Les Amis de la Terre International se joint au mouvement demandant des règles contraignantes et exécutables, pour poursuivre en justice les sociétés transnationales qui violent les droits humains en conséquence de leurs activités.

De nombreuses sociétés transnationales ont contribué de manière significative aux abus de droits humains et aux dégâts environnementaux dans des pays du monde entier. Des lois sur le travail peu contraignantes ou des standards environnementaux pauvrement mis en application peuvent fournir des opportunités d’investissement alléchantes pour des sociétés davantage concernées par  leur bénéfices, que par l’impact humain et écologique de leurs activités.

Qu’est-ce qui peut être fait à ce sujet? Sous le régime de droit international, régional et national actuel, beaucoup moins que ce que l’on pourrait penser. De multiples efforts pour renforcer les règles qui pourraient contrôler les sociétés transnationales ont été faits depuis les années 1970, mais jusqu’à présent, ces efforts n’ont tout juste eu pour résultat qu’une série de directives volontaires inefficaces, que les transnationales peuvent facilement ignorer ou – pire encore  – prétendre de suivre afin d’améliorer leur image publique.

Il y a néanmoins et enfin une proposition intéressante sur la table. Menée par l’ Ecuador et soutenue par de nombreux autres États, la proposition encourage des règles contraignantes au niveau des Nations-Unies. En juin de cette année, des représentants des Amis de la Terre International iront à Genève pour forcer les représentants de gouvernements à faire de cette proposition une réalité. De nombreux groupes avec lesquels les Amis de la Terre International travaille, dont beaucoup de membres de notre propre fédération, souffrent régulièrement de harcèlement, d’intimidation et de nuisances en raison de leurs activités environnementales. Nous sommes entrain de rassembler ces cas et de préparer un rapport détaillé décrivant l’étendue du problème, que nous prendrons avec nous à Genève. Ce rapport présente un aperçu des efforts des Amis de la Terre International sur une période de deux ans, pour répondre aux attaques contre les défenseurs de l’environnement et diffuser des témoignages et de l’information. Ceci, tout en  contextualisant ces attaques dans les tendances économiques et politiques globales actuelles, et en renforçant les besoin qu’ont les défenseurs qui dénoncent les crimes des sociétés – dont des violations de droits humains et de l’écocide – d’accéder à la justice.

Entretemps, le mois de mai est un mois d’action pour faire savoir aux gouvernements et aux Nations-Unies que ces mesures sont non seulement nécessaires, mais nécessaires maintenant! Nous faisons partie d’un mouvement de plus de 500 organisations qui travailleront ensemble pour mobiliser davantage la société civile et le soutien des gouvernements, faire connaître ce mouvement aux organisations de même opinion et demander aux gens de soutenir nos efforts.

Les Amis de la Terre International demandent aux États de garantir la pleine jouissance des droits humains et environnementaux, dont le droit de défendre ses propres droits. Les États doivent promouvoir et se mettre d’accord sur des règles internationales et des instruments qui contraignent les sociétés transnationales à respecter les droits de la nature, des gens et des défenseurs des droits.