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Les Amis de la Terre au Népal… présentation par Prakash Mani Sharma

tn-2004-11-everest6.jpg Nom: Prakash Mani Sharma
Age: 48
Rôle pour les Amis de la Terre Népal: Directeur, Amis de la Terre Népal (Pro­Public)
Profession: Avocat
Formation: Master en droit à Delhi et Master en Droit de l’environnement et des ressources naturelles de la Lewis and Clark Law School à Portland, Oregon.
Est devenu engagé pour les Amis de la Terre: grâce à son travail d’avocat sur des dossiers environnementaux.
"Avec les Amis de la Terre au Népal (alias ProPublic), nous constatons chaque jour les effets dévastateurs du réchauffement climatique.

Le parc national de l’Everest (Sagarmatha), situé dans l’Himalaya, présente un paysage unique et irremplaçable, certainement un des plus beaux paysages du monde. Mais les glaciers d’altitude, qui alimentent des lacs en aval, fondent rapidement ; selon une étude récente, ils régressent de 15 mètres par an. Plusieurs de ces lacs représentent d’hors et déjà un très grave risque d’inondations pour les vallées. Si leurs berges venaient à rompre, il en résulterait une catastrophe humaine, environnementale et économique. Les milliers d’habitants vivant en aval, ainsi que leurs moyens de subsistances, des espèces en voie de disparition (léopard des neiges, panthère) et les centrales hydroélectriques du pays seraient alors grandement menacés. L’industrie du tourisme, la principale source de revenue du Népal, en souffrirai également. De plus, si d’ici quelques décennies les glaciers venaient à disparaître, nos ressources en eau potable pourraient disparaître avec eux.

La force du peuple

2004-11_everest4.jpgIl y a quelques années, les Amis de la Terre Népal ont décidé d’agir. Avec l’aide du Programme international pour une justice du climat, nous avons adressé en 2004 une pétition au Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO à Paris afin de demander le placement du parc national Sagarmatha sur la liste du patrimoine mondial en péril.

La pétition a été remise par un groupe d’alpinistes, tous détenteurs de record de l’ascension de l’Everest, auxquels s’étaient joints les sherpas Pemba Dorjee et Temba Tsheri. Reinhold Messner, Sir David Attenborough et Sir Chris Bonnington nous ont aussi apporté leur soutien. Le jour de la remise de notre pétition, Sir Edmund Hillary, également signataire, pris la parole pour faire part de son inquiétude quant au futur de l’Himalaya.

Parce qu’elle a été entièrement menée par le public plutôt que par un gouvernement, notre pétition constitue une première et elle est la preuve de l’émotion ressentie ici devant les dommages faits à nos paysages. Ironie du sort, ces dommages n’ont pas été causés par nos actions mais par les gaz à effet de serre de pays et d’entreprises situés ailleurs dans le monde. Bien que le Népal soit très riche par ses ressources naturelles, il est très pauvre économiquement. Les gens et le gouvernement sont impuissants face à ces problèmes et nous ne pourrons pas agir seuls. Les solutions nécessaires à nos problèmes doivent être mises en place par les pays riches, et en particulier par les pays les plus pollueurs.

Les enfants de nos enfants

Avec cette pétition, nous ne souhaitons pas seulement obtenir de l’UNESCO les financements nécessaires à la mise en place des mesures de préservations, incluant un système de drainage sophistiqué des lacs. Nous espérons aussi un engagement ferme en faveur d’une réduction des rejets de dioxyde de carbone. En 2006, notre pétition a été envoyée à l’Assemblée générale des Etats membres de l’UNESCO et nous espérons qu’un tournant décisif sera pris lors de la prochaine Assemblée générale en 2007.

 

Tous les pays signataires de la Convention de l’UNESCO de 1972 sur la protection du patrimoine mondial, parmi lesquels les Etats-Unis, ont l’obligation légale de transmettre aux futures générations l’intégralité des sites classés au patrimoine mondial. Cela constitue un engagement légal mais aussi moral.

  les points forts…
“J’ai beaucoup de chance de travailler sur des sujets environnementaux, et particulièrement sur le changement climatique car c’est, à mon avis, une des plus grandes menaces faite à l’environnement. Je pense que nos efforts ont un effet réel. Notre pétition envoyée à l’UNESCO a conduit le Comité sur le patrimoine mondiale à mener une étude sur l’impact du réchauffement climatique sur de nombreux sites classés."
et les points faibles...
“Je suis frustré de ne pas voir de réponses sérieuses et positives de la part des pays développés afin de remédier au réchauffement climatique et de voir, de la part de certains, un rejet des affirmations des scientifiques sur l’existence de ce réchauffement. Cela peut être parfois décourageant, mais ce n’est jamais suffisant pour abandonner. "

L’œil de la justice

Je me suis engagé pour des questions environnementales à travers mon métier d’avocat. J’ai commencé comme avocat d’affaire mais, en 1989, j’ai défendu un dossier contre une société qui, à cause de son activité d’extraction du marbre, causait de sévères dommages au paysage local. A cette époque, le Népal n’avait pas de loi de protection de l’environnement. Malgré cela, j’ai défendu devant la Cours Suprême qu’un « droit à la vie » devrait être inscrit dans notre constitution : si des entreprises polluent, elles nous retirent ce « droit à la vie ». Une loi de protection de l’environnement a alors été adoptée. Encouragé, j’ai décidé de fonder ProPublic en 1991. Il s’agit d’une organisation à but non lucratif dédiée à la défense des droits et des intérêts des citoyens.

 

Nous avons maintenant 172 employés travaillant dans 12 bureaux répartis à travers le Népal. Les sujets abordés sont aussi divers que le droit de l’environnement, l’égalité homme-femme, la bonne gestion du pouvoir ou encore la lutte contre la corruption. L’équipe est formée d’écologistes, de défenseurs des droits de la femme, d’avocats, de journalistes, d’ingénieurs et d’économistes.

A l’origine, ProPublic était membre associé des Amis de la Terre. Nous sommes maintenant membre à part entière. Il est très important et très agréable de faire partie d’un grand réseau comme celui-ci et de se sentir comme un membre de la famille.

Changer les injustices en droits

Ma motivation pour ce travail vient de mon sentiment que l’humanité a trop abîmé la nature et que nous avons l’obligation d’atténuer le plus possible ces dommages. Les rivières ne peuvent pas prendre la parole, les arbres ne peuvent pas prendre la parole. Nous avons le devoir de parler pour eux.

En tant qu’avocat, je pense qu’il est de ma responsabilité d’agir. C’est pour cette raison que mon prochain objectif est d’engager une action en justice contre les sociétés qui contribuent au réchauffement de la planète, telles que les industries de l’automobile et de l’énergie, afin de les obliger à réparer les dommages qu’elles ont causés et à en payer les frais.

 

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