Les Amis de la Terre Amérique latine et Caraïbes condamnent catégoriquement les menaces d’une « option militaire » que les États-Unis d’Amérique pourraient appliquer au peuple de la République bolivarienne du Venezuela. De telles menaces ont été proférées dernièrement par le président Donald Trump, et sont la preuve d’une escalade de la tendance de son administration au harassement politique, économique et médiatique avec l’appui de quelques gouvernements du continent.

Nous  n’hésitons pas à nous solidariser avec les organisations et les mouvements sociaux vénézuéliens dans leur défense de l’autodétermination et de la souveraineté de leur peuple.

Dans le contexte actuel, cette souveraineté comporte de défendre la liberté du territoire latino-américain et caribéen contre la menace impérialiste, et de barrer le passage à l’ingérence des États-Unis, pour que ce soit le peuple vénézuélien, avec sa classe ouvrière, ses mouvements paysans, ses communautés d’origine africaine, ses peuples indigènes et ses secteurs populaires qui détermine la construction de son avenir.

En tant qu’organisations qui luttent pour la justice environnementale, sociale, économique et de genre, engagées à défendre la souveraineté des peuples, nous estimons que la menace de Washington à l’adresse de Caracas représente, sans besoin d’une analyse approfondie, une menace contre tous nos combats, pour tenter d’étouffer et d’écraser les voies vers la libération que la lutte des mouvements sociaux populaires a ouvertes.

L’Amérique latine et les Caraïbes, zone de paix, n’est pas une simple étiquette ; c’est la manifestation d’un désir de nos sociétés et un mandat de notre histoire commune. C’est pourquoi il est impensable d’accepter les déclarations bellicistes du chef d’État impérialiste états-unien et qu’il faut les rejeter de façon ferme et explicite.

Il est inacceptable également qu’un gouvernement putschiste comme celui du Brésil, et que d’autres gouvernements de la région, dont la légitimité est fortement mise en question par leurs peuples en raison de la répression permanente de la lutte sociale, de la persécution de ceux qui s’opposent à la destruction de leurs territoires, de l’imposition de politiques qui avantagent les élites et portent atteinte aux droits conquis et nient les droits des peuples indigènes, se croient autorisés à isoler politiquement un pays au nom de la démocratie, contribuant ainsi à créer un climat interventionniste contre un pays avec lequel nous avons des liens fraternels.

Une fois de plus  nous disons : « Ils n’y arriveront pas ! »

Restons solidaires du peuple vénézuélien !

Déclaration de ATALC – Amis de la Terre Amérique latine et Caraïbes (espagnol).

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