeting Spanish embassies

gm protests in spain

Viser les amassades espagnoles

Plus tard dans la semaines, des manifestations se sont déroulées devant les ambassades espagnoles à Chypre, au Royaume-Uni , en  Autriche, Lituanie, France et au Portugal. 

 

Pour finir, la semaine a culminé avec une manifestation à Madrid qui a réuni 15.000 personnes sous le slogan 'Pour une alimentation et une agriculture sans OGM'. 

 

Des cultivateurs, des écologistes et des consommateurs de tous les coins d'Espagne ont parcouru les rues de la ville en demandant au gouvernement de suivre la même voie que des pays comme la France, l'Allemagne et l'Autriche et d'interdire la culture du maïs OGM en Espagne.

 

Prenant la parole à cette occasion, David Sanches, directeur de la campagne  Agriculture et Alimentation des Amis de la Terre, a déclaré:

 "L'attitude du gouvernement dans cette matière est absolument inacceptable. Ces actions montrent qu'il est clairement isolé au sein de l'UE dans sa position de défense des OGM. En plus de causer dégâts à notre environnement et de mettre en danger la santé publique, la position du gouvernement détériore sérieusement l'image de l'espagne et de sa production alimentaire à l'étranger."

 

20/04/2007

du riz avec gènes humains

by Ekue Assem — last modified 20/04/2007 12:50

En dépit de multiples scandales impliquant la contamination des stocks de semences de riz avec des variantes génétiquement modifiées , le gouvernement américain a accordé une approbation préliminaire pour la plantation à grande échelle de riz à souches d'OGM contenantdes gènes humains.

Avons-nous vraiment besoin de riz contenant des gènes humains?

En dépit de multiples scandales impliquant la contamination des stocks de semences de riz avec des variantes génétiquement modifiées , le gouvernement américain a accordé une approbation préliminaire pour la plantation à grande échelle de riz à souches d'OGM contenantdes gènes humains.

mop

by Ekue Assem — last modified 20/04/2007 12:20

Réunion sur la biosécurité

Voir quelques images de l'action du lundi, comme "l´équipe de la décontamination" a distribué des prospectus et un résumé de ce nouveau rapport


Les documents suivants sont présentés à la MoP par notre spéciale "équipe de décontamination"
Bt10 notice
StarLink Chronologie
Propositions des Etats Unis pour contaminer

 

decon.jpg Les pourparlers sur les OGM finissent dans l'acrimonie
Les principales négociations des Nations Unies sur le commerce sécuritaire des cultures génétiquement modifiées et des aliments se sont terminées début juin, dans l'acrimonie.
 En dépit de plus de 100 pays exigeant des contrôles exhaustifs  pour limiter la contamination des OGM, l´action était bloquée par seulement deux pays qui ont pris parti pour l'industrie des OGM -la Nouvelle-Zélande et le Brésil.


Ces négociations du Protocole de Biosécurité des Nations Unies avaient pour but d'amener  des règles internationales afin de réduire la contamination par les importations d'OGM et à introduire l´étiquetage complet. Toutefois, en dépit de l'appui de pratiquement tous les pays, en particulier dans le monde en développement, peu de progrès ont été faits pour rendre les lois plus fortes en raison du blocage éhonté de la Nouvelle-Zélande et du Brésil.

 

Entre le 30 mai et le 3 juin, Montréal a accueilli la deuxième Réunion des Parties (RdP) du Protocole sur la biosécurité. Les Parties au Protocole ont négocié une décision sur les moyens d'identifier les organismes génétiquement modifiés (OGM) pour l'alimentation humaine et animale et la transformation.

 

La contamination OGM aujourd'hui est l'une des principales menaces pour la  biosécurité du monde entier. La question de l'identification de l'envoi d'OGM pour l'alimentation humaine et animale et de traitement donnerait un signal pour savoir si nous nous acheminons vers un monde où la contamination OGM devient l'exception ou la règle.

 

Pour s'attaquer efficacement à la contamination par les OGM,  la ségrégation et des systèmes de  préservation  d´identité sont nécessaires pour que les cultures OGM puissent être séparées des non-OGM et des évènements d´OGM peuvent être suivis à travers l'ensemble de la chaîne.
 La réunion est déjà entrée dans la controverse avec le Canada qui refuse le visa à plusieurs délégués de pays en développement.

 

Un nouveau rapport de les Amis de la Terre "la lutte contre la contamination des OGM: faire de la ségrégation et de la préservation de l'identité une réalité" appelle à des mesures plus strictes pour prévenir la contamination accidentelle des aliments conventionnels.

 

Le rapport, publié par les Amis de la Terre International, le plus grand réseau des organisations environnementales de base, conclut que la menace de contamination des OGM serait considérablement réduite si le petit nombre de pays producteurs de cultures génétiquement modifiées ont été contraints de séparer efficacement les cultures conventionnelles des cultures GM.      

 

biosecurité

by Ekue Assem — last modified 20/04/2007 12:20

protocole de la biosécurité

brésil 2006: La réunion internationale sur les OGM devrait prendre une décision sur le droit de de reconnaître la présence d'OGM dans le système du commerce mondial de l'agriculture

Après plus d'une décennie de la plantation des cultures OGM dans l'environnement, plus de 130 parties de l'Accord des Nations Unies sur les organismes génétiquement modifiés, appelée le protocole sur la biosécurité, se réuniront à Curitiba, au Brésil, pour prendre une décision cruciale qui peut considérablement affecter le modèle actuel du développement et du commerce des aliments GM dans le monde. L'enjeu est le droit des pays à savoir sur la présence d'OGM destinés à l'alimentation humaine et animale ou la transformation (qui constituent l'essentiel des OGM commercialisés dans le monde d'aujourd'hui) dans le commerce mondial du marché.

 

L'industrie des biotechnologies s'est toujours opposée à l'identification et l'étiquetage clairs pour toutes les cultures OGM sur le marché aujourd'hui. Sans information sur le contenu des OGM commercialisés dans le monde entier le droit de savoir des pays importateurs et de ses citoyens est violé. Cette situation peut également contribuer à plus de contamination de l´approvisionnement alimentaire, ce qui peut conduire à la contamination des semences et des cultures.

Briefing:Normes Globales  relatives à l'identification des OGM destinés à être décidées par Traité international


le contexte de la réunion

La réunion se déroule au milieu d'un débat controversé sur les avantages des cultures génétiquement modifiées et des aliments après une décennie d'expérience, et une polémique dont l´origine provient de l'Organisation mondiale du commerce (OMC)  entre les États-Unis et l'Union européenne (UE). L'actuel briefing met en contexte les questions clés qui seront discutées lors de la troisième Réunion des Parties du Protocole de la Biosecurité de Cartagena (MOP appelé 3), qui aura lieu entre le 13 et le 17 mars au Brésil.

 

Rapport:  A qui profitent les cultures OGM

Briefing de l'OMC: "Chercher derrière le tournoueiment des États-Unis" la gouvernance de l'OMC n'empêche pas les pays de limiter ou d'interdire les OGM.


2. Qu´est ce que le protocole de la biosécurité
Le Protocole de la biosécurité vise à protéger les citoyens du monde entier contre les risques potentiels dérivés des OGM en:

  • Réglementant les mouvements transfrontières des   OGM
  • La mise en œuvre des règles de responsabilité en cas de dommages causés par des OGM.


Le protocole est le premier accord international qui montre clairement que les OGM sont différents des organismes classiques et nécessitent donc un traitement différent.

Le protocole de la biosécurité est un accord des Nations unies adopté en 2000 à Montréal, au Canada, qui vise à protéger l'environnement contre les risques potentiels des OGM. Il est devenu loi le 11 septembre 2003 et en mars 2005, plus de 130 pays à travers le monde ont ratifiés ce traité.


3. Rencontre des parties

Kuala Lumpur, Malaisie 2004
Après que le Protocole de la Biosécurité  est entré en vigueur , les Parties se réunissent pour prendre des décisions cruciales pour renforcer les contrôles sur le système mondial des échanges sur les OGM. La première réunion a eu lieu en février 2004, des négociations sur des mesures supplémentaires ont eu lieu à la Convention sur la diversité biologique, qui s'est tenue à Kuala Lumpur, en Malaisie.

Les Amis de la Terre International a fait campagne en Malaisie pour empêcher la Coalition des Etats-Unis pour saper le Protocole de la biosécurité, et pour des règles détaillées relatives à l'identification, l'étiquetage et la responsabilité sur les OGM.

Ne laissez pas la Coalition US  édulcorer le Protocole sur la biosécurité en fois de plus! (PDF)
La bataille mondiale pour la Biosécurité

Malgré les pressions de l'industrie biotechnologique, les résultats ont été très positifs. Les Amis de la Terre se félicite de la conclusion de la première réunion des parties au protocole de Cartagena comme un important pas en avant pour la protection des consommateurs, les agriculteurs et l'environnement contre les dangers des OGM.


Montréal, Canada 2005
Montréal a accueilli la deuxième Réunion des Parties (RdP) du Protocole sur la biosécurité, entre le 30 mai et le 3 juin 2005. Les Parties au Protocole ont négocié une décision sur les moyens d'identifier les organismes génétiquement modifiés (OGM) pour l'alimentation humaine et animale ou la transformation. La contamination OGM aujourd'hui est l'une des principales menaces pour la  biosécurité du monde entier. La question de l'identification de l'envoi d'OGM pour l'alimentation humaine et animale et de traitement donnerait un signal pour savoir si nous nous acheminons vers un monde où la contamination OGM devient l'exception ou la règle.

En savoir plus sur les activités de les Amis de la Terre International au cours de la réunion.

Plus d'informations
Pour en savoir plus, allez sur le site web de la Convention sur la diversité biologique

contamination

by Ekue Assem — last modified 20/04/2007 12:20

contamination par les organismes génétiquement modifées

Nouveau: Le riz est la principale céréale consommée dans le monde, constituant l'aliment de base de plus de la moitié de la population humaine de la planète . Environ 80% du riz mondial est cultivé par de petits agriculteurs dans les pays en développement. Notre riz est maintenant sous la menace d'être contaminés par génie génétique des variétés mises au point par l'industrie des biotechnologies et de certains scientifiques.

 

Riz contaminé non approuvé trouvé: besoin urgent d'interdiction des importations du riz chinois

 

Riz contaminé non approuvé aux Etats Unis

 

Voir le document d'information de adti: Rice contaminé: une nouvelle menace pour notre approvisionnement  alimentaire, Semptembre 2006.

 

De nombreux cas de contamination des cultures non-OGM par des plantes GM non autorisées, illégales ou indésirables  ont été enregistrés suite à l'introduction d'organismes génétiquement modifiés (OGM) dans l'environnement. De l'Europe à l'Amérique du Nord, d'Asie à l'Amérique latine, une fois qu'un OGM est libéré la contamination n'a pas de frontières.Les cas de contamination  que nous voyons aujourd'hui sont une préoccupation majeure, en particulier parce que la contamination que nous savons est probablement juste la pointe de l'iceberg par rapport à ce que nous ne savons pas encore. Voir la contamination OGM dans le monde.

  
Les Amis de la Terre a fait le suivi de la semence et de l'approvisionnement alimentaire dans le monde entier pour la présence d'OGM illégaux ou non autorisés sur tous les continents depuis 2000.


Starlink et autres OGM non autorisés dans la chaîne alimentaire à travers le monde

En 2000, les Amis de la Terre Etats Unis conduisit la découverte de StarLink, une variété de maïs génétiquement modifié non autorisé pour la consommation humaine comme nourriture en raison de l'allergénicité potentielle de la protéine Cry9C qui a été génétiquement modifiée dans le maïs.

 

Néanmoins, en 2000, StarLink était découvert dans les coquilles taco de  "Taco Bell", produit alimentaire dérivé du maïs consommé aux États-Unis acheté par Larry Bohlen de les Amis de la Terre Etats Unis . L'ampleur et la gravité de la contamination par le Starlink étaient à couper le souffle. Plus de 300 de produits maïs  dans tous les États-Unis. Bien que le Starlink est planté sur 0,4 pour cent seulemnt de la superficie totale de maïs des États-Unis, le nombre d'hectares contaminés était beaucoup plus grands. Plus surprenant, la contamination ne s'était pas limité  à simplement aux  graines de marque StarLink.

 

Lors du Sommet Mondial de l'Alimentation des Nations Unies de juin 2002  à Rome, les ONG latino-américaines ont annoncé que StarLink avait été trouvé dans l'aide alimentaire des États-Unis en Bolivie. Voir jouer avec la faim.

Starlink a été retrouvé cinq ans plus tard, de nouveau en Amérique centrale.

 

Biopharmaceutiques      

L'expérience des États-Unis fournit un autre exemple d'une préoccupation majeure pour l'environnement: «biopharmaceutiques». "Biopharming" est une application expérimentale de la biotechnologie dans laquelle les plantes sont génétiquement modifiées pour produire des protéines pharmaceutiques et les produits chimiques qu'ils ne produisent pas naturellement. Quelques exemples connus comprennent un contraceptif, des hormones de croissance, un agent de  coagulation du sang, diluants du sang, des enzymes industrielles, et des vaccins.

  • semences terminator: Hope Shand du Groupe ETC ( 1min 49 sec-8.9mb).
  • biosécurité: Richard Steinbrecher de EcoNexus ( 1min 35sec-7mb).

a propos des ogm

by Ekue Assem — last modified 20/04/2007 12:20

qu´est ce que les organismes génétiquements modifiés (ogm)?

 

L'agroalimentaire travaille pour insuffler de l'argent sur une nouvelle technologie qui permet aux organismes spécialisés combinant les "meilleures" parties de plusieurs formes naturelles de vie pour être crée: la capacité à tolérer le froid dans les poissons, aux fraises qui doivent être transportés vers les marchés éloignés, la possibilité de résister aux herbicides pour les cultures dans les champs qui doivent être pulvérisés massivement pour éliminer les mauvaises herbes. Comment est-ce possible? Tous les organismes contiennent un ensemble unique de long "blueprint" molécules dans leurs cellules appelées ADN, qui déterminent comment ils vont se développer et croître. Les caractéristiques particulières (parfum etc.) peuvent être isolées en fractionnant des brins d'ADN en sections, ou "gènes." Les ingénieurs génétiques découpent les brins d'ADN et introduisent artificiellement des gènes d'un organisme à un autre.

Malheureusement, notre connaissance des gènes et de leurs interactions est limitée. La plupart du génie génétique se résume à un dangereux jeu de hasard: les gènes sont mélangés et injectés dans des organismes sans une compréhension concrète de l'endroit où le gène injecté se manifeste et la manière dont elle interagit avec son environnement.

 

quels sont les risques?

santé humaine:


Les premières indications montrent que lorsque l'on modifie la structure de notre alimentation, nous pouvons involontairement mettre la santé humaine en danger. Les plantes GM communément contiennent des gènes "marqueur" de résistance aux antibiotiques qui aident les ingénieurs à déterminer comment les gènes implantés ont été repris par la plante. Cependant, l'utilisation de ces gènes peut compromettre notre capacité à lutter contre les maladies. Les bactéries sont capables d'absorber de l'information génétique à partir de leur environnement, ce qui fait craindre que des gènes de résistance aux antibiotiques seront transférés à des bactéries (dans les tripes d'animaux ou les humains ou l'environnement en général à travers le sol), nous dépouillant de notre capacité à utiliser ces antibiotiques pour sauver des vies. Des responsables de la santé sont également préoccupés par les effets directs de la consommation de plantes génétiquement modifiées, tel que l'augmentation des allergies alimentaires.

 

Menaces pour la biodiversite

La biodiversité est également menacée par les cultures OGM. Des cultures spéciales résistantes aux herbicides (comme le maïs, colza, la betterave à sucre et les betteraves fourragères) sont en train d'être créées afin que les mauvaises herbes puissent être éradiquées dans les champs sans nuire au produit. La terre agricole est l'un des derniers refuges pour la faune; nombreuses «mauvaises herbes» ont déjà été traitées avec succès par les herbicides à telle enseigne qu´elles figurent sur la liste des espèces menacées (comme le sont bon nombre d´oiseaux et d'autres animaux, qu´elles soutiennent). Les cultures OGM menacent de pousser ces espèces vulnérables sur le rebord. Une fois que de nouveaux gènes sont introduits, ils ne peuvent être retirés. Les recherches montrent que les plantes génétiquement modifiées sont en mesure de la pollinisation croisée avec les plantes sauvages, susceptibles de transmettre leurs gènes résistants aux herbicides. Les experts craignent que cela peut créer une nouvelle espèce de «super-mauvaises herbes» qui nécessiteraient l'utilisation de produits chimiques plus forts et mettront plus en péril la faune. Des menaces similaires sont posées par de nouveaux  insectes à souches résistantes, dont l'introduction peut causer la destruction des espèces d´aide et bénignes d'insectes  comme les coccinelles et les monarques.

 

le droit de choisir:
Compte tenu de toutes les incertitudes sur les OGM, comment les producteurs et les consommateurs  conserveront leur droit de choisir ce qu'ils cultivent et mangent? Une fois que les cultures GM ont poussé sur une large échelle, il sera presque impossible pour les agriculteurs d'assurer que leurs récoltes soient sans OGM.

La distance que chaque type de pollen parcourir est inconnue, mais la betterave à sucre a déjà été documentée et peut parcourir plus de 3 km et le maïs plus de 8 km. Les producteurs biologiques sont particulièrement à risque; si leurs champs sont contaminés par les agriculteurs voisins, ils perdront leur titre en tant que producteurs biologiques. Les consommateurs sont eux aussi limités. Il n'existe pas de normes internationales d'étiquetage, et les lois régionales sont pleines de lacunes. La législation de l'UE exige l'étiquetage des aliments GM, mais exclut les produits qui contiennent des produits dérivés d´OGM (huile, additifs) et les aliments transformés. Les règles du commerce international sont laxistes: à l'heure actuelle les haricots et les maïs importés en Europe depuis les États-Unis ne sont pas séparés des cultures normales, rendant impossible pour les consommateurs de savoir si leurs aliments contiennent des éléments génétiquement modifiés.

 

qui en profiteront?
Les principaux bénéficiaires des OGM seront les grandes compagnies agroalimentaires qui font leur promotion.Les aliments génétiquement modifiés n'ont pas été jugés plus nutritifs ou meilleur goût, et il semble peu probable que cela aidera à apaiser la faim dans le monde. Les recherches et le développement se sont axées sur les cultures pour l'alimentation animale et les aliments transformés tels que le soja et le maïs, conçus pour les systèmes d'élevage intensif utilisés par les agriculteurs de l'ouest. Des technologies telles que "terminator seed ", qui sont conçues pour répondre à des engrais particuliers, brevetées par des entreprises et qui ne produisent pas des graines fertiles (mettant fin à la pratique ancienne de garder des graines pour la semence) menacent l'autonomie des petits paysans en les forçant à dépenser plus d'argent sur les semences et les poussent à s'endetter.  Les groupes FoE soutiennent que la question de la faim n'est pas une question de capacité de production: les producteurs aujourd'hui bataillent pour les excédents si grands qu´ils  reçoivent des subventions pas pour produire à pleine capacité et ont toujours leurs silos pleins de restes à même de pourrir. C´est une question d'économie et de volonté politique, quelque chose que les OGM ne peuvent pas changer.

 

qui fait le  suivi?
Les produits génétiquement modifiés n'ont pas été soumis à des tests rigoureux.La plupart des tests ont été effectués par les fabricants d´OGM, et ont été limités à des evaluations à court terme d´aliments servant à nourrir les animaux.  Les tests du gouvernement ont porté sur la surveillance après dissémination, faisant du grand public le banc d'essai pour les technologies potentiellement nocives.  Des recherches indépendantes sur les monarques et les rats nourris avec des pommes de terre GM confirment les craintes que les produits génétiquement modifiés peuvent ne pas être sans danger comme ils sont censés l'être, mais les quelques essais de gouvernement qui ne portent pas sur les  OGM avant leur sortie se concentrent sur la production plutôt que sur des questions de santé ou d'environnement .

 

que veut adti?
  • un moratoire de 5 années sur les cultures commerciales génétiquement modifiées, en attendant une analyse rigoureusement scientifique
  • stricts et clairs étiquetages de tous les produits génétiquement modifiés, y compris les dérivés et les additifs pour la transformation des aliments
  • ségrégation et étiquetage des aliments génétiquement modifiés importés à partir de la récolte, avec une traçabilité claire à partir du champ jusqu´au plateau du supermarché
  • une interdiction internationale de l'utilisation des gènes marqueurs résistants aux antibiotiques
  • participation du public dans les décisions des OGM, y compris le moment et l'endroit où les essais et les évaluations peuvent avoir lie
  • une réglementation plus stricte de la dissémination des OGM
  • une interdiction globale de la technologie ¨terminator seed¨
  • examen global et culturellement sensible des lois sur les brevets afin de prévenir la biopiraterie

 

En savoir plus sur la position de FoEI sur le génie génétique en visitant les sites de nos groupes membres,en lisant nos publications ou en ayant une vue d'ensemble des activités de nos groupe membres.

 

 

manger

by Ekue Assem — last modified 20/04/2007 12:20

"Le président Bush devrait cesser de nous dire quoi manger"

Par Nnimmo Bassey et Lawrence Bohlen

Le Président Bush pense que toutes les nations, notamment en Afrique, doivent chaleureusement embrasser  les "cultures-bio¨ produits par les États-Unis. Il affirme que son refus d'accepter les cultures génétiquement modifiées n'est pas scientifique, mais plutôt une peur de perte économique, si l'Union européenne continue de rejeter les aliments génétiquement modifiés. Perte économique est une préoccupation réelle, mais un examen plus attentif des raisons données par les autres nations révèle largement répandues, des inquietudes scientifiquement fondées concernant d'éventuelles incidences aussi bien sur la santé.

Les gens à travers le monde trouvent étrange que les fonctionnaires du gouvernement américain disent que les aliments sont sans danger, alors que des organismes scientifiques américains tels que l'Académie nationale des sciences et un groupe consultatif scientifique au service de l'Agence de Protection Environnementale (APE) demandent plus de tests de sécurité.

 

Le groupe spécial a écrit que la toxine bactérienne placée dans la plupart des formes de maïs peut être un allergène de l'homme. Pendant ce temps, des dizaines de réactions allergiques sévères aux produits de maïs aux États-Unis ont été signalées en 2000, mais, selon les conseillers de l'APE, et non d'une enquête appropriée.

 

L´Administration Américaine pour l´Alimentation et la Drogue  (FDA) a également manqué de mener ses propres tests de sécurité des aliments. L'organisme demande seulement les entreprises de biotechnologie de soumettre volontairement des données à partir de leurs propres études, une forme d'entreprise d´autonomie politique qui n'est pas universellement acceptée. Selon l´Academie Nationale des Sciences, la transparence des données fournies par l'industrie est tout à fait inadéquate. 

 

Jusqu'à ce que la FDA exige des tests de sécurité indépendants, les gens partout dans le monde, à juste titre, resteront préoccupés, sur les aliments transgéniques. Ils seront également sceptiques aussi longtemps que les producteurs de cultures biotechnologiques sont Monsanto, Dupont et d'autres qui ont pollué la planète avec des produits chimiques les plus toxiques jamais produits - DDT, les BPC et de l'Agent Orange, pour ne nommer que quelques-uns.

 

Une fois libérés, même en petites quantités, une contamination généralisée par les cultures transgéniques peut se produire, comme il est attesté aux États-Unis et au Mexique. En 2000, le maïs StarLink, une variété transgénique non approuvée pour la consommation humaine en raison de la possibilité de provoquer des réactions allergiques pouvant mettre la vie en danger, a contaminé l'approvisionnement alimentaire des Etats Unis.

 

Seulement 0,5 pour cent des camps de maïs des Etats-Unis étaient plantés de maïs Starlink, et pourtant on estime que 10 pour cent de toute la récolte a été contaminée.

 

La vie réelle, et non imaginaires, des inquietudes au sujet des restes de Starlink ont surgi d'une constatation en juin 2002 d´un groupe de citoyens en Bolivie. Le groupe a découvert que l'aide alimentaire envoyée par l´Agence Americaine pour le Développement International était contaminée par des maïs Starlink.
   
Plus récemment, les importateurs japonais ont indiqué que le maïs a contaminé un bateau Américain de transport de grains.

 

Cette culture transgénique indésirable persiste en dépit d'une interdiction de sa plantation l'automne 2000, et une déclaration de l'APE en juillet 2001 qu'aucun niveau de Starlink ne pourrait être déterminé sans danger pour la consommation humaine.            

 

L'apparition de maïs transgéniques dans les régions reculées du Mexique, qui a interdit sa culture pour ne pas polluer l'origine du maïs, montre également combien les traits transgéniques peuvent facilement se déplacer et se multiplier. Certains scientifiques ont pensé que la source provient des importation américains pour l'alimentation animale ou la transformation des aliments accidentellement plantés ou déversés pendant le transport.

 

L'Administration Bush affirme que les inquiètudes exprimées sur la santé où  l'environnement par les personnes dans les pays ou il y a la famine sont éclipsées par une pénurie de maïs non-transgéniques  pour nourrir ceux qui les cherchent. Au contraire, il y a des millions de boisseaux de maïs non-transgéniques sur les marchés de commerce aujourd'hui aux Etats-Unis et à l'étranger.

 

Au cours des deux dernières années et demie, les grands producteurs de tortilla taco aux États-Unis ont avec  succès  substitué de grandes quantités de maïs classiques blanc et jaune pour le maïs transgénique qu'ils utilisaient avant que la contamination par le Starlink n´ait survenu.

En outre, l'Afrique du Sud, le Japon, la Hollande, la Norvège et la Commission Européenne ont été parmi les nombreux donateurs fournissant d'énormes quantités de maïs conventionnel à la Zambie au cours de l´année dernière et à d'autres pays d'Afrique australe qui ont besoin d'aide alimentaire.

 

Étant donné les alternatives disponibles pour adresser la famine et les très légitimes inquiétudes quant potentiels impacts sur la santé et l'environnement, une décision de rejet des aliments génétiquement modifiés devrait être respectée.

 

Après tout, selon de nombreux sondages d'opinion publique et d'une récente enquête du Département Américain de l'Agriculture sur les attitudes des consommateurs, si on lui en donne la possibilité, la majorité des Américains choisiraient aussi les aliments conventionnels sur les aliments génétiquement modifiés.


les auteurs

Nnimmo Bassey Directeur Exécutif  Les Amis de la Terre Nigeria

Lawrence Bohlen Directeur, Santé et Environnement

Programmes Les Amis de la Terre Etats Unis


biographie de nnimmo

NNIMMO BASSEY est le Directeur Exécutif de les Amis de la Terre Nigeria (aussi connu comme Environmental Rights Action). Nnimmo créa l'organisation en réponse aux violations des droits humains au Nigéria qui ont résulté de la poursuite effrénée des ressources naturelles par le gouvernement et les sociétés transnationales (STN). Ceci a amené lui et son organisation à s´attaquer aux machines de terreur des successifs gouvernements de militaires et de militants au Nigéria.

 

Il surveille les campagnes pour la responsabilité des entreprises et la responsabilité des sociétés transnationales telles que le pétrole Shell, ChevronTexaco et ExxonMobil. Les nouvelles initiatives comprennent un accent particulier sur les questions de sécurité alimentaire et un ferme rejet de tout aliment qui priverait les gens de leur droit de choisir et de leurs moyens de subsistance.

 

Durant les 9 ans de l'histoire de les Amis de la Terre Nigéria, Nnimmo a fait objet  d´arrestations et harcèlements visant à le réduire au silence, et l'empêcher de s'associer avec d'autres groupes de défense. À certain un moment son passeport international a été saisi par la police secrète l´empechant efficacement de voyager à l'extérieur de son pays. Nnimmo travaille également comme architecte au Nigéria et a publié trois livres de poésie.


biographie de lawrence bohlen

LAWRENCE BOHLEN conduit les programmes santé et environnement de les Amis de la Terre Etats Unis  qui travaillent pour protéger la population contre les pesticides, la contamination génétique et autres pollutions.

 

Avec plus de 14 années d'expérience en tant que défenseur de l'environnement, il sert comme directeur de la Safer Food - Safer Farms CampaigN et en tant que conseiller du Réseau Envrionnemental du D.C.

 

Il est membre fondateur de Genetically Engineered Food Alert Coalition, un organisation nationale visant à fournir une reddition de comptes publique de l'industrie de la biotechnologie et des organismes gouvernementaux de réglementation. Il est également fondateur et co-coordonnateur du Programme OGM de les Amis de la Terre International.

 

Cherchant un moyen efficace de mettre en lumière les carences de la réglementation des cultures biotechnologiques, en juillet 2000, Laurent a initié des tests, dans le cadre de son travail avec les Amis de la Terre et le Genetically Engineered Food Alert coalition, qui ont révélé la présence de maïs Starlink dans les coquilles taco vendues dans les épiceries.

 

Par la suite, il a annoncé les résultats de l'essai avec ses groupes partenaires dans une conférence de presse qui a généré une couverture plus que tout autre problème dans l'histoire de les Amis de  de la Terre.

 

Les deux ans de débat qui a suivi ont conduit à d'importantes réformes dans le domaine de la biotechnologie et les industries de transformation des aliments et dans la supervision par le gouvernement des aliments génétiquement modifiés.

 

Plus récemment, Laurent a initié et sorti une publication de 97 pages sur les menaces que représentent les cultures biopharmaceutiques génétiquement modifiées qui peut être trouvé à www.foe.org/biopharm

 

Laurent est diplômé summa cum laude avec une B.S. En génie aérospatial et une concentration en philosophie de l'Université du Maryland.

 

Il a occupé des postes environnementaux avec American Lung Association, Coalition to Save Belt Woods, et a servi comme volontaire avec Sierra Club pendant plus de 10 ans, co-fondateur et co-présidant le Défi du Club à la Campagne contre l'étalement pendant cinq ans. Il a travaillé comme ingénieur aéronautique pour la NASA pour quatre ans.

 

aide alimentaire

by Ekue Assem — last modified 20/04/2007 12:20

la faim, l'aide alimentaire et les OGM

le saviez-vous?
En mai 2002, des groupes de la société civile bolivienne ont découvert des maïs génétiquement modifiés non autorisés pour la consommation humaine aux États-Unis dans l´aide alimentaire des États-Unis.

lire la suite
   
les Amis de la Terre International est opposée à l'imposition des aliments génétiquement modifiés sur les pays recevant l´aide alimentaire car:

  • il limite leur droit de choisir
  • il permet aux graines GM d´etre plantées dans les pays qui n´ont ni les réglementations de la biosecurité ni la capacité de traiter les cultures génétiquement modifiées, ce qui augmente le risque de contamination génétique
  • il peut mettre en danger les écosystèmes agricoles tout danger potentiel pour la santé ou la carence nutritionnelle présentés par les aliments GM pourraient augmenter lorsqu'ils sont consommés par une population immuno-dépressive telles quelqu´un qui souffre d'un manque de nourriture.

 

News

* l´Afrique et l´Amérique Centrale s'unissent pour rejeter l'aide alimentaire contamin
ée
des groupes de la société civile en Afrique, en Amérique centrale et dans les Caraïbes ont uni leurs forces pour dénoncer la présence d'OGM dans l'aide alimentaire distribuée par le Programme Alimentaire mondial (PAM). Le groupe a exhorté le PAM a immédiatement à retirer  toute l'aide alimentaire contenant des OGM.

 

La demande est intervenue après que des tests de laboratoire ont prouvé la présence d'OGM dans plus de 80 pour cent des échantillons de maïs et de soja provenant de l'aide alimentaire et des importations commerciales distribuées au Nicaragua, Honduras, El Salvador, Guatemala, le Costa Rica et la République dominicaine. StarLink - un maïs génétiquement modifié interdit à la consommation humaine aux Etats-Unis - a été trouvé dans l'aide alimentaire envoyée en Amérique centrale. Les résultats de laboratoire montrant la présence de Starlink est à l'adresse:
www.humboldt.org.ni/transgenicos/docs/resultados_ogm.pdf

Plus d'informations dans le communiqué de presse et l'article:

¨Des Environnementalistes prétendent que des maïs modifiés inclus dans l'aide des Nations Unies¨par l'agence de presse mondiale Associated Press

 

FoE Nicaragua a accueilli la deuxième Conférence internationale sur l'aide alimentaire et les OGM, près de Managua en avril 2005. Le programme comprenait des consultations stratégiques, la formation scientifique, une conférence, une réunion pour les coordonnateurs OGM  de les Amis de la Terre et une formation pour les groupes Amis de la Terre sur les méthodologies d'évaluation. Nnimmo Bassey de Amis de la Terre Nigéria a signalé que les groupes Amis de la Terre en Amérique centrale, font d'excellents progrès dans la surveillance et les tests OGM et dans l'établissement d'alliances, et que les communautés locales se déclarent de plus en plus exemptes d'OGM. La troisième Conférence internationale sur l'aide alimentaire, la faim et les OGM se tiendra en Afrique l´année prochaine. 

 

* Les pays Africains disent non à la nourriture forcée aux aliments gm.

* Les aliments GM ne vont pas éliminer la faim en Afrique: entretien avec Dr. Tewolde Egziabher behran.

* Plus d'information dans la  publication  de adti "jouer avec la faim, la réalité qui se cache derrière l'envoi des aliments ogm comme aide alimentaire", le communiqué de presse et l'exposé

* Lire  l'aide-mémoire sur l'aide alimentaire US

*¨Le President Bush Doit Arreter de Nous Dire ce que Nous Devons Manger¨ par nnimmo bassey et lawrence bohlen.


tewolde

by Ekue Assem — last modified 20/04/2007 12:19

Le Canada refuse le visa aux négociateurs en chef de l'afrique pour la biosécurité.

Quelques jours avant le début des négociations sur les nouvelles mesures controversées, le Canada  a refusé le visa aux négociateurs en chef africains. 

 

Tewolde:

tewolde.jpg Tewolde Berhan Gebre Egziabher, un négociateur éthiopien très respecté , a été un personnage clé dans les efforts des pays africains à protéger la biodiversité et les êtres humains des organismes génétiquement modifiés. Il était prévu  participer aux discussions et insister sur l'étiquetage de tous les produits génétiquement modifiés et de protection contre la responsabilité en cas de dommages causés à l'environnement aux êtres humains découlant de produits du génie génétique.
    

Le delegue de les Amis de la Terre Togo Agbenyo Dzogbedo s´est vu refuse le visa par l´Ambassade du Canada

L'agent canadien n'etait pas convaincu que Agbenyo aurait quitterait le Canada après son voyage, pour des raisons liées à «ses voyages passés".

Ceci est une raison peu convaincante, car Agbenyo était au Comité intergouvernemental pour le Protocole de Cartagena sur la  biosécurité(ICCP) en Europe en 2002, le MoP sur la biosécurité en Malaisie l'année dernière, ainsi que plusieurs autres voyages en Europe. Il a déjà fait partie des négociations internationales pour trois ans, donc il n'y avait aucune raison de le bloquer.

Avec l'Argentine et les États-Unis, le Canada est jusqu'à 90 pour cent responsable récoltes génétiquement modifiées dans le monde - et pourtant, ces pays refusent de ratifier l'accord mondial visant à protéger la biodiversité.

Beatrice Olivastri, directrice générale des négociateurs qui se battent contre les intimidateurs la biotechnologie . Ce n'est pas une façon d'accueillir des négociations internationales. "
   
Les Amis de la Terre Canada sur le Protocole de Carthagena sur la Biosécurité  s'est prononcé contre le refus de visa. "En effet, le Canada est sur le dépistage est le premier accord international visant à réglementer le commerce des organismes génétiquement modifiés. Il a été convenu à Montréal en janvier 2000 et a maintenant été ratifié par 119 pays.

Lire la suite: lettre ouverte de Tewolde Berhan Gebre Egziabher. 

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