En décembre 2022, à Montréal (Canada), 196 États se sont engagés à prendre des mesures urgentes pour enrayer et inverser la perte de biodiversité, en signant le cadre mondial pour la biodiversité (CMB). Il s’agit d’une réalisation historique pour la Convention des Nations unies sur la diversité biologique, mais le cadre est-il vraiment adapté à l’objectif visé ?

La réponse est mitigée. Certains éléments et objectifs peuvent s’avérer efficaces pour garantir le respect des droits des communautés tout en assurant la protection des écosystèmes et de la biodiversité. D’un autre côté, d’autres éléments ont ouvert la porte à la cooptation des entreprises, aux violations des droits humains et à l’écoblanchiment, menaçant ainsi les choses mêmes que le CMB est censé protéger.

Dans cette analyse, nous présentons les points positifs, les points négatifs, les points manquants et même nos sentiments mitigés à l’égard du CMB et de ses objectifs. Ces fiches fournissent également un guide accessible sur la manière d’utiliser les éléments du CMB pour gagner des batailles au niveau national et local sur quatre points clés du cadre, notamment les droits humains et les droits des peuples autochtones et des communautés locales, qui sont essentiels à la protection et à la conservation de la nature et de la biodiversité au niveau mondial, les réglementations sur les sociétés transnationales, l’agriculture industrielle et la menace permanente posée par l’agro-industrie et les industries biotechnologiques, ainsi que la conservation des écosystèmes et des espèces.

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