Biodiversité et agroécologie : défendre la vie face à l’agro-industrie
Les agrocommodités, produites à l’échelle industrielle via le modèle agro-industriel, sont une force motrice derrière la perte de biodiversité et la crise climatique. Ancrée dans des systèmes patriarcaux capitalistes, cette logique privilégie le profit au détriment de la vie en marchandisant la nature, ce qui conduit à la déforestation, à la dégradation des sols, à la contamination de l’eau et au remplacement des cultures autochtones par des variétés commerciales et génétiquement modifiées. Dans des pays comme le Costa Rica, de vastes monocultures d’ananas illustrent comment l’expansion des agrocommodités déplace des écosystèmes diversifiés, érode la souveraineté alimentaire et perturbe les connaissances ancestrales. Les femmes, les peuples autochtones et les communautés locales — qui sont les principaux gardiens de l’agrobiodiversité — sont disproportionnellement affectés, faisant face à une vulnérabilité accrue, à des charges de travail plus importantes et à un accès limité aux semences traditionnelles et aux terres.
Malgré ces menaces, la résistance s’amplifie. Partout dans le monde, des communautés défendent leurs territoires, leur biodiversité et leurs pratiques culturelles à travers l’agroécologie — une alternative féministe, écologique et socialement juste, ancrée dans les savoirs ancestraux et la gestion communautaire. La résistance de la communauté Mabu au Mozambique met en lumière comment l’agroécologie restaure les écosystèmes, protège la biodiversité et donne aux populations, notamment aux femmes, les moyens de reprendre le contrôle de leurs systèmes alimentaires. Défendre l’agrobiodiversité n’est pas seulement une forme de résistance écologique, mais aussi une étape essentielle vers la souveraineté alimentaire et la résilience face au changement climatique. La société civile, en particulier les mouvements de la base, doit s’unir pour démanteler la mainmise des entreprises sur la production alimentaire et construire des alternatives justes, locales et durables.
Vous pouvez également lire notre blog : Pourquoi l’agroécologie est le seul moyen de protéger la biodiversité et de garantir la souveraineté alimentaire
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