Il est urgent de transformer radicalement nos sociétés,  nos modes de production énergétique et alimentaire, notre système économique. Maintenir la température moyenne de la planète à un niveau soutenable n’est pas seulement un enjeu environnemental, il y va aussi de la survie et du bien-être des populations dans le monde entier.

En décembre 2015, la conférence des Nations Unies sur le climat se tiendra à Paris, en France. Les représentants des gouvernements du monde entier se réuniront pour négocier ensemble.  Ils devront décider d’un nouvel accord international sur le climat pour maintenir le réchauffement de la planète en dessous des 2°C d’augmentation, seuil critique pour notre avenir. Jusqu’à la fin de l’année et au-delà, nous ferons donc pression sur nos gouvernements pour qu’ils agissent de manière urgente et appropriée, en accord avec ce que la science recommande et  la justice exige. Les pays développés sont historiquement responsables du changement climatique, et pourtant ce sont les pays du Sud qui en subissent de plein fouet les conséquences. Il faut rassembler et mobiliser de plus en plus de personnes  pour provoquer les changements réels nécessaires qui permettent de transformer un système basé sur les énergies fossiles et dirigé par les multinationales en un système basé sur la sobriété énergétique et des énergies renouvelables aux mains des citoyens.

Ces derniers ont déjà donné naissance et expérimenté un grand nombre d’alternatives.  Elles ont fait leurs preuves et elles se diffusent à travers le monde. Nous devons faire émerger une volonté politique pour que ces idées soient adoptées à une plus large échelle pour que chacun-e en bénéficie.

Le monde que nous voulons est celui où l’activité humaine respecte les ressources limitées de notre planète, un monde où les droits de l’homme sont garantis pour tou-te-s, populations indigènes, femmes, jeunes, travailleu-se-r-s.

Nous refusons les solutions de court terme face à la crise. Nous  refusons les solutions qui obéissent aux lois du marché, qui créent des profits pour certains au détriment de la grande majorité et n’apportent en rien une solution face aux problèmes. La compensation carbone ou la géo-ingénierie, soi-disant « solutions » prônées par les multinationales et les lobbies, transfèrent le problème en endommageant l’environnement, portant atteinte aux conditions de vie des populations et retardant les efforts à mettre dans les réelles solutions que sont la sobriété et l’efficacité énergétiques et les énergies renouvelables.

Beaucoup de nos leaders et d’organisations internationales sont sous l’emprise des multinationales enracinées dans les luttes de pouvoir ou le statut quo néolibéral.  Pourtant, le rapport de force peut changer. Dans le monde entier, nous sommes prêt-e-s à lutter pour défendre nos conditions de vie, notre bien-être, nos droits, l’environnement et les plus démunis.  De plus en plus nombreux, nous nous rassemblons  pour dire aux leaders politiques que nous avons besoin d’une transformation réelle et que notre détermination ne s’arrêtera pas au lendemain de la Conférence de l’ONU à Paris, ni en 2016, ni au-delà.

Paris n’est qu’une étape pour parvenir à nos exigences en matière de justice, d’égalité, d’accès aux biens communs, d’emploi. Nous y renforcerons le mouvement afin de pousser les gouvernements à agir dans l’intérêt des peuples, et non dans l’intérêt des puissants. Paris n’est qu’une étape sur la voie des sociétés soutenables. Ensemble, avec enthousiasme et détermination, changeons le système, pas le climat !

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