Genève (Suisse), le 10 juin 2014 – Les défenseurs de l’environnement sont à Genève pour la 26ème session du Conseil des droits de l’homme des Nations-Unies (10-27 juin), afin de présenter des cas de violations de droits humains par des sociétés transnationales et d’appeler le Conseil des droits de l’homme des Nations-Unies (CDH) à créer un traité international contraignant légalement pour faire face aux problèmes des sociétés transnationales et des droits humains.
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« De nombreux pays soutiennent la mise en avant d’une résolution en faveur d’un traité contraignant pour les problèmes liés aux sociétés transnationales et aux droits humains, mais l’Union européenne a déclaré que, si ce traité était adopté, elle refuserait d’en discuter. L’Union européenne boycotte de facto le Conseil des droits de l’homme des Nations-Unies et soutient les intérêts des sociétés transnationales au lieu des droits humains », a déclaré Anne van Schaik, chargée de campagne « Finance responsable » des Amis de la Terre Europe.

“Nous avons urgemment besoin d’un traité international pour adresser les violations des droits humains par les sociétés transnationales. En reconnaissant l’activisme environnemental dans toutes ses expressions en tant que légitime défense des droits humains, nous pouvons contribuer à la lutte des défenseurs des droits environnementaux et leur offrir une garantie de sécurité», a déclaré Alberto Villarreal, chargé de campagne « commerce et investissement » auprès des Amis de la Terre Uruguay.

Les Amis de la Terre International fait partie du Traité de l’alliance, une alliance déterminée à mettre fin aux violations des droits humains par les sociétés transnationales[2]. Elle demande à ce que les Etats-membres du Conseil des droits de l’homme des Nations-Unies approuvent une résolution pour assurer un régime contraignant légalement, qui amènerait en justice les sociétés pour violations de droits humains, aussi bien que des recours et la justice pour les peuples affectés, et soutienne les propositions mises en avant par les gouvernements d’Équateur et d’Afrique du Sud lors de la 26ème session du Conseil des droits de l’homme des Nations-Unies.

Les défenseurs de l’environnement font souvent face à de terribles conséquences pour leurs actions, souffrant de violations de leurs droits et de violences, d’après un nouveau rapport  des Amis de la Terre International qui sera publié le 26 juin à Genève [3] .

Les défenseurs de l’environnement suivants seront à Genève du 23 au 27 juin:
1) Micaela Antonio Gonzalez du Guatemala et Victor Barro des Amis de la Terre Espagne feront un rapport des violations des droits humains par la société espagnole
Hidralia au Guatemala.
2) Abeer Al Butmah des Amis de la Terre Palestine décrira les violations de droits humains par la société israélienne d’eau Mekorot en Palestine.
3) Godwin Ojo des Amis de la Terre Nigeria et Paul de Clerck des Amis de la Terre Europe  feront un compte-rendu des violations de droits humains commises par le géant du pétrole Royal Dutch Shell dans le Delta du Niger.
4) Alberto Villarreal exposera les violations de droits humains à la santé suite à l’opposition de Philip Morris International d’une réglementation pour le contrôle du tabac en Uruguay.

Ces militants, et d’autres, seront entendus le 23 juin, entre 9 heures du matin et 18 heures, au cours de la session spéciale du Tribunal permanent des peuples organisée par la Campagne globale de démantèlement de la puissance des sociétés transnationales et « Arrêtez l’impunité », à la Maison des Associations.
Les 8 sociétés transnationales qui « passeront en jugement » à Genève pour avoir commis des violations de droits humains dans le monde entier seront: Hidralia, Mekorot, Shell, Coca-Cola, Chevron, Pacific Rim, Lonmin et Glencore. [4]
Le 24 juin, le jugement du Tribunal permanent des peuples sera présenté au cours d’une conférence de presse au Club de la presse suisse à 11 heures (Route de Ferney, 106).

Le 26 juin, au cours d’un événement parallèle, les Amis de la Terre International présenteront le nouveau rapport «Nous défendons l’environnement, nous défendons les droits humains» de 10 heures à midi au Palais des Nations (salle XXIV).

Le fait que le Tribunal permanent des peuples doivent présenter un jugement moral afin de rendre ces cas de violations de droits humains visibles, confirme le fait que les méthodes volontaires actuelles sont malheureusement inadéquates pour gérer les violations des sociétés transnationales en cours, ainsi que le déni systémique d’accès à la justice pour les victimes.

POUR PLUS D’INFORMATIONS SUR LES ACTIVITES A GENEVE, CONTACTEZ:

Alberto Villarreal, chargé de campagne « commerce et investissement » auprès des Amis de la Terre Uruguay.: Tel: +41 79 42 94 275 (à Genève du 17 au  26 Juin seulement) ou +598 98 556360 (en Uruguay) ou comerc@redes.org.uy

Lucia Ortiz, Coordinatrice du programme international de justice économique et de résistance au néo-liberalisme, les Amis de la Terre International: +31-6-51 00 56 30 (valable seulement du 23 au 27 Juin) ou + 55 48 99 15 00 71 (au Brésil) ou lucia@natbrasil.org.br

Anne van Schaik, chargée de campagne « Finance responsable » des Amis de la Terre Europe:  +31-6-24 34 39 68 ou anne.vanschaik@foeeurope.org

Paul de Clerck, Coordinateur du programme de justice économique, les Amis de la Terre Europe +32 494 38 09 59 ou paul@milieudefensie.nl

Ignacio Cirio de Real World Radio +31-6-51005630 (valable seulement du 23 au 27 Juin) ou prensa@radiomundoreal.fm

NOTES AUX EDITEURS :
Le 7 mai 2014, une alliance globale d’organisations de sociétés civiles connue sous le nom de Traité d’alliance, représentant plus de 500 groupes, a appelé le Conseil des droits de l’homme des Nations-Unies à soutenir une initiative en Juin, qui commencerait un processus en faveur de la création d’un traité international juridiquement contraignant pour adresser les violations des droits humains par les sociétés transnationales. Pour davantage d’informations, veuillez lire:
https://www.foei.org/fr/actualites/groups-call-for-un-treaty-to-tackle-corporate-human-rights-violations/

Un cadre de mise en œuvre et de réglementation contraignant légalement pour les sociétés transnationales a été proposé lors du Conseil des droits de l’homme des Nations-Unies par un groupe de 84 pays en septembre 2013, et constitue une demande historique des Mouvements des droits humains et des Amis de la Terre International.

POUR PLUS D’INFORMATIONS, VOIR:
ONGs appellent au l’ ONU à élaborer un traité pour violations des droits humains commises par les entreprises
Pour davantage d’informations sur le Tribunal permanent des peuples à Genève: www.stopcorporateimpunity.org