COP30 : la société civile réclame une répartition équitable, la solidarité internationaliste et la fin des fausses solutions
Les négociations climatiques de la CCNUCC (COP30) ont officiellement débuté à Belém, au Brésil. Les Amis de la Terre International, aux côtés de mouvements sociaux et environnementaux tant du Brésil que du monde entier, se réunissent au Sommet des peuples pour rejeter les fausses solutions climatiques, veiller à ce que les pays riches assument leur juste part, chasser les grands pollueurs de ce forum et pour affirmer leur solidarité internationaliste.
« Cela fait 10 ans que l’Accord de Paris a été signé. Les pays riches ont échoué de manière monumentale à assumer leur juste part de l’action climatique. La justice climatique signifie que les pays du Nord doivent réduire leurs émissions en premier et le plus rapidement possible, tout en fournissant un financement public et non générateur de dette aux pays du Sud global. La justice climatique signifie écouter les solutions réelles proposées par les communautés. Face à l’injustice mondiale, nous nous rassemblons par dizaines de milliers, tous mouvements confondus, et nous faisons la promotion de ces solutions véritables lors du Sommet des peuples. »
Kirtana Chandrasekaran
Les Amis de la Terre International
« Les pays riches retardent la mise en œuvre de mesures concrètes et se cachent derrière de fausses solutions et des rustines technologiques. Nous le voyons quotidiennement avec la promotion de fausses solutions comme les marchés du carbone, des marchés spéculatifs qui ne font que renforcer les cycles d’extraction et d’exploitation tout en aggravant toujours plus la crise climatique. Il y a quelques jours à peine, lors du Sommet des dirigeants, le Fonds « Tropical Forests Forever Facility » a été lancé. Ce mécanisme de financement mixte spéculatif privilégie le profit au détriment des populations, favorise la marchandisation de la nature et aggrave la dette des pays du Sud. »
Eduardo Raguse
Les Amis de la Terre Brésil
Ces fausses solutions qui continuent d’imprégner la COP30 sont portées par plus de 5 350 lobbyistes du secteur des énergies fossiles qui représentent les intérêts d’entreprises responsables de près de 60 % de la production de pétrole et de gaz.
« Les populations se battent pour leur survie et réclament justice face à la réalité dévastatrice de l’emprise exercée par l’accaparement du pouvoir par les entreprises. Où est la justice lorsque ces mêmes entreprises se voient accorder une place à la table des décisions alors que les communautés qui souffrent en première ligne sont mises à l’écart ? Nous devons exclure les grands pollueurs. Sinon, il n’y a aucun espoir pour le processus de la COP. »
Nerisha Baldevu
Les Amis de la Terre Afrique
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Contacts médias
Ghislaine Fandel // ghislaine@foei.org // @FoEint // Présente à Belém du 8 au 23 novembre