Le Liberia est le pays où le plus de décès a été enregistré en conséquence de l’éruption de l’Ebola qui a frappé l’Afrique de l’Ouest, région au sein de laquelle la Guinée, le Nigeria et la Sierra Leone ont aussi été affectés. Plus de 1400 personnes sont mortes de l’ Ebola cette année dans ces quatre pays et plus de 2600 cas ont été rapportés.

Monrovia, la capitale du Liberia, est la région qui a été la plus affectée. Il y a dix jours, Real World Radio a reçu des informations qui expliquent le sérieux de la situation dans le pays: les communautés locales deviennent désespérées après avoir attendu deux ou trois jours pour que des ambulances viennent aider les gens qui montrent des symptômes; les gens qui craignent d’être infectés par le virus de l’Ebola marchent vers des centres spécialisés où on exige qu’ils soient mis en quarantaine dans leurs propres maisons, on conseille aux familles avec un membre de leur famille mort dans leur maison de ne pas quitter leur maison ou d’entrer dans la pièce où le membre de leur famille décédé se trouve. Un cauchemar.

L’Institut pour le développement durable (The Sustainable Development Institute) – Les Amis de la Terre Liberia, la Fondation pour les initiatives communautaires, Sauve ma fondation future (Save My Future Foundation) et les entrepreneurs sociaux pour un développement durable (Social Entrepreneurs for Sustainable Development) ont lancé l’Équipe de soutient et de sensibilisation communautaire (Community Awareness and Support Team ou CST), afin de ralentir et d’inverser la propagation de l’Ebola au Liberia.

Ceci est une initiative d’urgence qui a pour but de distribuer de l’information au sujet de l’Ebola et des fournitures hygiéniques à environ 10.000 personnes jusqu’au 30 septembre. Des désinfectants, du savon et des kits de prévention sont quelques unes des choses qui sont le plus requises. L’idée est soutenue par le travail au niveau local et la confiance construite entre les fondateurs de l’initiative et les communautés locales.

Real World Radio a interviewé le Directeur exécutif de la Fondation pour les initiatives communautaires, Julie Weah, qui a souligné le besoin urgent d’accroître la prise de conscience des communautés locales du Liberia afin qu’elles comprennent le sérieux de la maladie, car il existe une sorte de “déni” parmi elles.

Weah a reconnu que les organisations libériennes sont prêtes à “effectuer un travail intense”, car elles ont aussi été prises au dépourvu par l’éruption de l’Ebola. Elle a aussi fait référence à la situation sérieuse dans laquelle les personnes mises en quarantaine sont mises.

Quant aux actions du gouvernement national, Weah a déclaré qu’elles avaient été complètement submergées par la situation et donc qu’elles n’avaient pas la capacité nécessaire de réaliser le travail de sensibilisation requis.

Pour cette raison, entre autres, le soutient de la communauté internationale est primordial. Notre interviewée a fait référence à l’aide qui est arrivée de l’étranger, mais a souligné que le Liberia a besoin d’une plus grande “coordination de l’effort international” pour surmonter cette crise sanitaire.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a averti que le personnel présent dans les pays affectés a la preuve que le nombre de cas rapportés et de décès sous-estime l’ampleur de l’éruption. Ils avertissent que la crise avance rapidement et que le soutient international est inadéquat.

Les Amis de la Terre International (FoEI) a lancé une action urgente pour envoyer un soutient économique au Liberia afin de  soutenir les efforts pour que les désinfectants, les savons et les kits de prévention contre l’Ebola parviennent aux communautés affectées.

“Pendant que nous attendons l’aide internationale, nous pouvons faire beaucoup nous-mêmes. Autrement, l’aide pourrait arriver trop tard pour des milliers de libériens”, a déclaré la coordinatrice de l’Institut pour le développement durable – Les Amis de la Terre Liberia, Nora Bowier, dans le cadre de l’action lancée par les Amis de la Terre International.