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Précédé par un défilé de plus de 200 bateaux sur le fleuve Guamá à Belém, au Brésil, le Sommet des peuples a officiellement été ouvert. Des milliers de membres de mouvements féministes, paysans, autochtones et pour la défense de l’environnement, venus de tout le Brésil, d’Amérique latine ainsi que du monde entier, sont rassemblés pour exiger la fin du racisme environnemental et des inégalités. 

« Nous sommes ici pour lutter contre les injustices mondiales et la dévastation environnementale causées par un système qui a toujours fait passer le profit avant les humains. Nous sommes ici dans le cadre d’une lutte unifiée à travers les territoires, les identités et les cultures, avançant vers un horizon politique commun qui place au centre ceux qui sont en première ligne du racisme environnemental et de la crise climatique. Face à la menace croissante du fascisme et de l’extrême droite, il est essentiel de construire une convergence et un pouvoir populaire à partir de la base. »

Lise Masson
Les Amis de la Terre International

De l’Amazonie à la Palestine en passant par le Soudan, les communautés luttent contre la brutalité d’un système économique fondé sur l’extraction et l’exploitation. Les entreprises du secteur des énergies fossiles, des mines et de l’agroalimentaire entretiennent ce système, puis proposent des fausses solutions aux crises qu’elles ont elles-mêmes provoquées.

« Le « zéro émissions nettes », les marchés du carbone, les compensations, les rustines technologiques, la géo-ingénierie : rien de cela ne correspond à une solution à la crise climatique, ce sont simplement des échappatoires pour les entreprises qui brûlent la planète. Ces stratagèmes sont ancrés dans le colonialisme carbone : ils volent des terres, criminalisent les peuples autochtones et perpétuent l’ère des combustibles fossiles sous un nouveau masque vert. »

Uli Siagian
WALHI / Les Amis de la Terre Indonésie

Un système fondé sur l’exploitation des peuples et la destruction de l’environnement est incapable d’apporter le changement transformateur dont nous avons besoin pour garantir la justice et pour assurer un avenir viable. De l’énergie à la souveraineté alimentaire, les vrais changements et les vraies solutions se construisent à partir de la base.

« Nous rejetons les fausses « transitions vertes » qui reproduisent le même système extractiviste, colonial et patriarcal. Une transition énergétique juste et féministe implique de transformer les relations de pouvoir : construire des systèmes énergétiques démocratiques, publics et communautaires, dans lesquels la vie, le soin de l’autre et la sphère publique sont au centre. Les peuples qui habitent et défendent ces territoires disposent du droit et de la souveraineté d’en décider. Nous ne sommes pas des zones sacrifiées : nous sommes des peuples qui défendent la vie face à un modèle qui la détruit. »

Mercedes Gould
Tierra Nativa / Les Amis de la Terre Argentine

Le Sommet des peuples qui se tiendra au cours des prochains jours contribuera également à définir une ligne d’action commune visant à redonner le pouvoir aux peuples et à le retirer aux entreprises.

« Les entreprises transnationales fixent les règles depuis trop longtemps, ce qui nous a conduits à des cycles sans fin de pillage, d’exploitation et de domination de nos corps, de nos terres et de notre avenir. Tout cela pour garantir les profits d’une poignée d’individus qui continuent de violer les droits en toute impunité. Il est temps de renverser la situation. Ce sont les peuples qui doivent désormais fixer les règles. C’est un combat pour faire passer la vie avant le profit, un combat pour la justice, la dignité et notre survie commune. »

Gideon Akoto
Friends of the Earth Ghana

« Depuis la lutte pour défendre nos droits contre les entreprises à la défense de nos territoires, nos combats sont liés. Mais ce n’est qu’en étant solidaires les uns avec les autres, comme nous le sommes actuellement au Sommet des peuples, que nous pourrons trouver de vraies solutions. Nous nous concentrons sur la vie ici à Belém, où les fleuves convergent. Nous appelons à la solidarité internationaliste, à la libération de tous les peuples et à la fin de toutes les formes d’oppression. De l’Amazonie à la Palestine, à travers le monde entier, la justice prévaudra. »

Letícia Paranhos
Les Amis de la Terre Brésil

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Contacts médias

Ghislaine Fandel // ghislaine@foei.org // @FoEint // À Belém du 8 au 23 novembre