{"id":6853,"date":"2015-02-25T09:21:42","date_gmt":"2015-02-25T09:21:42","guid":{"rendered":"https:\/\/www.foei.org\/les-amis-de-la-terre-france-la-production-et-la-surconsommation-de-viande-industrielle-saccagent-la-planete\/"},"modified":"2023-11-12T10:41:07","modified_gmt":"2023-11-12T10:41:07","slug":"les-amis-de-la-terre-france-la-production-et-la-surconsommation-de-viande-industrielle-saccagent-la-planete","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.foei.org\/fr\/les-amis-de-la-terre-france-la-production-et-la-surconsommation-de-viande-industrielle-saccagent-la-planete\/","title":{"rendered":"Les Amis de la Terre France: La production et la surconsommation de viande industrielle saccagent la plan\u00e8te"},"content":{"rendered":"<p>Les Amis de la Terre Europe et la Fondation Heinrich-B\u00f6ll-Stiftung publient la version fran\u00e7aise de \u00ab L\u2019Atlas de la viande \u00bb. Son constat est sans appel : la production industrielle de viande et de produits laitiers a des effets de plus en plus destructeurs sur les soci\u00e9t\u00e9s humaines et l\u2019environnement.<\/p>\n<p>Nous devons revoir radicalement nos modes de consommation et de production de viande et de produits laitiers. Comme le montre ce rapport, le syst\u00e8me industriel de production n\u2019est pas viable, car il repose sur des ressources rares comme l\u2019eau et les terres et fait supporter les co\u00fbts cach\u00e9s aux consommateurs. Nous, citoyens, devons reprendre le contr\u00f4le de notre alimentation face aux multinationales de l\u2019agrobusiness, si nous voulons r\u00e9duire ses impacts sur nos soci\u00e9t\u00e9s et sur l\u2019environnement.<\/p>\n<p>Avec cet \u00ab Atlas de la viande \u00bb les Amis de la Terre et la Fondation Heinrich-B\u00f6ll-Stiftung souhaitent provoquer le d\u00e9bat autour d\u2019agriculture et d\u2019une alimentation de meilleure qualit\u00e9, plus saines et plus durables. Ce rapport propose aussi des solutions claires tant au niveau individuel qu\u2019au niveau politique.<\/p>\n<p>Le rapport met aussi en garde contre les n\u00e9gociations en cours pour le Partenariat transatlantique de commerce et d\u2019investissement entre les Etats-Unis et l\u2019Union europ\u00e9enne et le risque que les normes alimentaires et agricoles soient revues \u00e0 la baisse, des deux c\u00f4t\u00e9s de l\u2019Atlantique. Les multinationales de l\u2019agrobusiness et des biotechnologies veulent affaiblir les r\u00e8glementations encadrant les OGM dans l\u2019alimentation humaine et animale, et remettent en cause l\u2019\u00e9tiquetage des OGM. Elles remettent aussi en cause le principe de pr\u00e9caution qui est \u00e0 la base des normes de s\u00e9curit\u00e9 alimentaire, et ont pour objectif de mondialiser et industrialiser toujours plus l\u2019industrie de la viande.<\/p>\n<p>Selon Christian Berdot, co-r\u00e9f\u00e9rent sur l\u2019agriculture au sein des Amis de la Terre France : \u00ab Aujourd\u2019hui, notre alimentation n\u2019est plus une affaire priv\u00e9e. Nos choix alimentaires sont aussi des choix politiques qui ont des impacts sur la vie de nombreuses personnes dans le monde, ainsi que sur\u00a0 l\u2019environnement, la biodiversit\u00e9 et les climats. Les aliments pr\u00e9sents dans notre assiette engloutissent d\u2019\u00e9normes quantit\u00e9s de ressources. Les alternatives existent et sont connues : on peut produire et consommer diff\u00e9remment de la viande et mettre fin \u00e0 ce syst\u00e8me mondial dominant, destructeur, intensif et contr\u00f4l\u00e9 par les multinationales. \u00bb<\/p>\n<p>Barbara Unm\u00fc\u00dfig, co-pr\u00e9sidente de la Fondation Heinrich-B\u00f6ll-Stiftung : \u00ab La production industrielle de viande n\u2019est pas seulement une torture pour les animaux, elle d\u00e9truit aussi l\u2019environnement et engloutit de grandes quantit\u00e9s de mati\u00e8res premi\u00e8res que nous importons du Sud pour nourrir nos animaux. L\u2019Europe est, apr\u00e8s la Chine, le plus grand importateur de soja. L\u2019Argentine et le Br\u00e9sil continuent d\u2019accro\u00eetre consid\u00e9rablement la culture du soja qui est essentiellement mang\u00e9 par les animaux que nous abattons. En augmentant notre consommation de viande, nous faisons grimper les prix des terres. Les cons\u00e9quences sont d\u00e9sastreuses : d\u2019un c\u00f4t\u00e9, pr\u00e8s d\u2019un tiers des terres mondiales sont utilis\u00e9es pour \u00e9lever de la nourriture pour les animaux, de l\u2019autre, les petits paysans perdent leurs terres, et leurs moyens de subsistance. Ce steak dans notre assiette est une menace pour la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire de nombreux humains dans le Sud. \u00bb<\/p>\n<p>Le rapport souligne les impacts que la production industrielle de produits carn\u00e9s et laitiers a sur l\u2019utilisation d\u2019eau douce et de terres. Au niveau mondial, l\u2019agriculture consomme 70 % de l\u2019eau douce disponible. Un tiers est consacr\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9levage d\u2019animaux. Le secteur de plus en plus intensif de l\u2019\u00e9levage est aussi un des plus gros consommateurs de terres et de cultures comestibles : plus de 40 % de la production de bl\u00e9, seigle, orge et ma\u00efs est engloutie chaque ann\u00e9e comme aliments pour animaux et un tiers de la surface mondiale cultiv\u00e9e (14 millions d\u2019ha) y est consacr\u00e9.<\/p>\n<p>La production d\u2019un kilo de b\u0153uf n\u00e9cessite 15 500 litres d\u2019eau. Avec cette m\u00eame quantit\u00e9, on pourrait produire 12 kg de bl\u00e9 ou 118 kg de carottes. Pour produire un hamburger, 3,5 m2 de terres agricoles sont aussi n\u00e9cessaires.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les Amis de la Terre Europe et la Fondation Heinrich-B\u00f6ll-Stiftung publient la version fran\u00e7aise de \u00ab L\u2019Atlas de la viande \u00bb. 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