Bien que l’exode des investissement malaisiens vers l’étranger ait été plus important que l’afflux d’investissements dans le pays, de sérieux soucis sont apparus concernant l’impact de l’industrie d’huile de palme en particulier.

Au cours du premier semestre de 2012, l’exode des investissements totaux vers l’étranger a atteint RM16,91 milliards, plus du double de l’afflux de RM7,48 milliards (US$5,1 milliards).
L’industrie de l’huile de palme malaisienne représente un montant modeste de la valeur totale de  l’investissement direct étranger outre-mer. Néanmoins, les conséquences négatives de l’industrie sont significatives en comparaison avec n’importe quel autre secteur dans lequel les sociétés malaisiennes investissent, en raison du développement de domaines de plantation en particulier dans les forêts tropicales, sur la terre des communautés et sur les tourbières dans d’autres pays.

Depuis plusieurs années, des organisations de société civile et des comités de révision gouvernementaux dans des pays avec des investissements étrangers malaisiens dans le secteur de l’huile de palme ont soulevé des inquiétudes sérieuses sur le plan légal, environnemental et de la justice sociale.

Récemment, les Amis de la Terre Malaisie/ Sahabat Alam Malaysia ont commandé à Aidenvironment une étude pour établir l’étendue des investissements direct étrangers malaisiens outre-mer dans les banques de terre d’huile de palme, ainsi que pour illustrer la raison pour laquelle les parties intéressées, au niveau local et étranger, questionnent la bonne réputation de l’industrie.

Cette étude a identifié 50 sociétés malaisiennes qui ont acquis plus de 200 sociétés de plantation avec une banque de terre de plantation d’huile de palme à l’étranger totale de 3,5 millions d’hectares. Le récipient majeur de l’investissement direct étranger malaisien dans les banques de terre d’huile de palme est l’Indonésie (52%), suivie par la Papouasie Nouvelle-Guinée (31%), alors que les autres pays représentent les 17% restant.

Le rapport se concentre sur les problèmes de durabilité-clé, associés avec les investissements direct étrangers malaisiens outre-mer. Plus d’une dizaine de cas d’étude dans le rapport ont montré que les investissements outre-mer malaisiens dans le secteur de l’huile de palme impliquent souvent une variété de pratiques illégales et non-éthiques, dont:

Occupation non-autorisée de terre forestière protégée, et autres formes d’exploitation forestière illégales.
Débroussaillement de terre et développement de plantation sans études d’approbation sur l’impact environnemental, ou autres permis requis, et des autorités gouvernementales fallacieuses à ce sujet.
Poursuite de réclamations légales et occupation de terre de droits coutumiers sans consentement libre, préalable et éclairé de la part des communautés indigènes.
Paiement de villageois locaux et travailleurs de plantation pour chasser des espèces protégées comme les orangs-outans.

Par ailleurs, le 20 mai 2014, une court suprême en Papouasie Nouvelle-Guinée a déclaré deux baux concernant de grands plans de développement territorial revendiqués par une société basée en Malaisie, Kuala Lumpur Kepong Berhad (KLK) dans la région de la baie de Collingwood en Papouasie Nouvelle-Guinée, nuls et non-avenus.

La court a ordonné au gouvernement d’annuler les actes de propriété. [1] Ceci n’est qu’un cas parmi de nombreux autres dans des pays comme la Papouasie Nouvelle-Guinée, l’Indonésie et le Liberia, qui impliquent des sociétés basées en Malaisie et des communautés locales.

Ces pratiques frauduleuses ont souvent eu pour conséquence des conflits intenses entre les investisseurs malaisiens et les parties intéressées au niveau local. Cette étude a trouvé que les chefs d’Etat en Indonésie, en Papouasie Nouvelle-Guinée, au Liberia et au Congo (Br) avec des investissements directs étrangers malaisiens dans le secteur de l’huile de palme ont déclaré des moratoires d’investissement afin de contrôler les investissements outre-mer dans les aménagements forestiers et/ou agriculturels.

En essence, ceci ne présage rien de bon pour l’image et la réputation de la Malaisie ou ses ambitions d’être un leader global dans le secteur de l’huile de palme,

Les Amis de la Terre Malaisie/ Sahabat Alam Malaysia incite le gouvernement à étudier ce rapport soigneusement et à reconnaître les conséquences négatives de ces investissements directs outre-mer sur les communautés locales et l’environnement.

Plus proche de chez nous, Singapour pourrait être un bon exemple à suivre  après avoir proposé une  nouvelle législation unique, qui rendrait ces citoyens et sociétés responsables légalement pour leur implication dans le problème récurrent du brouillard transfrontalier.

SAM (Sahabat Alam Malaysia) fait appel à des réglementations strictes pour l’investissement direct étranger malaisien outre-mer, qui incluent forcer le respect des sociétés pour l’État de droit dans les pays dans lesquels elles opèrent, se retenir de prendre part à des activités qui sont contre les principes universels des droits humains et arrêter la dégradation environnementale. Qui plus est, les sociétés qui violent ces réglementations obligatoires devraient être punies sévèrement afin que d’autres ne les répètent pas.

NOTES AUX ÉDITEURS:

Ce rapport peut être trouvé sur le site web de www.foe-malaysia.org et www.aidenvironment.org/publications/

Si vous avez besoin de davantage de clarifications, veuillez s’il vous plaît contacter Eric Wakker au numéro suivant:  +6 012 366 1 200

[1] http://www.nst.com.my/node/3936; http://www.corpwatch.org/article.php?id=15957; Contested KLK Palm Oil Leases Declared Illegal by Papua New Guinea Court (baux d’huile de palme contestés de KLK déclarés illégaux par la court suprême de Papouasie Nouvelle-Guinée)  | Rainforest Action Network (Réseau d’action de la forêt tropicale) http://ran.org/contested-klk-palm-oil-leases-declared-illegal-papua-new-guinea-court#ixzz34m5m65ZQ