Les Amis de la Terre Amérique latine et Caraïbes (ATALC) voient avec effroi les mesures de répression que prennent la police et les militaires honduriens, sous les ordres du président Juan Orlando Hernández, au cours des nombreuses manifestations qui ont lieu dans tout le pays pour défendre le vote populaire exprimé dimanche dernier contre la dictature et pour s’opposer à la fraude électorale.

En particulier, nous avons appris il y a quelques heures le meurtre d’un enfant dans la localité d’El Pedregal, à Tegucigalpa, et celui d’un adulte à La Ceiba, dans le département d’Atlántida. Mais les attaques contre le peuple qui s’oppose à la dictature, à son nouveau coup d’État et à la fraude électorale ont lieu dans tout le pays, et surtout dans les quartiers et les zones les plus défavorisés.

ATALC souhaite exprimer sa plus profonde solidarité avec le peuple qui se mobilise pour défendre son vote contre la réélection du président Juan Orlando Hernández. De même, nous souhaitons dénoncer au plan international la violation du droit à manifester et des droits de l’homme les plus élémentaires que commet le gouvernement.

Nous appelons la communauté internationale à exiger du gouvernement hondurien qu’il garantisse les libertés civiles, le droit de manifester et les droits de l’homme. Dans le contexte actuel, le silence des gouvernements, des blocs de pays et des organes internationaux équivaut à une déclaration de complicité avec un gouvernement assassin. 

En outre, nous adhérons aux demandes internationales adressées au Tribunal électoral hondurien pour que le gagnant des élections ne soit pas annoncé tant que le comptage des bulletins, y compris ceux qui ont été écartés pour vérification en raison d’irrégularités supposées, n’aura pas été refait sous supervision internationale.

Les Amis de la Terre Amérique latine et Caraïbes (ATALC)