Alors que les scientifiques lançaient leur plus ferme avertissement à ce jour sur les conséquences en cas d’échec des mesures de lutte contre les changements climatiques, les groupes membres des Amis de la Terre International se sont mobilisés à travers le monde pour la justice climatique (#ClimateJustice) et contre les énergies polluantes (#DirtyEnergy). Il est encore temps de mettre un terme à l’emballement des changements climatiques – les populations veulent agir maintenant !

En octobre 2018, notre semaine d’action nous a fourni l’occasion collective de faire entendre notre voix, aux côtés des populations et de nos alliés, en participant à des manifestations, des actions, des rassemblements et des ateliers. Nous refusons l’offensive permanente des énergies polluantes et d’autres projets qui détruisent le climat : nous nous opposons à l’exploration et à l’exploitation de nouvelles ressources pétrolières, nous luttons contre la fracturation hydraulique, nous abandonnons les barrages et sauvons les forêts. Il faut transformer nos systèmes énergétiques si nous voulons freiner les changements climatiques.

La semaine d’action – qui s’inscrit dans le cadre de la campagne Récupérer le pouvoir 2018 (Reclaim Power Campaign) – s’est ouverte sur le sombre avertissement du nouveau rapport spécial sur les conséquences d’un réchauffement planétaire de 1,5 °C du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat. Comme l’explique Karin Nansen, présidente des Amis de la Terre International : « Nous faisons face à une urgence climatique ». Nous avons besoin de nouveaux systèmes énergétiques internationaux et d’un abandon des énergies polluantes afin de maintenir le réchauffement climatique en dessous de 1,5 degré sans recourir à des solutions technologiques dangereuses.

Dans le monde entier, nos groupes membres contribuent à tirer la sonnette d’alarme et se mobilisent pour une réponse rapide, équitable et ambitieuse à l’urgence climatique.

 

 

Les jeunes et les militants écologistes de KFEM (Amis de la Terre Corée) ont exigé un véritable mouvement sur sujet des changements climatiques, au-delà de la publication de cet important rapport du GIEC, à Incheon, en Corée.

Les Amis de la Terre Australie ont décrit le rapport du GIEC comme un puissant signal d’alarme pour la coalition fédérale australienne, démontrant que sa politique de l’autruche expose les populations à l’intensification des vagues de chaleur, des sécheresses, des feux de brousse et des phénomènes météorologiques extrêmes.

Les Amis de la Terre Europe, qui se mobilisent pour une Europe sans énergies fossiles (#fossilfree Europe), ont averti que l’Europe n’en faisait pas assez pour mettre fin à l’ère des combustibles fossiles, bien qu’une Europe « plus sûre, plus juste et plus propre » soit à notre portée sous réserve d’une réelle volonté politique.

Les groupes membres des Amis de la Terre et leurs alliés ont également mené des actions partout dans le monde pour mettre en lumière la crise climatique et stopper l’utilisation des énergies polluantes.

La semaine a débuté avec la nouvelle d’une victoire étonnante – l’action en justice de BUND (Amis de la Terre Allemagne) pour retarder la destruction de l’une des dernières portions de l’ancienne forêt de Hambach afin d’agrandir une énorme mine de charbon à ciel ouvert a été couronnée de succès, et les bulldozers sont à l’arrêt au moins jusque l’année prochaine. Un rassemblement de protestation s’est mué en une célébration extraordinaire alors que 50 000 personnes s’étaient retrouvées dans la forêt pour manifester.

D’autres bonnes nouvelles de cette semaine sont à mentionner, notamment aux Pays-Bas avec une victoire historique dans l’affaire Urgenda Climate. La Cour d’appel a confirmé que le gouvernement néerlandais devait protéger ses citoyens des changements climatiques. Cela pourrait constituer un précédent remarquable pour l’affaire Milieudefensie (Amis de la Terre Pays-Bas) contre Shell !

Les Amis de la Terre Togo ont souligné les impacts et les risques de l’exploitation pétrolière offshore lors d’une conférence de presse.

Ils ont également diffusé une vidéo sur leur travail auprès des populations luttant contre la menace que représente le pétrole offshore au Togo.

Il est essentiel de s’attaquer aux mégabarrages et au « piège » des minibarrages pour freiner les changements climatiques dans des pays comme la Colombie, le Honduras, le Mexique et le Mozambique. Malgré l’atmosphère tendue qui règne au Mozambique, où les actions publiques sont actuellement interdites, Justiça Ambiental ! (Amis de la Terre Mozambique) ont installé des panneaux publicitaires s’opposant publiquement au mégabarrage Mphanda Nkuwa et aux plantations de monoculture qui entravent la justice climatique et la souveraineté alimentaire.

Otros Mundos (Amis de la Terre Mexique) ont organisé un atelier expliquant pourquoi les minibarrages représentent de fausses solutions.

CENSAT Agua Viva (Amis de la Terre Colombie) s’est jointe aux alliés de la deuxième rencontre nationale de la coalition Rios Vivos Colombie, réaffirmant que l’eau et l’énergie ne sont pas des marchandises, mais sont essentielles à la survie des populations et à la justice climatique.

Les Amis de la Terre Afrique du Sud (groundWork) ont organisé un événement « gasdown frackdown » dans le cadre de la lutte mondiale contre le gaz et la fracturation hydraulique et qui a abouti à ce message fort.

Les Amis de la Terre Croatie ont également organisé un événement sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre lié à la publication du rapport du GIEC 1.5°C, et ont appelé le gouvernement à cesser d’investir dans le charbon, le pétrole et le gaz.

Les Amis de la Terre Angleterre – Pays de Galles et Irlande du Nord (EWNI) ont également participé à une semaine d’action pour soutenir les populations déterminées à stopper les fracturations hydrauliques dans leurs régions.

Malgré une dernière contestation judiciaire par les Amis de la Terre EWNI pour arrêter les fracturations hydrauliques et malgré et les blocages du site, les fracturations ont commencé le lundi 15 octobre après sept ans de militantisme pour les prévenir. Les Amis de la Terre International sont solidaires des communautés qui subissent actuellement avec des fracturations hydrauliques – une décision insensée dans la semaine qui a suivi le rapport du GIEC 1.5°C.

Les Amis et les Jeunes Amis de la Terre Écosse ont démontré que le nouveau projet de loi sur le climat du gouvernement écossais ne parviendrait pas à assurer les « transitions rapides et profondes » nécessaires. Ils ont présenté les choix qui doivent être faits dès maintenant, à travers deux messages alternatifs de l’avenir.

Les Amis de la Terre France ont eu une semaine très chargée, à commencer par la participation à l’Alternatiba Tour…

puis dans les actions contre la Société Générale…

et enfin dans les mobilisations massives de la société civile contre les changements climatiques le 13 octobre, qui ont réuni plus de 100 000 personnes !

Le Costa Rica a accueilli une conférence régionale sur l’énergie qui a dégagé des espaces pour examiner les changements climatiques et les crises systémiques, la démocratie énergétique, les transitions justes et les emplois verts, en présence de conférenciers invités des Amis de la Terre International.

Les Amis de la Terre Australie ont associé dans une même approche élimination des déchets et lutte contre le changement climatique, bien entourés et avec beaucoup d’exercice !

Les groupes locaux des Amis de la Terre Espagne ont également opté pour une approche culturelle en lançant la publication « Sinfonía para el cambio : activismo frente al cambio climático » (Symphonie pour le changement : militer contre le changement climatique), qui associe musique et inspiration.

La campagne pour une énergie communautaire des Amis de la Terre Finlande (Yhteisöenergia) a rejoint le 12/10 la manifestation hebdomadaire « Vendredi avec Greta » organisée par Greta Thunberg, 15 ans, qui prévoit de s’asseoir devant le parlement suédois chaque vendredi jusqu’à ce que la Suède soit sur la bonne voie pour maintenir le réchauffement planétaire sous la barre des deux degrés.

Les Amis de la Terre Japon se sont rendus au Pays de Galles pour faire pression sur Hitatchi afin qu’il annule la construction d’une centrale nucléaire sur l’île d’Anglesey.

Les Amis de la Terre Malaisie (SAM ) ont profité de la semaine pour mettre en avant les questions climatiques par le biais des réseaux sociaux.

Le cirque de rue des Amis de la Terre Danemark (NOAH ) a jonglé avec les flammes pour démontrer que la croissance économique indéfinie signifie que nous jouons – littéralement – avec le feu.

L’action colorée des Amis de la Terre Hongrie (MTVSZ) a appelé à une énergie solaire communautaire et publique à grande échelle.

À Genève, des milliers de personnes ont défilé, reliant la justice climatique à la nécessité d’un traité contraignant de l’ONU qui mette fin à l’impunité des entreprises lors de violations des droits humains, souvent liées au secteur énergétique et au commerce mondial des combustibles fossiles.

Nos mobilisations et notre collaboration avec d’autres acteurs du monde entier démontrent que lorsque nous nous exprimons et plaidons ensemble, le pouvoir populaire fonctionne !